El 2 de mayo, por Maximilien Foy. Recorrido histórico por la ciudad.

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Maximilien Sébastien Foy, uno de los generales franceses más respetados de la última etapa del Imperio, escribió entre 1816 y 1817 una “Historia de la Guerra de la Península bajo Napoleón”, que fue publicada póstumamente en 1828 por su mujer, Élisabeth Augustine Daniels. Foy recopiló abundantes informaciones, correspondencias, órdenes oficiales, buscó el testimonio de sus antiguos compañeros armas, viajó dos veces a Inglaterra, se entrevistó con los españoles fugitivos en Francia, siempre revisando y tratando escrupulosamente la información que iba encontrando.

Estando destinado en Turquía con el general Sébastiani, Foy se unió al cuerpo de ejército de Junot que invadió Portugal; fue encargado de la inspección de las fortalezas del país en diciembre de 1807 y resultaría herido en agosto del año siguiente en la batalla de Vimeiro.

Foy no vivió directamente los hechos de del 2 de mayo de 1808, pero hemos querido recuperar sus palabras como una visión alternativa de un militar francés de la época que estuvo destinado en Portugal y España y por tanto tanto pudo tener una opinión formada del país, sus gentes y sus costumbres en aquellos convulsos años.

Maximilien Sébastien Foy, l’un des généraux français les plus respectés de la dernière étape de l’Empire, écrivit entre 1816 et 1817 une «Histoire de la guerre de la Péninsule sous Napoléon», publiée à titre posthume en 1828 par son épouse, Élisabeth Augustine Daniels. Foy a recueilli d’abondantes informations, correspondances, ordres officiels, recherché le témoignage de ses anciens compagnons d’armes, s’est rendu deux fois en Angleterre, a interrogé les Espagnols fugitifs en France, passant toujours en revue et traitant scrupuleusement les informations qu’il a trouvées.

Alors qu’il était en poste en Turquie avec le général Sébastiani, Foy rejoignit le corps d’armée de Junot qui envahit le Portugal; il est chargé d’inspecter les forts du pays en décembre 1807 et sera blessé en août de l’année suivante à la bataille de Vimeiro.

Foy n’a pas vécu directement les événements du 2 mai 1808, mais nous avons voulu récupérer ses propos comme une vision alternative d’un militaire français de l’époque qui était en poste au Portugal et en Espagne et aurait donc pu se faire une opinion du pays, son peuple et ses coutumes en ces années convulsives.

El Palacio Real de Madrid
Le Palais Royal de Madrid
El Palacio Grimaldi, llamado de Godoy, casi enfrente del Palacio Real, ocupado por Murat como su residencia en Madrid. Le palais Grimaldi, appelé Godoy, presque en face du Palais Royal, occupé par Murat comme sa résidence à Madrid.

LOS SUCESOS DEL 2 DE MAYO DE 1808

El 2 de mayo fue el día fijado para la partida de la Reina de EtruriaI, sus hijos y su hermano, don Francisco de PaulaII. Los dos últimos correos de Bayona habían fallado y la ansiedad había aumentado. Desde la mañana, la plaza frente al palacio se llenó de gente, y en especial de mujeres que contemplaban con tristeza los preparativos del viaje. A las nueve en punto, la Reina partió, llevándose a su hijo e hija con ella. Todavía había dos carruajes que estaban siendo cargados apresuradamente. Alguien dice que uno de ellos era para el Infante Don AntonioIII. Entonces todos se van. En una hora, la capital quedará viuda de toda la familia de sus reyes. Personas adscritas al servicio de la corte informan que don Francisco no quiere irse, y que derrama lágrimas a raudales. Ante esta historia, las mujeres lloran, los hombres se desesperan.

Entonces sale del palacio un oficial francés, Auguste LagrangeIV. Su pelliza blanca y su pantalón gamuzaV identifican a un edecán de Murat. “Aquí está, ha venido a llevarse a nuestro infante”. Estas palabras circulan rápidamente. El oficial francés es rodeado, insultado, empujado. Se defiende por un tiempo. Estaba a punto de morir, cuando pasó una patrulla de la Guardia Imperial, diez granaderos calaron la bayoneta y lo liberaron.

LES ÉVÉNEMENTS DU 2 MAI 1808

Le 2 mai était le jour fixé pour le départ de la reine d’ÉtrurieI, de ses enfants et de son frère, don Francisco de PaulaII. Les deux derniers courriers de Bayonne avaient manqué, et l’inquiétude en était devenue plus grande. Dès le matin, la place devant le palais fut couverte de peuple, et surtout de femmes qui considéraient tristement les apprêts du voyage. A neuf heures, la Reine partit, emmenant son fils et sa fille. Restaient encore deux voitures qu’on chargeait avec précipitation. Quelqu’un dit que l’une d’elles est pour l’infant don AntonioIII. Ainsi ils s’en vont tous. Dans une heure, la capitale sera veuve de la famille entière de ses rois. Des personnes attachées au service de la cour rapportent que don Francisco ne veut pas partir, et qu’il verse des larmes en abondance. A ce récit, les femmes pleurent, les hommes se désespèrent.

Alors sort du palais un officier français, Auguste Lagrange. Sa pelisse blanche et son pantalon cramoisiV font reconnaître un aide-de-camp de Murât. «Le voilà, il est venu pour enlever notre infant.» Ces paroles circulent rapidement. L’officier français est entouré, insulté, pressé. Il se défend quelque temps. Il allait périr, lorsqu’une patrouille de la garde impériale venant à passer, dix grenadiers croisent la baïonnette et le délivrent.

Grabado de Tomás López Enguídanos (1814) sobre los disturbios en el Palacio Real el 2 de mayo. (a) Gravure de Tomás López Enguídanos (1814) du combat autour du Palais Royal le 2 mai. (a)

El Gran Duque se alojaba en el hotel del Príncipe de la Paz, cien toesasVI detrás del palacio. Su batallón de piquete se apresuró con dos piezas de cañón para disolver la muchedumbre. Pero ya se había extendido un movimiento eléctrico de un extremo al otro de la villa. La Plaza Mayor y la calle de Alcalá se llenan en un instante. Sólo se escuchan vociferaciones mezcladas con el redoble del tambor y el sonido de la trompeta llamando a las tropas a sus puestos de armas. Los españoles están persuadidos de que los franceses han jurado su ruina; ningún francés duda de que hay un vasto complot tramado para masacrar al ejército. Los habitantes se apoderan de escopetas de caza, espadas antiguas y, a falta de armas, toman palos. Los soldados sorprendidos solos en las casas y en la calle son asesinados o desarmados.

