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La semana que nos ocupa nos devuelve al mundo de la pintura y nos trae consigo probablemente a uno de los tres mejores pintores de temática militar del siglo XIX. Hablar de precisión y realismo en un lienzo es hablar de los pinceles y la obra de Jean-Louis-Ernest Meissonier. Pintor, ilustrador y escultor, su nombre está inscrito dentro del movimiento del realismo histórico, que aparece en las artes plásticas en Francia con el Segundo Imperio.
La semaine en question nous ramène au monde de la peinture et nous amène avec elle probablement l’un des trois meilleurs peintres de thèmes militaires du XIXe siècle. Parler de précision et de réalisme sur une toile, c’est parler des pinceaux et du travail de Jean-Louis-Ernest Meissonier. Peintre, illustrateur et sculpteur, son nom s’inscrit dans le mouvement du réalisme historique, qui apparaît dans les arts plastiques en France sous le Second Empire.

Autor muy prolífico, con más de 350 lienzos, unas 200 acuarelas y una cincuentena de esculturas, su serie de pinturas sobre la época de Napoleón I, son hoy un referente para todos los amantes de la imaginería del emperador francés y sus ejércitos. Su primera obra de dicha serie el ya clásico «1814, la campaña de Francia», revolucionó por completo el género de la pintura de guerra. Allí se concentra no en la acción y la lucha sino en las figuras representadas y la emoción del momento. Al ilustrar al Emperador retirándose hacia Soissons después de la derrota en la batalla de Laon (9-10 de marzo) en una pintura de tamaño modesto (76,5 cm x 51,5 cm), Meissonier subraya la intensidad dramática de este episodio en la campaña francesa. La representación tradicional de un ejército en movimiento, aquí en la diagonal de la pintura, se transforma por completo y se le da una profundidad personal y humana. La figura del Emperador (cuya caída inminente es casi palpable) literalmente se funde con la de sus hombres, desde su Estado Mayor (Ney, Berthier y Flahaut en el frente, con Ney, Drouot y Gourgaud atrás a su izquierda) hasta casi el último soldado, imperceptible en la larga línea que se extiende hacia el horizonte y el punto de fuga de la pintura. Los colores son los de un deshielo fangoso, combinado por el cielo bajo y amenazante, todos combinados para dar una atmósfera de pesadez. El punto de vista del público se convierte entonces en el del historiador con un punto de vista a posteriori. Meissonier, como hombre de la década de 1860, nos muestra un ejército desmoralizado en un camino resbaladizo salpicado de barro, y entonces ya sabemos que la campaña francesa no podrá tener un final positivo.
Auteur très prolifique, avec plus de 350 toiles, quelque 200 aquarelles et une cinquantaine de sculptures, sa série de peintures sur l’époque de Napoléon Ier est aujourd’hui une référence pour tous les amateurs de l’imagerie de l’empereur français et de ses armées. Sa première œuvre de cette série, le désormais classique « 1814, la campagne de France », révolutionne complètement le genre de la peinture de guerre. Là, il se concentre non pas sur l’action et le combat mais sur les personnages représentés et l’émotion du moment. En illustrant l’Empereur se retirant vers Soissons après la défaite de la bataille de Laon (9-10 mars) dans un tableau de taille modeste (76,5 cm x 51,5 cm), Meissonier souligne l’intensité dramatique de cet épisode de la campagne de France. La représentation traditionnelle d’une armée en mouvement, ici sur la diagonale du tableau, est complètement transformée et lui confère une profondeur personnelle et humaine. La figure de l’Empereur (dont la chute imminente est presque palpable) se confond littéralement avec celle de ses hommes, depuis son État-Major (Ney, Berthier et Flahaut devant, avec Ney, Drouot et Gourgaud derrière à sa gauche) jusqu’au presque dernier soldat. , imperceptible dans la longue ligne qui s’étend vers l’horizon et le point de fuite du tableau. Les couleurs sont celles d’un dégel boueux, combinées au ciel bas et menaçant, le tout se conjuguant pour donner une atmosphère de lourdeur. Le point de vue du public devient alors celui de l’historien avec un point de vue a posteriori. Meissonier, en homme des années 1860, nous montre une armée démoralisée sur une route glissante saupoudrée de boue, et alors on sait déjà que la campagne de France ne pourra pas connaître une fin positive.