Los oficiales de estado mayor y los portadores de órdenes de caballería son derribados de sus caballos. Se lanzan piedras y se disparan disparos a través de las ventanas. Algunas mujeres enojadas vierten agua hirviendo desde los balcones. Cincuenta combates singulares se traban a la vez. Los españoles son particularmente inexorables con algunos mamelucos de la Guardia que caen en sus manos, felices de golpear al mismo tiempo a un francés y a un musulmán!2

Le grand-duc était logé dans l’hôtel du prince de la Paix, à cent toisesVI derrière le palais. Son bataillon de piquet accourt avec deux pièces de canon pour dissoudre le rassemblement. Mais déjà un mouvement électrique s’était communiqué d’un bout à l’autre de la ville. La Plaza-Mayor et la rue d’Alcala se remplissent en un instant. On n’entend que vociférations mêlées au roulement du tambour et au son de la trompette qui appellent les troupes à leurs places d’armes. Les Espagnols sont persuadés que les Français ont juré leur ruine ; pas un Français ne doute qu’il n’y ait un vaste complot ourdi pour égorger l’armée. Les habitants se saisissent de fusils de chasse, de vieilles épées, et, au défaut d’armes, ils prennent des bâtons. Les soldats surpris isolément dans les maisons et dans la rue sont assassinés ou désarmés.

Des officiers d’état-major et des cavaliers porteurs d’ordre sont renversés de cheval. On jette des pierres et on tire des coups de fusil par les fenêtres. Quelques femmes furieuses versent de l’eau bouillante de dessus les balcons. Cinquante combats singuliers s’engagent à la fois. Les Espagnols sont particulièrement inexorables envers quelques mameloucks de la garde qui tombent entre leurs mains, heureux de frapper du même coup un Français et un Musulman!2

Nuestro recorrido de las calles del Madrid de 1808, con las descripciones e imágenes de los lugares. El polígono con línea negra delimita los límites aproximados de la ciudad a finales de 1820. También situamos a las unidades imperiales acantonadas alrededor de la ciudad. // Notre tour des rues de Madrid en 1808, avec des descriptions et des images des lieux. Le polygone ligné noir décrit les limites approximatives de la ville à la fin des années 1820. Nous avons également placé les unités impériales stationnées autour de la ville.

Las tropas han tomado las armas, el escenario va a cambiar. Los oficiales generales mandan destacamentos de infantería para derribar las puertas de las casas desde donde se realizan los disparos y para vengarse de los agresores. Tres o cuatro tiros de metralla arrasaron con esta hermosa calle de Alcalá, que por su anchura y su trazado daba tanto campo al fuego de la artillería. El jefe de escuadrón DaumesnilVII, al frente de la caballería de la Guardia Imperial, carga contra la multitud. Los lanceros polacos infunden entonces en el alma de los españoles las primeras impresiones de un terror que se hará mayor a medida que sean más conocidos.

Les troupes ont pris les armes, la scène va changer. Les officiers-généraux commandent des détachements d’infanterie pour enforcer les portes des maisons d’où partent les coups de fusil et pour tirer vengeance des agresseurs. Trois ou quatre coups de canon à mitraille balayent cette belle rue d’Alcala, qui par sa largeur et son alignement offre tant de prise au feu de l’artillerie. Le chef d’escadron DaumesnilVII, à la tête de la cavalerie de la garde impériale, charge sur la multitude. Les lanciers polonais jettent alors dans l’âme des Espagnols les premières impressions d’une terreur qui deviendra plus grande à mesure qu’on les connaîtra davantage.

La calle de Alcalá desde la Plaza del Sol.
La Rue Alcalá depuis la Plaza del Sol.
La misma calle con la Iglesia del Buen Suceso, hoy desaparecida (b). La même rue avec l’Église du Bon Succès, aujourd’hui disparue. (b)
Uno de los grabados de la serie del 2 de mayo, con la Iglesia del Buen Suceso al fondo y parte de la fachada de la Real Casa de Correos en el margen derecho.
Une des gravures de la série du 2 mai, avec l’Iglesia del Buen Suceso en arrière-plan et une partie de la façade de la Real Casa de Correos sur la marge droite.
La Real Casa de Correos (1768) sirvió de presidio improvisado a las tropas francesas.  La Real Casa de Correos (1768) servait de prison improvisée aux troupes françaises.
Placa conmemorativa, aunque los primeros combates se dieron en el Palacio Real. Plaque commémorative, bien que les premiers combats aient eu lieu au Palais Royal.

La guarnición española permaneció encerrada en sus cuarteles, esperando que le dieran órdenes de actuar. Había un parque de artilleríaVIII situado junto a la puerta de Fuencarral, diez mil fusiles en cajas y veintiséis cañones montados sobre afustes. La gente quería apoderarse de ellos. Los artilleros que custodiaban el parque se opusieron al principio, pero al escuchar que sus compañeros de infantería fueron asaltados en los cuarteles, y viendo llegar hacia ellos una columna francesa que marchaba a la carga, se unieron a los insurgentes.

La garnison espagnole resta enfermée dans ses quartiers, attendant qu’on lui donnât des ordres pour agir. Il y avait au parc d’artillerieVIII situé près de la porte de Fuencarral, dix mille fusils encaissés et vingt-six pièces de canon montées sur affuts. Le peuple voulut s’en emparer. Les canonniers qui gardaient le parc s’y opposèrent d’abord, mais entendant dire que leurs camarades de l’infanterie étaient attaqués dans les casernes, et voyant arriver à eux une colonne française qui marchait au pas de charge, ils se joignirent aux insurgés.

Dibujo para abanico inglés para la exportación con temas de la Guerra de Independencia (1813) (c) Dessin pour éventail anglais destiné à l’exportation avec des thèmes de la guerre d’Espagne (1813) (c)

Comandados por dos valientes oficiales de su cuerpo, don Luis Daoiz y don Pedro VelardeIX, y ayudados por sus compatriotas que se encargaron ellos mismos de los cañones, pusieron tres piezas en batería, y comenzó a disparar metralla. La columna francesa estaba formada por el quinto regimiento de infantería provisional, procedente del convento de San BernardinoX, muy cerca de allí. El general de brigada LefrancXI, que lo comandaba, sólo dio tiempo a los españoles para disparar doce o trece descargas de sus cañones. Se apoderó del parque a la bayoneta y recuperó las armas, cuyas cajas los insurgentes comenzaban a destrozar. Este fue el episodio más sangriento del día 2 de mayo. Allí perecieron Daoiz y Velarde. La historia conservará sus nombres, como los primeros mártires por la causa de la independencia de su país.

Commandés par deux braves officiers de leur corps, don Luiz Daoiz et don Pedro VelardeIX, et aidés par leurs compatriotes qui s’attelèrent eux-mêmes aux canons, ils mirent trois pièces en batterie, et commencèrent à tirer à mitraille. La colonne française était formée du cinquième régiment d’infanterie provisoire, venu du couvent de San-BernardinoX, tout près de-là. Le général de brigade LefrancXI qui la commandait, ne donna aux Espagnols que le temps nécessaire pour faire douze ou treize décharges de leurs bouches à feu. Il enleva le parc à la baïonnette et reprit les fusils dont les insurgés commençaient à briser les caisses. Ce fut là l’épisode le plus sanglant de la journée du 2 mai. Là périrent Daoiz et Velarde. L’histoire conservera leurs noms, comme des premiers martyrs pour la cause de l’indépendance de leur pays.

En el centro de la plaza del Dos de Mayo se conserva el arco monumental que daba entrada al cuartel de artillería de Monteleón. La placa conmemorativa se ubica en uno de los edificios con fachada a la plaza. Au centre de la Plaza del Dos de Mayo est conservée l’arc monumental qui donnait accès à la caserne d’artillerie de Monteleón. La plaque commémorative est située dans l’un des bâtiments avec une façade à la place.

A los primeros disparos, el Gran Duque de Berg, el Mariscal Moncey y los oficiales generales que no estaban al mando de las tropas, se habían trasladado a la cima de la colina de San VicenteXII, en una posición que domina la parte occidental de la ciudad. El regimiento de fusileros de la Guardia Imperial se había reunido en este punto. Varios miembros de la Junta acudieron allí y suplicaron al Gran Duque que detuviera el derramamiento de sangre. El secretario de Guerra O’FarrilXIII y el ministro de Hacienda AzanzaXIV recorrieron las calles a caballo, agitando pañuelos blancos en el aire en señal de reconciliación. Salvaron la vida de muchos de sus conciudadanos. Invitados por ellos, los miembros de los cabildos se distribuyeron entre los diferentes barrios para proclamar allí una amnistía general. Varios oficiales de ambas naciones se sumaron a esta misión de paz. El motín había comenzado a las diez de la mañana, a las dos de la tarde todo estaba acabado. Las tropas y la artillería apostadas a cierta distancia de Madrid habían partido, pero no entraron en la ciudad. En todo este tumulto, la pérdida de los franceses no ascendió a trescientos hombres muertos o heridosXV; la pérdida de los españoles fue menos considerable.

Aux premiers coups de fusil, le grand-duc de Berg, le maréchal Moncey et les officiers généraux qui ne commandaient pas de troupes, s’étaient portés en haut de la côte de Saint-VincentXII, dans une position qui domine la partie ouest de la ville. On avait réuni sur ce point le régiment de fusiliers de la garde impériale. Plusieurs membres de la Junte y accoururent et supplièrent le grand-duc de faire cesser l’effusion du sang. Le ministre de la guerre O’FarrilXIII et le ministre des finances AzanzaXIV parcoururent les rues à cheval, en agitant en l’air des mouchoirs blancs en signe de réconciliation. Ils sauvèrent la vie à un grand nombre de leurs concitoyens. Sur leur invitation, les membres des conseils se distribuèrent les différens quartiers pour y proclamer l’amnistie générale. Plusieurs officiers des deux nations s’adjoignirent à cette mission de paix. L’émeute avait commencé à dix heures du matin, à deux heures après midi tout était fini. Les troupes et l’artillerie cantonnées à quelque distance de Madrid s’étaient ébranlées, mais elles n’entrèrent pas dans la ville. Dans tout ce tumulte, la perte des Français n’alla pas à trois cents hommes tués ou blessésXV; la perte des Espagnols fut moins considérable.

La Puerta de Toledo, antigua puerta sur de Madrid. Los madrileños intentaron cerrar el acceso a la ciudad, pero la caballería pesada imperial lo impidió. 
La Puerta de Toledo, l’ancienne porte sud de Madrid. Les Madrilènes tentèrent de fermer l’accès à la ville, mais la cavalerie lourde impériale l’en empêcha. 

La lucha había cesado, pero la paz no se había hecho. Poco importa a los soldados si el amor a la patria y el odio a la opresión han puesto las armas en manos de sus adversarios; las únicas guerras que son justas a sus ojos son las guerras honestas, las declaradas de antemano, donde la querella se dirime a cielo abierto, y donde nos abrazamos después. Los madrileños acababan de sorprenderlos uno a uno, desarmados, inofensivos, y los habían masacrado a puerta cerrada. Sin embargo, cuando los franceses recobraron sus fuerzas reuniéndose, las usaron moderadamente, pues pocos enemigos habían caído bajo sus golpes, y se contentaron con tener prisioneros a varios hombres presos con las armas en la mano. El Gran Duque juzgó que esto no era suficiente para garantizar el orden público y que la autoridad debía recuperar sus derechos. El movimiento del 2 de mayo, premeditado o no, fue una verdadera agresión por parte de los españoles. En la tarde del mismo día y del día siguiente, algunos de los prisioneros tomados durante el tumulto, y otros que las patrullas encontraron armados, comparecieron ante una comisión militar. Fueron condenados a muerte, como cabecillas o cómplices de la revuelta, y fueron fusilados presididos por el paseo del Prado.

Le combat avait cessé, mais la paix n’était pas faite. Peu importe aux soldats si l’amour de la patrie et la haine de l’oppression ont mis les armes à la main de leurs adversaires ; il n’y a de guerres justes à leurs yeux que les guerres loyales, celles déclarées à l’avance, où la querelle se vide à ciel ouvert, et où l’on s’embrasse après. Les habitants de Madrid venaient de les surprendre un à un, désarmés, inoffensifs, et les avaient massacrés à huis-clos. Cependant, quand les Français eurent retrouvé leur force en se réunissant, ils en avaient fait un usage modéré, car peu d’ennemis étaient tombés sous leurs coups, et ils s’étaient contentés de retenir prisonniers plusieurs hommes arrêtés les armes à la main. Le grand-duc jugea que ce n’était pas assez pour la garantie de l’ordre public, et que l’autorité devait reprendre ses droits. Le mouvement du 2 mai, prémédité ou non, était une véritable agression de la part des Espagnols. Dans la soirée du même jour et le lendemain, quelques-uns des prisonniers faits pendant le tumulte, et d’autres que les patrouilles rencontrèrent armés, comparurent devant une commission militaire. On les condamna à mort, comme chefs ou complices de révolte, et on les fusilla préside la promenade du Prado.