après la bataille de Laon)» (1864), óleo en tabla. Musée d’Orsay, Paris. (b)
EL PERSONAJE / LE PERSONNAGE
Ernest Meissonier, nació en Lyon en 1815, año de la caída del imperio napoleónico, siendo el cuarto hijo de un comerciante del lugar, demostrando desde temprana edad un gran talento para el dibujo. Años después sus padres se trasladaron a París. Siendo adolescente, dibuja cabezas al carboncillo y difuminados en casa de Antoine-Julien Potier. A los 17 años, dejó su ciudad natal y entró en el estudio del pintor Léon Cogniet, donde aprendió a pintar. Asiste notablemente a la preparación de la pintura de un techo para el Museo del Louvre que representa la expedición de Egipto, un concurso que le permite tener sus primeros contactos con la pintura militar.

Ernest Meissonier est né à Lyon en 1815, l’année de la chute de l’empire napoléonien, quatrième fils d’un commerçant local, démontrant dès son plus jeune âge un grand talent pour le dessin. Des années plus tard, ses parents s’installèrent à Paris. Adolescent, il dessine des têtes au fusain et au flou chez Antoine-Julien Potier. A 17 ans, il quitte sa ville natale et entre dans l’atelier du peintre Léon Cogniet, où il apprend à peindre. Il participe notamment à la préparation d’un plafond pour le musée du Louvre représentant l’expédition d’Egypte, concours qui lui permet d’avoir ses premiers contacts avec la peinture militaire.
Meissonier comienza en el Salón de 1834 con «El flamenco burgués». Se convierte en pintor de adoraciones e imágenes piadosas para los editores de la rue Saint-Jacques, luego trata de ilustrar con talento para el editor Curmer, incluida la publicación de Paul y Virginie y La Chaumière indienne de Bernardin de Saint-Pierre. En junio de 1848, Meissonier sirvió en la Guardia Real en la represión total de los levantamientos populares, tras la caída del rey Luis Felipe I, en febrero. Decepcionado por esta experiencia, hizo un óleo sobre lienzo: «Recuerdo de la Guerra Civil».
Meissonier débute au Salon de 1834 avec «Le Bourgeois Flamand». Il devient peintre d’adorations et d’images pieuses pour les éditeurs de la rue Saint-Jacques, puis s’essaye à l’illustration pour l’éditeur Curmer, notamment pour la publication de Paul et Virginie et La Chaumière indienne de Bernardin de Saint-Pierre. En juin 1848, Meissonier sert dans la Garde royale lors de la répression totale des soulèvements populaires, après la chute du roi Louis Philippe Ier, en février. Déçu par cette expérience, il réalise une peinture à l’huile sur toile : «Souvenir de la guerre civile».
Ernest Meissonier comenzó su carrera como pintor con un registro más clásico, escenas de género que representaban la vida cotidiana de los jugadores de cartas del siglo XVII o XVIII, los jugadores de ajedrez, el hombre esperando en la ventana, el tabaquismo, los jugadores de petanca. Obtuvo un éxito creciente, tanto que incluso se llegó a compararlo con los maestros flamencos con quienes él mismo estaba muy identificado y de los que admiraba su precisión en la composición y la profusión en los detalles. En 1834, se traslada de París a Roma para completar su formación y, poco después de esta estancia, comienza una nueva etapa como ilustrador de novelas. Y no con cualquiera: cinco obras de Balzac, por ejemplo. Trabajó también para Pierre-Jules Hetzel, quien en unos años publicará los viajes extraordinarios de Julio Verne. En 1838 Meissonier se casó con una mujer protestante de Estrasburgo llamada Emma Steinhel, hermana de M. Steinheil, uno de sus compañeros artísticos, relación que daría fruto a dos niños: Teresa (1840) y Carlos.