«Fusilamiento de patriotas en el Buen Suceso» (1866), José Marcelo Contreras, óleo sobre lienzo
«Exécution de patriotes dans le Buen Suceso» (1866), José Marcelo Contreras, huile sur toile

Entre los condenados había hombres que no habían luchado y cuyo único delito era portar un cuchillo grande u otros instrumentos afiladosXVI. Fueron ejecutados sin concederles la asistencia de un sacerdote que los consolara en su último momento, y esta circunstancia ulceró aún más a un pueblo religiosoXVII. El dolor y el odio han exagerado el número de víctimas; no pasó de cincuenta personas.3 Sea como fuere, de ella salieron calamidades sin fin. Nunca perdonarán los españoles a los franceses ejecuciones tan rápidas e inesperadas. El nombre de Murat será transmitido por ellos a la posteridad, cargado de invectivas.

Il se trouva parmi les condamnés des hommes qui n’avaient pas combattu, et dont- le seule rime fut d’être porteurs d’un grand couteau ou d’autres instruments tranchantsXVI. On les fit périr sans leur accorder l’assistance d’un prêtre qui les consolât à leur dernier moment, et cette circonstance ulcéra encore davantage un peuple religieuxXVII. La douleur et la haine ont exagéré le nombre des victimes ; il n’a pas dépassé cinquante personnes3 Quoi ‘il en soit, des calamités infinies sont sorties de là. Jamais les Espagnols ne pardonneront aux Français des exécutions si promptes et si inattendues. Le nom de Murat sera transmis par eux à la postérité, chargé d’invectives.

«El 3 de mayo de 1808 en Madrid», o “Las ejecuciones» (1814), de Francisco de Goya (d)
«3 mai 1808 à Madrid» ou «Les exécutions» (1814), pour Francisco de Goya (d)

Se han emitido juicios muy opuestos sobre las causas del levantamiento de Madrid. Unos, impresionados por el avance indeciso y tortuoso de la Junta de Gobierno, han pretendido un plan de vísperas sicilianas; decían que la ciudad se llenó repentinamente de extranjeros de diferentes partes del reino, que la conspiración iba a estallar durante la noche, y que todos los franceses habrían sido atacados en los cuarteles y degollados en sus alojamientos. Los demás pensaron que un general de carácter moderado y espíritu conciliador habría perdonado a los vencidos de los males que luego cayeron sobre los vencedores; llegaron a acusar al Gran Duque de Berg de haber causado los problemas, para colocar más rápidamente una corona real en su cabeza, demostrando a Napoleón cuán necesario era un rey soldado para domar a los castellanos. Estas dos opiniones también nos parecen carentes de plausibilidad. Nada, en el movimiento, revela el menor rastro de premeditación. Murat estaba lejos de tener un alma atroz, y sabía que la elección del Emperador relativa al trono de España estaba hecha. Para explicar lo sucedido se conocen bastantes disposiciones del pueblo español y del ejército francés.

On a porté des jugements tout opposés sur les causes du soulèvement de Madrid. Les uns, frappés de la marche indécise et tortueuse de la Junte de gouvernement, lui ont prêté un projet de vêpres siciliennes ; ils ont dit que la ville s’était remplie tout-à-coup d’étrangers venus des différentes parties du royaume, que la conjuration devait éclater pendant la nuit, et que tous les Français auraient été assaillis dans les casernes et égorgés dans leurs logements. Les autres ont pensé qu’un général d’un caractère modéré et d’un esprit conciliant aurait épargné aux vaincus des maux qui plus tard sont retombés sur les vainqueurs; ils ont été jusqu’à accuser le grand-duc de Berg d’avoir provoqué des troubles, afin de mettre plus vite une couronne royale sur sa tête, en démontrant à Napoléon combien un roi soldat était nécessaire pour dompter les Castillans. Ces deux opinions nous paraissent également dépourvues de vraisemblance. Rien, dans le mouvement, ne décèle la moindre trace de préméditation. Murât était loin d’avoir l’âme atroce, et il savait que le choix de l’Empereur relativement au trône d’Espagne était arrêté. Pour expliquer ce qui est arrivé, il y a bien assez des dispositions connues du peuple espagnol et de l’armée française.

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Gazette Nacionale ou Moniteur Universel del 16 de mayo de 1808, nº 137 (pp. 2) (e)

El Moniteur de 16 de mayo de 1808, recoge la copia de la servil circular dirigida por el Consejo de la Suprema y General Inquisición a todos los tribunales del Reino, «Las lamentables consecuencias que tuvo en esta residencia el escandaloso motín del pueblo contra las tropas del EMPERADOR FRANCÉS, el día 2 del corriente mes, hizo necesaria la más activa vigilancia de todas las autoridades…», así como las noticias de Bayona fechadas el 11 de mayo, que informaba, entre otros, de la partida del príncipe de Asturias y los infantes Carlos y Antonio hacia Valençay, de los españoles desplazados a Bayona para la convocatoria de Cortes y la nota acababa con un premonitorio: «Todo está perfectamente tranquilo en España, y las cosas están en las mejores condiciones allí.»

Le Moniteur du 16 mai 1808, recueille la copie de la circulaire servile adressée par le Conseil de l’Inquisition Suprême et Générale à toutes les cours du Royaume, «Les suites facheuses qu’a eues dans cette residence, le 2 du mois courant, l’emeute scandaleuse du bas peuple contre les troupes de l’EMPEREUR FRANÇAIS, a rendu necessaire la plus active vigilance de toutes les autorités…», ainsi que la nouvelle de Bayonne en date du 11 mai, qui signale, entre autres, le départ du Prince des Asturies et les infants Carlos et Antonio vers Valençay, des Espagnols déplacés à Bayonne pour la convocation de Cortes et la note se terminait par un prémonitoire: «Tout est parfaitement tranquille en Espagne, et les choses y sont sur le meilleur pied»