Ernest Meissonier a débuté sa carrière de peintre avec un registre plus classique, des scènes de genre qui représentaient la vie quotidienne des joueurs de cartes du XVIIe ou XVIIIe siècle, les joueurs d’échecs, l’homme qui attend à la fenêtre, le tabagisme, la pétanque. Il connaît un succès grandissant, à tel point qu’il est même comparé aux maîtres du flamenco avec lesquels il s’identifie étroitement et dont il admire la précision de la composition et la profusion des détails. En 1834, il quitte Paris pour Rome pour parfaire sa formation et, peu de temps après ce séjour, il entame une nouvelle étape en tant qu’illustrateur de romans. Et pas avec n’importe qui : cinq œuvres de Balzac par exemple. Il travaille également pour Pierre-Jules Hetzel, qui publiera dans quelques années les voyages extraordinaires de Jules Verne. En 1838, Meissonier épousa une protestante de Strasbourg nommée Emma Steinhel, sœur de M. Steinheil, un de ses compagnons artistiques, relation qui donnera naissance à deux enfants : Teresa (1840) et Charles.

« Le Guide » (1883). (d)
Pero es como pintor de escenas militares que al artista le llegan los honores oficiales (oficial de la Legión de Honor en 1856, comandante en 1867, condecoración que no había obtenido anteriormente ningún artista). Fue elegido miembro de la Academia de Bellas Artes en 1861. Meissonier aplica consistentemente la misma meticulosidad del historiador en todos los trabajos preparatorios de sus obras, lo que lo convierte en un referente en términos de uniformidad. Le fascinan los caballos, y para descifrar su anatomía los tallará en cera, talento que el público no conocerá hasta su muerte.
Mais c’est comme peintre de scènes militaires que l’artiste reçut les honneurs officiels (officier de la Légion d’honneur en 1856, commandeur en 1867, décoration qu’aucun artiste n’avait obtenue auparavant). Il est élu membre de l’Académie des Beaux-Arts en 1861. Meissonier applique systématiquement la même minutie de l’historien dans tous les travaux préparatoires de ses œuvres, ce qui fait de lui une référence en termes d’uniformité. Il est fasciné par les chevaux, et pour décrypter leur anatomie il les sculptera dans la cire, un talent que le public ne connaîtra qu’à sa mort.
En 1889 es nombrado presidente del jurado de Bellas Artes de la Exposición Universal de 1889. En 1890 Meissonier participa con Pierre Puvis, Carolus-Duran, Felix Bracquemond, Jules Dalou, Auguste Rodin y Carrier-Belleuse en la refundación de la Sociedad Nacional de Bellas Artes. Es elegido presidente, con Dalou como vicepresidente. Esta sociedad comienza a organizar exposiciones anuales en el Salon du Champ-de-Mars, tradicionalmente una quincena después del Salón de los Campos Elíseos, organizado por la Sociedad de Artistas Franceses. Cuando murió el año siguiente, Pierre Puvis de Chavannes lo sucedió con Auguste Rodin como vicepresidente. Muere en 1891, cubierto de gloria y dinero.
Es fundador junto con Eduard Detaille y otros de La Sabretache, sociedad cultural francesa de estudios de historia militar, que publicó los Carnets de la Sabretache desde 1893 y favoreció la constitución de un Museo del Ejército (Musée de l’Armée).
Está enterrado en Poissy, donde vivió desde 1846 y en donde fue alcalde.