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El efecto inmediato del cañonazo del 2 de mayo y de los fusilamientos del Prado fue aterrorizar a los habitantes de Madrid. Los que ejercían alguna influencia en la ciudad sólo pensaban en implorar clemencia. El Consejo Supremo de la Inquisición fue en su sumisión más allá que la otras autoridades; su celo lo llevó a apelar a los ministros de religión, para dirigir la animadversión del pueblo contra los instigadores de excesos similares al escandaloso motín del 2 mayo4. La actitud de los franceses fue nada menos que tranquilizante; sus órdenes del día y sus proclamas, prometiendo el olvido del pasado, amenazaban con castigos más fuertes en caso de reincidencia. El Infante Don Francisco partió para Bayona, y fue seguido, con un intervalo de veinticuatro horas, por el Infante Don Antonio. Este mismo príncipe pidió unirse al rey, su sobrino, para escapar así de obligaciones que alguien más hábil que él no habría cumplido mejor. Entonces se desvaneció la consideración que su rango reflejaba en los demás miembros del cuerpo del que era presidente. Habiendo expresado el Gran Duque de Berg su deseo de asociarse a las deliberaciones del gobierno, la Junta aventuró algunas reflexiones y terminó por ceder. Pocos días después, la presidencia fue adquirida por el Gran Duque, con apariencia de legalidad, por un decreto de Carlos IV, que le instituyó Teniente General del reino.

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Nota: Las notas en números romanos se han añadido para esta entrada. Las notas originales permaneces con su numeración.

1Se denominan tropas de piquete a las que están reunidas en armas y listas para actuar cuando y donde se necesiten sus servicios.

2Ha quedado en los habitantes de la Península, desde la invasión de los moros, un profundo horror por la vestimenta de los musulmanes.

3El manifiesto justificativo del consejo de Castilla, redactado y publicado en Madrid en el mes de agosto de 1808, después de que el ejército francés hubo evacuado esta capital, eleva la pérdida de los españoles, en el motín del 2 de mayo, a ciento cuatro hombres muertos, cincuenta y cuatro heridos y treinta y cinco perdidos (extraviados). El manifiesto utiliza la expresión unos pocos (algunos pocos) cuando habla de los fusilados ese día y los siguientes.

El Gran Duque de Berg sabía, antes del 2 de mayo, que la corona de España estaba reservada para alguien distinto a él. La falta de éxito de su misión debe atribuirse a su celo más ardiente que ilustrado por el servicio del Emperador, y a la manía bastante común entonces de juzgar a los castellanos a quienes nadie entendía, por los italianos a quienes había tratado durante mucho tiempo. «El día de ayer entrega España al Emperador«. Así lo expresó Murat, en la mañana del 3 de mayo, en un estallido de presuntuosa confianza. «Di más bien que se lo quita para siempre«, respondió el secretario de Guerra O’Farril. Ignoraba entonces este leal español que furiosos consejos lo habían presentado a él y al capitán general de Castilla la Nueva, don Francisco-Xavier de Negrete, como agentes de Inglaterra y cabecillas de un complot, que se había hablado en los salones del Gran Duque para someterlos a juicio a ambos, y que esta absurda idea había sido rechazada por la enérgica intercesión del Mariscal Moncey, cuyo corazón sangraba al ver la injusticia.

4Véase en el Moniteur de 16 de mayo de 1808 la carta escrita el 6 del mismo mes por el Consejo Real de la Inquisición a los tribunales del Santo Oficio de Madrid y del Reino.

IMaría Luisa Josefina de Borbón (1782-1824). Sexta hija de Carlos IV y de María Luisa de Borbón-Parma. Reina consorte de Etruria, por su matrimonio con Luis de Etruria. Tataranieta de Luis XV de Francia.

IIFrancisco de Paula Antonio María de Borbón y Borbón-Parma (1794-1865). Hijo de Ca rlos IV y de María Luisa de Borbón-Parma. Tataranieto de Luis XV de Francia.

IIIÍdem anterior.

IVEl Jefe de escuadrón (futuro coronel) Auguste Lagrange, edecán de Murat. En 1811 desembarcó en Gravelinas junto con Exelmans (fugado de Inglaterra) para unirse a Murat que era rey de Nápoles. El 2 de mayo había sido enviado para revisar la situación en palacio, y al parecer fue protegido del populacho en primera instancia por un oficial de las Guardias walonas, Miguel Desmaissières y Flores [6] que se interpuso entre él y la muchedumbre, antes de la llegada de la patrulla que los salvó a los dos.

VLos príncipes al mando de un cuerpo de ejército podían asignar un color particular al uniforme «a la húsar» de sus edecanes. Los de S.A.I. el Gran Duque de Berg visten el color amaranto con el color gamuza distintivo y las trenzas en dorado. Fue el propio Murat quien, mediante una nota de abril de 1807, reguló el uniforme de sus edecanes. [12]

VIAntigua medida francesa de longitud, equivalente a 1,946 m.

VIIEl futuro general Pierre Daumesnil (1776-1832), el famoso defensor de Vincennes en 1814. El 2 de mayo cuando sonó la alarma, Daumesnil ordenó a su escuadrón de cazadores de la Guardia que ensillaran y los condujo a través de la ciudad hasta donde se encontraba Murat. En el camino fueron asaltados con agua hirviendo, ladrillos y fuego de mosquetes que evitaron lo mejor que pudieron. Daumesnil pidió permiso para tomar represalias, pero Murat le ordenó que dirigiera a los cazadores y mamelucos para escoltar a su ayudante con órdenes para el general Gobert. Daumesnil condujo a 300 jinetes al galope, pero se encontraron con insurgentes armados que intentaban matarlos. Abriéndose paso, avanzaron bien, pero luego el caballo de Daumesnil murió de un disparo y él resultó herido en el muslo. Mientras la multitud lo rodeaba, Daumesnil casi fue muerto hasta que un lugarteniente de los mamelucos lo rescató. [7]

VIIIEl parque de artillería de Monteleón.

IXLos capitanes Luis Daoíz y Torres (1767-1808) y Pedro Velarde y Santillán (1779-1808). Militares pertenecientes al arma de artillería, fueron los únicos militares de graduación, junto al teniente de infantería Jacinto Ruiz Mendoza, que se sumaron a la revuelta contra los franceses.

XEl antiguo convento de San Bernardino, fundado en 1572, estaba situado sobre las huertas de Leganitos, a la derecha del camino del Pardo, en el mismo lugar que años mas tarde acogería el asilo de San Bernardino, inaugurado en 1834 y que fue derribado después de la Guerra Civil. [10]

XIEl general de brigada Jacques Lefranc (1750-1809). El 21 de enero de 1807 es destinado al Corps d’observation des Côtes de l’Océan, El 14 de diciembre se hace cargo de la 1ª brigada de la división Gobert, y el 2 de mayo de 1808 se apodera del Cuartel de Monteleón. [4]

XIIAntiguamente se pretendía equiparar la topografía del viejo Madrid con la de Roma, haciendo alusión aunque de manera imprecisa a la presencia de «siete colinas» en la capital española. No hemos localizado la tal colina de San Vicente, que probablemente fuera la cuesta de San Vicente, ubicada cerca del Templo de Debod y el Palacio Real.