En 1889, il est nommé président du jury des Beaux-Arts de l’Exposition universelle de 1889. En 1890, Meissonier participe avec Pierre Puvis, Carolus-Duran, Félix Bracquemond, Jules Dalou, Auguste Rodin et Carrier-Belleuse à la refondation de la Société nationale des Beaux-Arts Arts. Il est élu président, avec Dalou comme vice-président. Cette société commence à organiser des expositions annuelles au Salon du Champ-de-Mars, traditionnellement quinze jours après le Salon des Champs-Elysées, organisé par la Société des Artistes français. A son décès l’année suivante, Pierre Puvis de Chavannes lui succède avec Auguste Rodin comme vice-président. Il mourut en 1891, couvert de gloire et d’argent.
Il est le fondateur, avec Eduard Detaille et d’autres, de La Sabretache, société culturelle française d’études d’histoire militaire, qui publie les Carnets de la Sabretache depuis 1893 et favorise la création d’un Musée de l’Armée (Musée de l’Armée).
Il est enterré à Poissy, où il vécut à partir de 1846 et dont il fut maire.

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OBRA ESCOGIDA / ŒUVRES CHOISIES
Ernest Meissonier, «El gigante de los enanos»1
«Le géant des nains»1
«Desde el comienzo del siglo XX, su cotización se desmoronaba y el gusto de los aficionados estaba en otras partes. Luego, en la década de 1920, asistimos a una verdadera ejecución del artista. Gustave Coquiot, en 1924, en «Des gloires déboulonnées«, no es precisamente afectuoso con él: «Este pintor fue quizás la opción más representativa de la estupidez ilimitada de ricos y burgueses… un fabricante de viñetas caducas, un ilustrador de viejas historias, sí; y él nunca se ha sostenido más que con esa producción!«. Más metódicamente, Henri Michel en su «Historia de la pintura francesa» (1928), expone el caso Meissonnier y se pregunta «¿Qué queda hoy de todo este humo?\»., En cuanto al último cuadro de los defensores, como Emmanuel Fougerat, hacia 1930, plantean argumentos anacrónicos y, a decir verdad, reaccionarios, que solo acentúan su rechazo a la vez que descubre la abstracción: «Hablar de Meissonier es volver a honrar la profesión, la ciencia de dibujo preciso, la honestidad visual«.
Finalmente es Salvador Dali quien provocará la revisión con la exposición «Homenaje a Meissonnier» que organiza en el Hotel Le Meurice en 1967. Con un el arte consumado de la provocación, Dalí lleva al pináculo los pintores que los críticos siempre pretendían ignorar y exalta a Meissonnier y Detaille como pintores históricos. ¿Es el problema formalista del arte moderno el único criterio de juicio? Y Dali respondió que Detaille y Meissonier algún día se considerarán más importantes que Cézanne.
Dès le début du XXe siècle, sa cote s’effritait et le goût des amateurs se portait ailleurs. Puis, dans les années 1920, c’est à une véritable exécution que l’on assiste, Gustave Coquiot en 1924, dans Des gloires déboulonnées, n’est pas tendre avec lui: «Ce peintre fut peut-être le choix le plus représentatif de la bêtise illimitée des bourgeois et des enrichis… Un fabricant de vignettes périmées, un illustrateur de vieilles histoires, oui; et il n’a jamais tenu que cette fabrication-là!». Plus méthodiquement, Henri Michel dans son Histoire de la peinture française (1928), pose le cas Meissonnier et se demande «Que reste-t-il aujourd’hui de toute cette fumée?», Quant au dernier carré des défenseurs, comme Emmanuel Fougerat vers 1930, ils avancent des arguments anachroniques et, pour tout dire, réactionnaires qui ne font qu’accentuer son rejet en un temps qui découvre l’abstraction: «Parler de Meissonnier c’est remettre en honneur le métier probe, la science du dessin précis, l’honnêteté visuelle.»
C’est finalement Salvador Dali qui provoquera la révision avec l’exposition Hommage à Meissonnier qu’il organise à l’Hôtel Maurice en 1967. Avec un art consommé, de la provocation, Dali porte au pinacle les peintres que la critique feint toujours d’ignorer et exalte Meissonnier et Detaille en tant que peintres d’histoire. La problématique formaliste de l’art moderne est-elle le seul critère de jugement? Et Dali de répondre que Detaille et Meissonnier seront un jour considérés comme plus importants que Cézanne.