XIIIGonzalo O’Farrill y Herrera (1754-1831). Cuando Fernando se vio obligado a marchar hacia Bayona, reclamado por Napoleón, quiso que O’Farrill formara parte de la Junta Suprema que dejó en Madrid para resolver las materias gubernativas más urgentes. Tras los sucesos de Bayona, juró fidelidad a José Bonaparte y aceptó seguir ejerciendo el Ministerio de Guerra con el nuevo Rey

XIVMiguel José Azanza de Alegría (1746-1826). Fue nombrado responsable de Hacienda de la Junta Suprema de Gobierno presidida por el infante Antonio, antes de la salida de Carlos IV de Madrid. Tras la partida de los miembros de la familia real, Azanza mantuvo la opinión contraria a otros miembros de la Junta que pretendían organizar una resistencia a ultranza. Debido a la posición que adoptó la Junta, durante el 2 de mayo, la Junta encomendó a Azanza y al general O’Farril negociar la paz con el Gran Duque de Berg, éste accedió y los comisionados recorrieron las calles de Madrid para calmar los ánimos.

XVJosé Manuel Guerrero Acosta, a pesar de la manida controversia de las cifras de bajas, citando a varios autores (Gómez de Arteche, Grandmaison, Titeux entre otros) y los datos encontrados en los «Archives de la Guerre» de Vincennes y el Archivo Histórico Nacional, cifra las bajas francesas en treinta y ocho (dos oficiales) muertos y ciento cincuenta y nueve (trece o más oficiales) heridos. [2]

XVISegún Antonio Fernández García, «Que se considerara delito la posesión de un arma blanca incriminaba a buena parte de los habitantes, en una sociedad donde casi todos los varones usaban navaja. Una de las primeras víctimas, el cirujano Ángel de Rivocaba, fue fusilado en el acto al ser sorprendido con el instrumental que portaba para una operación. Fue asaltado y cercado por una guardia el Hospital General, presumiblemente para localizar a los heridos en los enfrentamientos. Y ha quedado constancia documental de nombres de lavanderas, chisperos, tejedores, fusilados en los aledaños de la Puerta del Sol, en la plazuela de los Pájaros (actual Pontejos), cuando todavía la Comisión encabezada por Grouchy, a pocos metros, estudiaba las medidas represivas» [3]

XVIIEl mismo Fernández García, «A uno de los viajeros que nos ha dejado un relato más detallado de la ciudad, Bourgoing (Barón de), le asombró el número de iglesias, ciento treinta y tres conventos, setenta, según sus noticias, pero más todavía le sorprendía el trato reverencial a los religiosos, a quienes se les cedía el paso o se les invitaba a las casas, y la imagen del viático en procesión entre hombres descubiertos o arrodillados. Al toque de las campanas del Angelus cesaban ruidos y movimientos; hombres y mujeres se ponían de rodillas en hogares, plazas y hasta en medio de la calle.» [3]

L’effet immédiat du canon du 2 mai et de la fusillade du Prado fut d’attirer les habitants de Madrid. Ceux qui exerçaient quelque influence dans la ville ne pensèrent qu’à implorer merci. Le conseil suprême de l’inquisition alla dans sa soumission plus loin que les autres autorités; son zèle le porta à faire un appel aux ministres de la religion, pour diriger l’animadversion du peuple contre les instigateurs d’excès pareils à l’émeute scandaleuse du 2 mai4. L’attitude des Français n’était rien moins que tranquillisante; leurs ordres du jour et leurs proclamations, en promettant l’oubli du passé, menaçaient de punitions lus fortes en cas de récidive. L’infant don Francisco partit pour Bayonne, et fut suivi, à vingt-quatre heures d’intervalle, par l’infant don Antonio. Ce prince demanda lui-même à rejoindre le Roi son neveu, afin d’échapper de cette manière à des obligations qu’un plus habile que lui n’aurait pas mieux remplies. Alors s’évanouit la considération que son rang reflétait sur les autres membres du corps dont il était le président. Le grand-duc de Berg ayant témoigné le désir d’être associé aux délibérations du gouvernement, la Junte hasarda quelques réflexions, et finit par céder. Peu de jours après, la présidence fut acquise au grand-duc, avec l’apparence de la légalité, par un décret de Charles IV, qui l’instituait lieutenant-général du royaume.

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Remarque : Des notes en chiffres romains ont été ajoutées pour cette entrée. Les notes originales restent avec leur numérotation.

1On appelle troupes de piquet celles réunies en armes et prêtes à agir quand et où on a besoin de leurs services.

2Il est resté aux habitants de la Péninsule , depuis l’invasion des Maures, une horreur profonde pour l’habit des Musulmans.

3Le manifeste justificatif du conseil de Castille, composé et publié à Madrid dans le mois d’août 1808, après que l’armée française avait évacué cette capitale, porte la perte des Espagnols, dans l’émeute du 2 mai, à cent quatre hommes tués, cinquante-quatre blessés et trentecinq égarés (extraviados). Le manifeste emploie l’expression quelques-uns (algunos pocos) en parlant de ceux qui ont été fusillés le jour même et les jours suivans.

Le grand-duc de Berg savait, avant le 2 mai, que la couronne d’Espagne était en réserve pour un autre que pour lui. Il faut attribuer le peu de succès de sa mission à son zèle plus ardent qu’éclairé pour le service de l’Empereur, et à la manie assez commune alors de juger des Castillans que personne n’entendait, par les Italiens qu’on avait long-temps pratiqués. «La journée d’hier donne l’Espagne à l’Empereur». Ainsi s’exprimait Murât, le 3 mai au matin, dans un accès de confiance présomptueuse. «Dites plutôt qu’elle la lui enlève pour toujours», répondit le ministre de la guerre O’Farril. Ce loyal Espagnol ignorait alors que des conseils furieux l’avaient présenté lui et le capitaine-général de la Nouvelle-Castille don Francisco-Xavier de Negrète, comme des agens de l’Angleterre et des chefs de complot, qu’il avait été question dans les salons du grand-duc de faire le procès à tous deux, et que cette idée absurde avait été rejetée par l’intercession énergique du maréchal Moncey, dont le coeur saignait à la vue de l’injustice.

4Voyez dans le Moniteur du 16 mai 1808 la lettre écrite le 6 du même mois par le conseil royal de l’inquisition aux tribunaux du saint-office de Madrid et du royaume.

IMaria Luisa Josefina de Bourbon (1782-1824). Sixième fille de Carlos IV et María Luisa de Borbón-Parme. Reine consort d’Étrurie, pour son mariage avec Luis de Etruria. Arrière-arrière-petite-fille de Louis XV de France.

IIFrancisco de Paula Antonio María de Borbón y Borbón-Parme (1794-1865). Fils de Carlos IV et María Luisa de Borbón-Parme. Arrière-arrière-petit-fils de Louis XV de France.

IIIIdem ci-dessus.

IVLe chef d’escadron (futur colonel) Auguste Lagrange, aide de camp de Murat. En 1811, il débarque à Gravelines avec Exelmans (évadé d’Angleterre) pour rejoindre Murat, roi de Naples. Le 2 mai, il avait été envoyé pour examiner la situation dans le palais et le départ des membres royaux, et était apparemment protégé de la foule en premier lieu par un officier des Gardes wallons, Miguel Desmaissières y Flores [6] qui s’est interposé entre lui et la foule, avant l’arrivée de la patrouille qui les a sauvés tous les deux.

VLes Princes commandant un corps d’Armée peuvent affecter une couleur particulière pour l’habit à la hussarde de leurs aides de camp. Ceux de S.A.I. le Grand Duc de Berg portent le couleur amarente avec le couleur distinctive chamois et les tresses en or. C’est Murat lui-même qui par une note d’avril de 1807 règle l’uniforme de ses aides de camp. [12]

VIAncienne mesure française de longueur, équivalente à 1,946 m.

VIILe futur général Pierre Daumesnil (1776-1832), célèbre défenseur de Vincennes en 1814. Le 2 mai, lorsque l’alerte retentit, Daumesnil ordonne à son escadron de chasseurs de la Garde de se mettre en selle et les conduit à travers la ville jusqu’à l’endroit où se trouve Murat. En cours de route, ils ont été assaillis d’eau bouillante, de briques et de tirs de mousquet qu’ils ont évités du mieux qu’ils pouvaient. Daumesnil a demandé la permission de riposter, mais a reçu l’ordre de Murat de conduire les chasseurs et les mamelouks pour escorter son aide avec des ordres pour le général Gobert. Daumesnil a conduit 300 cavaliers au galop, mais a été accueilli par des insurgés armés essayant de les tuer. En perçant, ils ont bien progressé, mais le cheval de Daumesnil a été abattu et il a été blessé à la cuisse. Alors que la foule l’entourait, Daumesnil a failli être tué jusqu’à ce qu’un lieutenant mamelouk le sauve. [7]

VIIILe caserne de Monteleón.

IXCapitaines Luis Daoíz y Torres (1767-1808) et Pedro Velarde y Santillán (1779-1808). Les soldats appartenant à l’arme d’artillerie, étaient les seuls officiers, avec le lieutenant d’infanterie Jacinto Ruiz Mendoza, qui a rejoint la révolte contre les Français.

XL’ancien couvent de San Bernardino, fondé en 1572, était situé dans les vergers de Leganitos, à droite du Camino del Pardo, au même endroit qui, des années plus tard, abriterait l’asile de San Bernardino, inauguré en 1834 et qui a ensuite été démoli de la guerre civile espagnole. [10]

XIGénéral de brigade Jacques Lefranc (1750-1809). Le 21 janvier 1807, il est affecté au Corps d’observation des Côtes de l’Océan. Le 14 décembre, il prend la tête de la 1ère brigade de la division Gobert, et le 2 mai 1808, il s’empare de la caserne de Monteleón. [4]

XIIAutrefois, il était prévu d’assimiler la topographie du vieux Madrid à celle de Rome, faisant allusion, bien qu’imprécisément, à la présence de «sept collines» dans la capitale espagnole. Nous n’avons pas localisé la colline de San Vicente, qui était probablement la pente de San Vicente, située près du Temple de Debod et du Palais Royal.

XIIIGonzalo O’Farrill et Herrera (1754-1831). Lorsque Fernando a été contraint de marcher sur Bayonne, exigé par Napoléon, il a voulu que O’Farrill fasse partie du Conseil suprême qu’il a laissé à Madrid pour résoudre les questions gouvernementales les plus urgentes. Après les événements de Bayonne, il jure allégeance à José Bonaparte et accepte de continuer à exercer le ministère de la Guerre auprès du nouveau Roi.

XIVMiguel José Azanza de Alegría (1746-1826). Il a été nommé chef du Trésor du Conseil suprême du gouvernement présidé par l’infant Antonio, avant le départ de Carlos IV de Madrid. Après le départ des membres de la famille royale, Azanza a maintenu l’opinion contraire aux autres membres du Conseil qui entendaient organiser une résistance implacable. En raison de la position adoptée par le Conseil, le 2 mai, le Conseil a chargé Azanza et le général O’Farril de négocier la paix avec le grand-duc de Berg, qui a accepté et les commissaires ont fait le tour des rues de Madrid pour calmer les esprits.

XVJosé Manuel Guerrero Acosta, malgré la polémique éculée sur les chiffres des victimes, citant divers auteurs (Gómez de Arteche, Grandmaison, Titeux, entre autres) et les données trouvées dans les «Archives de la Guerre» de Vincennes et les Archives Historiques Nationales de Madrid, met les pertes françaises à trente-huit (deux officiers) tués et cent cinquante-neuf (treize officiers ou plus) blessés. [10]

XVISelon Antonio Fernández García, «Le fait que la possession d’un couteau soit considérée comme un crime a incriminé une bonne partie des habitants, dans une société où presque tous les hommes utilisaient un couteau. L’une des premières victimes, le chirurgien Ángel de Rivocaba, a été abattu sur le fait lorsqu’il a été surpris avec les instruments qu’il transportait pour une opération. L’hôpital général a été agressé et encerclé par un garde, vraisemblablement pour localiser les blessés dans les affrontements. Et il existe des preuves documentaires des noms des blanchisseuses, des prolos, tisserands, fusillés aux abords de la Puerta del Sol, dans la Plazuela de los Pajaros (aujourd’hui Pontejos), alors que la Commission dirigée par Grouchy, à quelques mètres de là, étudiait les mesures répressives» [3]