Es en torno a esta cuestión de gusto, que los historiadores del arte hacen hoy la historia, que el museo de Lyon organizó en su momento la exposición «Meissonier». No se trata de un juicio para su revisión, sino de una presentación que permite tomar conocimiento de su trabajo, Meissonier ciertamente ha sufrido de su propia cobertura mediática; erigido en gloria nacional, estatuatizado vivo para la Tercera República, fetichizado por los coleccionistas de arte que lo han convertido en el artista más caro de este fin de siglo, fue rechazado como una caricatura taquillera de «pintor oficial» que él no era, por cierto.
C’est autour de cette question de goût, dont les historiens d’art font aujourd’hui l’histoire, que le musée de Lyon a organisé l’exposition Meissonnier. Pas question de procès en révision, mais une présentation qui permet de prendre connaissance de son œuvre, Meissonnier a certainement souffert de sa propre médiatisation ; érigé en gloire nationale, statufié vivant per la Troisième République, fétichisé par les collectionneurs d’art qui en ont fait l’artiste le plus cher de cette fin de siècle, il fut rejeté en bloc comme la caricature de «peintre officiel» qu’il n’était d’ailleurs pas.
Meissonnier tuvo un modesto comienzo como ilustrador de libros en la década de 1830. Se embarcará en la pintura con escenas de género inspiradas en la escuela holandesa del siglo XVII que garantizarían su fortuna. Luego se dedicó a las escenas retrospectivas del francés del siglo XVIII: en un escenario inspirado en su estudio de Poissy, acampa uno o más personajes absortos en actividades tan diversas como el ajedrez, el juego de bolas, la lectura o la pintura. Meissonnier multiplicó las variantes de estos «clásicos» en los años 1850-1860. Alrededor de 1865, recurrió a los soldados de Luis XIII y luego multiplica sus estampas de mosqueteros en actividades poco marciales. La pintura más perfecta en este género, aunque se trata de otra época, fue «El retrato del sargento», pintado en 1874; precisión absoluta de los uniformes y la verdad de las actitudes y expresiones, incluso cuando el marco es todavía y siempre el taller de Poissy (ver imagen).
Meissonnier a connu des débuts modestes comme illustrateur de livres dans les années 1830. Il se lancera dans la peinture avec des scènes de genre inspirées de l’école hollandaise du XVIIe siècle qui devaient assurer sa fortune. Puis il se consacre aux scènes rétrospectives du XVIIIe siècle français: dans un décor inspiré de son atelier de Poissy, il campe un ou plusieurs personnages absorbés dans des activités aussi diverses que les échecs, le jeu de boules, la lecture o la peinture. Meissonnier a multiplié les variantes de ces «classiques» dans les années 1850-1860. Vers 1865, il se tourne vers les soldats Louis XIII et multiplie alors les mousquetaires dans les activités peu martiales. Le plus parfait tableau dans ce genre, quoique traitant d’une autre époque, fut «Le portrait du sergent» peint en 1874; absolue précision des uniformes et vérité des attitudes et des expressions alors même que le cadre est encore et toujours l’atelier de Poissy (voir photo ci-dessus).

El 22 de mayo de 1840, cuando Meissonier, conocido como pintor de género, dijo en la alcaldía del IX Distrito con ocasión del nacimiento de su hija Teresa, que debía ser registrado como un pintor de historia en el registro del estado civil. Esta nueva ambición, que por sí sola da acceso a la gloria y los honores, tardará mucho tiempo en materializarse. Su inicio de trayectoria será por un testimonio sobre la Revolución de 1848. «Recuerdo de la Guerra Civil«, expuesto en 1850, muestra una barricada llena de escombros atestada con cadáveres ensangrentados. Pero, de hecho, es más un recuerdo personal que una composición histórica.
La primera verdadera oportunidad vino durante la campaña italiana en 1859, donde asistió al lado de Napoleón III a la Batalla de Solferino. La pintura será presentada en el Salón de 1864 al mismo tiempo que la primera obra de su ciclo dedicada a Napoleón I, «1814, la campaña de Francia» (Museo de Orsay, París), comenzada en 1860. Esta pintura batirá todos registros de precios en 1889 cuando fue comprada por Alfred Chauchard, fundador de las tiendas del Louvre, a un precio de 850.000 francos. En comparación, el presupuesto anual para las órdenes y compras de obras de arte de la subsecretaría de las Bellas Artes era de aproximadamente 400.000 a 500.000 francos. Con estas dos pinturas, Meissonnier revolucionó el género histórico por la inusual pequeñez de los cuadros que escapaba al énfasis heroico.
El ciclo napoleónico continúa con «1807, Friedland» (1875, Museo Metropolitano de Nueva York), su obra más titánica. Meissonnier trabajó en ella catorce años, desde los primeros bocetos conocidos de 1862 hasta su venta en 1875, «Napoleón en el apogeo de su gloria …, amor, adoración de los soldados por el gran capitán en el que tener fe y para lo cual están listos para morir».
Le 22 mai 1840, lorsque Meissonnier, connu comme peintre de genre, déclare à la mairie du IXe arrondissement la naissance de sa fille Thérèse, il se fait inscrire comme peintre d’histoire sur le registre d’état-civil. Cette ambition nouvelle, qui seule permet d’accéder à la gloire et aux honneurs, sera longue à se concrétiser. Son entrée dans la carrière se fera par un témoignage sur la Révolution de 1848. «Souvenir de guerre civile», exposé en 1850, montre une barricade jonglée de cadavres ensanglantés. Mais, en fait, il s’agit plus d’un souvenir personnel que d’une composition historique.
La première véritable occasion se présente lors de la campagne d’Italie en 1859, où il assiste aux cotés de Napoléon III à la bataille de Solferino. Le tableau sera présenté au Salon de 1864 en même temps que la première œuvre de son cycle consacré à Napoléon Ier, «1814, la campagne de France» (Musée d’Orsay, Paris»), commencé en 1860. Ce tableau battra tous les records de prix en 1889 lors de son achat par Alfred Chauchard, fondateur des magasins du Louvre, au prix de 850.000 francs.
À titre de comparaison. le budget annuel des commandes et achats de travaux d’art du sous-secrétariat des Beaux-Arts était d’environ 400.000 à 500.000 francs. Avec ces deux tableaux, Meissonnier révolutionne le genre historique par la petitesse inhabituelle qui échappait à l’emphase héroïque.
Le cycle napoléonien se poursuit avec 1807, Friedland (1875, Métropolitain Museum de New York), son ouvre le plus titanesque. Meissonnier y travailla quatorze d’années, depuis les premières esquisses connues datées 1862 jusqu’à sa vente en 1875, «Napoléon à l’apogée de sa gloire…, l’amour, l’adoration des soldats pour le grand capitaine dans lequel ils ont foi et pour lequel ils sont prêts à mourir.»

Meissonnier ha tenido extremo cuidado en el estudio de uniformes y el movimiento de caballos; ha realizado más de un centenar de estudios al óleo de detalles individuales, y ha tenido escrúpulos hasta en estudiar el aspecto de la hierba pisoteada por los caballos. La pintura es fascinante por el movimiento general y la precisión de los detalles, así como en las llanuras cercanas y distantes. Pero 1807 es ante todo una de las pinturas históricas más profundas de su tiempo. Meissonnier, rechazando la anécdota, ha sintetizado una idea que encontró su primera inspiración en la Historia del Consulado y el Imperio de Thiers: «1807 es una especie de batalla, Friedland, si se quiere, la cuestión era hacer que el emperador permaneciera impasible, en medio del movimiento de la lucha». De este modo, traza un nuevo camino hacia la pintura histórica que sintetiza la grandeza y la emoción históricas.
Meissonnier a apporté un soin extrême à l’étude des uniformes, au mouvement des chevaux; il a exécuté plus d’un centaine d’études à l’huile de motifs individuels et poussé le scrupule jusqu’à étudier l’herbe foulée par les chevaux. Le tableau est fascinant par le mouvement général et la précision du détail, aussi bien dans les plains rapprochés que lointains. Mais le 1807 est d’abord un des plus profonds tableaux d’histoire de son époque, Meissonnier, refusant l’anecdote, a synthétisé une idée dont il a trouvé l’inspiration première dans l’Histoire du Consulat et de l’Empire de Thiers: «1807 est une bataille quelconque, Friedland si l’on veut. La question était de faire l’Empereur impassible, au milieu du mouvement de la lutte.» Il trace ainsi une nouvelle voie à la peinture d’histoire qui synthétise grandeur historique et émotion.

Después de 1805, los «Coraceros antes de la carga» (1878, museo Condé, Chantilly) y el 1806, Jena (1890), Meissonnier emprende en 1890 la tercera pintura de su gran ciclo, «1790, Castiglione» (Museo de Moulins), que permanecerá inacabada: «Todo es joven! Es la mañana, es el amanecer, es el comienzo de la gloria». El boceto permite captar la manera de componer el artista, que trabaja mediante adiciones sucesivas para lograr el efecto deseado. El ciclo debía completarse en su mente por un 1810, «Erfurt», y un 1815, «Bellerophon».
Après le 1805, les cuirassiers avant la charge (1878, musée Condé, Chantilly) et le 1806, Iéna (1890), Meissonnier s’attaque en 1890 au troisième tableau de son grand cycle, 1790, Castiglione (musée de Moulins), qui restera inachevé: «Tout y est jeune! c’est le matin, c’est l’aurore, c’est le commencement de la gloire». L’ébauche permet de saisir la manière de composer de l’artiste, qui travaille par ajouts successifs pour parvenir à l’effet recherché. Le cycle devait être complété dans son esprit par un 1810, «Erfurt», et un 1815, «Bellérophon».

Meissonnier también dedicará varias pinturas al período revolucionario sin tener que ver en ellas una intención política: «Les renseignements»; «El General Desaix con el ejército del Rin y Mosela» (1867), «Moreau y Dessoles antes de Hohenlinden» (1876).» El paisaje adquiere cierta importancia, pero está claro que Meissonnier era un paisajista pobre, que sigue siendo aceptable en las vistas ampliamente cepilladas en el «General Championnet en la playa» (1882). Sus puntos de vista sobre Poissy, Antibes o Venecia obviamente carecen de intensidad y atmósfera. Y el éxito de 1807 se debe en parte a la ausencia de paisaje, como él mismo señaló: «Si 1807 produce este ilimitado efecto de horizonte e innumerables masas humanas, es porque no hay no tiene nada sobre el terreno que los hombres, ni accidentes de detalles, paisaje, árboles, etc …, dando una escala fija.»
Meissonnier va aussi consacrer un certain nombre de tableaux à la période révolutionnaire sans qu’il faille y voir une intension politique : «Les renseignements«; «Le général Desaix à l’armée du Rhin et Moselle» (1867), «Moreau et Dessoles avant Hohenlinden» (1876). Le paysage y prend une certaine importance. Mais force est de constater que Meissonnier fut un piètre paysagiste, qui reste acceptable dans les vues largement brossées comme pour «Le général Championnet au bord de la mer» (1882). Ses vues de Poissy, d’Antibes ou de Venise manquent manifestement d’intensité, d’atmosphère. Et la réussite du 1807 repose en partie sur l’absence de paysage, comme il le notait lui-même : «Si le 1807 produit cet effet d’horizon sans limites et de masses humanes innombrables, c’est qu’il n’y a rien sur le terrain que les hommes, pas d’accidents de détails, de paysage, d’arbres, etc…, donnant une échelle immobile»

Si bien podría haber seguido siendo un pintor de género entre muchos otros olvidados hoy en día, Ernest Meissonnier ha dejado una huella profunda y original en la pintura del siglo XIX. Fue un virtuoso del detalle, con una precisión microscópica, y de esa manera obtuvo la verdadera emoción. Un artista como Edouard Detaille no olvidará la lección. Es por esta razón que Meissonnier merece un lugar especial en la historia de la pintura del siglo XIX .»
Alors qu’il aurait pu rester un peintre de genre parmi tant d’autres oubliés aujourd’hui, Ernest Meissonnier a laissé une marque profonde et originale dans la peinture du XIXe siècle. S’il fut un virtuose du détail, de la précision microscopique, il eut aussi réussi l’émotion vraie. Un artiste comme Edouard Detaille n’oubliera pas la leçon. C’est à ce titre que Meissonnier mérite une place particulière dans l’histoire de la peinture du XIXe siècle.











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1Por François Robichon.
Fuentes:
1 – «Magazine TRADITION. Armes-uniformes-figurines», núm. 77, juin 1993, aludiendo en su título a como lo calificó Charles Baudelaire, en alusión a los críticos modernistas del siglo XX que aludían despectivamente como «pompiers» a los pintores academicistas.
2 – https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernest_Meissonier
3 – https://artetvia.wordpress.com/2015/04/02/ernest-meissonier-peintre-dhistoire-mais-pas-seulement/
4 – https://www.napoleon.org/en/history-of-the-two-empires/paintings/1814-the-french-campaign/
5 – http://en.wahooart.com/@@/8LJ6T4-Jean-Louis-Ernest-Meissonier-Departure-of-the-Volunteers
Imágenes:
a) – http://all4prints.com/es/arte/1691-jean-louis-ernest-meissonier-les-deux-amis.html
c) – By Robert Jefferson Bingham (1824-1870) -Uploaded and restored by JLPC (thanks to Pmx for his script) – This file comes from the Bibliothèque nationale de France (BNF) website. The original file and its description are located here: [1]. The BNF has determined that this file is in the public domain in France. It may still be copyrighted in other countries.All files uploaded to Commons must be free both in the source country and in the USA. Please provide a rationale showing that this file is also free in the USA.English |español |français |македонски |+/−, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/ index.php?curid=36857319
e) – By Jean-Louis-Ernest Meissonier – Сеть интернет, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=63292945
f) – http://www.paintinghere.com/Uploadpic/Jean-Louis%20Ernest%20Meissonier/big/The%20Halt.jpg
g) – By Jean-Louis-Ernest Meissonier – Web Gallery of Art: Image Info about artwork, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15396087
h) – By Jean-Louis-Ernest Meissonier – http://www.metmuseum.org/art/collection/search/211389This file was donated to Wikimedia Commons by as part of a project by the Metropolitan Museum of Art. See the Image and Data Resources Open Access Policyবাংলা | Deutsch | English | Esperanto | português | සිංහල | +/−, CC0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=57870024
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m) – https://c1.staticflickr.com/8/7261/8152980021_540a380613_b.jpg
n) – By Jean-Louis-Ernest Meissonier – scan of painting, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6664678 // Napoleon. https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/3b/Ernest_Meissonier_-_Napoleon_I_in_1814.JPG
p) – http://en.wahooart.com/@@/AQS9XR-Jean%20Louis%20Ernest%20Meissonier-Dragon%20%C3%A0%20cheval
s) -http://en.wahooart.com/@@/8LJ6S9-Jean%20Louis%20Ernest%20Meissonier-A%20Cuirassier
t) – http://www.artnet.fr/artistes/ernest-meissonier/a-napoleonic-military-review-z4HBktROyMnilNzto4HvyQ2
t) – http://www.hampshireantiques.com/wp-content/uploads/2013/09/napolean.jpg