XVIIFernández García lui-même, «L’un des voyageurs qui nous a laissé un récit plus détaillé de la ville, Bourgoing (Baron de), a été étonné par le nombre d’églises, cent trente-trois couvents, soixante-dix, selon ses nouvelles, mais plus encore il était surpris par le traitement révérencieux des religieux, qui étaient cédés ou invités dans les maisons, et l’image du viatique en procession entre hommes découverts ou agenouillés, hommes et femmes s’agenouillaient dans les maisons, sur les places et même au milieu de la rue.» [3]


Fuentes:

1 – «Histoire de la guerre de la Péninsule sous Napoléon: précédée d’un tableau politique et militaire des puissances […]». Tome III. 3eme edition. – Maximilien Foy, Baudouin Frères Ed., Paris, 1828

2 – «Los franceses en Madrid.1808» – VV.AA, Revista de Historia Militar, Núm. Extraordinario, Ministerio de Defensa, 2004

3 – «MADRID, revista de arte, geografía e historia«. Núm. 9 – VV.AA., Comunidad de Madrid, 2007

4 – «Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l’Empire : 1792-1814«. Tome 2 – Georges Syx, Georges Saffory, Ed., Paris, 1934

5 – «Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés«. Tome Seizième. – Firmin Didot Frères Ed., 1851

6 – «The Foreign monthly review and continental literary journal«, London, 1839

7 – https://www.frenchempire.net/biographies/daumesnil/

8 – Gazette Nationale ou le Moniteur Universel del 16 de mayo de 1808, nº 137

9 – https://dbe.rah.es/biografias/

10 – http://www.madridhistorico.com/seccion5_historia/nivel2_informacion.php?idmapa=11&idinformacion=635&pag=1

11 – AudioguidesApp Android – Ruta del Levantamiento del 2 de mayo de Madrid

12 – «Les Uniformes du 1er Empire / Etat-Major et Service de Santé«. Tome 7 – Cdt. E.L. Bucquoy, Jacques Granchier Ed., Paris, 1982

13 – https://elfarodeceuta.es/la-derrota-de-francia-por-espana-en-1808-ii/

Imágenes:

a – https://palauantiguitats.com/wp-content/uploads/2017/03/G00935.jpg

b – De Luis Paret – [1], Dominio público, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10548455

c – https://palauantiguitats.com/wp-content/uploads/2017/03/G00939.jpg

d – «The 3rd of May 1808 in Madrid«, or “The Executions” – Goya y Lucientes, Francisco de, Copyright ©Museo Nacional del Prado

e – Gazette Nacionale ou Moniteur Universel del 16 de mayo de 1808, nº 137 – Ayuntamiento de Madrid. Hemeroteca Municipal

El Cementerio de la Florida, Madrid.

Tiempo de lectura: 3 minutos

El Parque del Oeste alberga este pequeño cementerio, el lugar de enterramiento más antiguo de Madrid que se conserva. Fue construido en 1796 como cementerio de la Real Parroquia de San Antonio de Padua de la Florida, reservado en su momento a los empleados de aquella Real Hacienda.

En la madrugada del 3 de mayo de 1808, 43 hombres fueron fusilados en la montaña de Príncipe Pío (más o menos en el lugar que ocupa hoy la base del teleférico) y sus cuerpos permanecieron en una acequia durante 9 días hasta que fueron trasladados al cementerio de La Florida. Allí, recibieron sepultura bajo la lápida que puede verse en el jardín situado sobre la cripta de la antigua ermita. [2]

Rodeado por un muro de ladrillo, el cementerio cuenta con una pequeña capilla con cripta, a la que se accede por un paseo arbolado, una columna conmemorativa y tres lápidas que conmemoran el fusilamiento, uno de los cuales presenta una reproducción en mosaico del cuadro de Goya «El tres de mayo de 1808 en Madrid». En la capilla hay un sencillo altar y una escalera que baja a la cripta, en cuyo interior descansan los restos de los fusilados, sepultados en dos cajones de plomo y zinc. [3]

Puerta principal de entrada al recinto, junto a la Escuela de Cerámica de Madrid.
Parte superior de la entrada de forja.
Placa conmemorativa,
En 1982 se instaló una reproducción en cerámica del famoso cuadro de Goya conmemorativo de los fusilamientos del 2 de mayo, junto a un pequeño pebetero.
Las dos placas conmemorativas con inscripciones en el lado superior izquierdo de la entrada a la capilla: «Aquí yacen las cenizas de las 43 víctimas fusiladas en la montaña del Príncipe Pío.» (placa superior) y «Chamberí a sus hijos inmolados. El 3 de mayo de 1808» (placa inferior).
La parte trasera del recinto, que limita con una zona ajardinada.
En el mismo lugar se halla un conjunto escultórico con cuatro bloques de hormigón, dedicado al célebre pintor aragonés Goya, enterrado en la ermita de S. Antonio de la Florida.

Fuentes:

1 – https://www.almendron.com/blog/goya-en-el-cementerio-de-la-florida/

2 – https://www.guiarepsol.com/es/viajar/vamos-de-excursion/cementerio-de-la-florida-madrid/

3- https://www.esmadrid.com/en/tourist-information/florida-cemetery

Imágenes:

Fotos del autor.

Con Wellington por España (XXVII). Mujeres acompañando a los ejércitos

Tiempo de lectura: 35 minutos

Ya desde la antigüedad el rastro de los ejércitos ha sido seguido por muchedumbres más o menos numerosas de mujeres o compañeras de soldados, prostitutas y toda clase de personajes con los oficios más dispares pero algunos necesarios en el esfuerzo de guerra. Estos ejércitos «paralelos» han sido tratados en pocas ocasiones o con poco detalle por ser un aspecto poco «llamativo» en la historia de las campañas militares, pero muy real desde el punto de vista humano.

Se calcula de una manera muy conservativa que unas 1.500 esposas de soldados fueron transportadas a Portugal en 1808 por cuenta del gobierno inglés, aparte de un pequeño contingente con las mujeres de oficiales, sargentos y cabos que pudieron llegar a pagarse su pasaje [2]. De la mano de Nick Lipscombe veremos las peculiaridades de la relación del ejército británico en la Península con aquellas mujeres, lo fueran de oficiales, soldados o simplemente compañeras de viaje de los mismos, pero que compartían en todas las ocasiones todos los rigores, privaciones y evidentemente los peligros de la campaña militar, tanto en en tierras portuguesas primero como luego en suelo español.

MUJERES Y ESPOSAS ACOMPAÑANDO A LOS EJÉRCITOS EN LA PENÍNSULA

«Royal Artillery camp followers» (1810). (a)

Llegamos a un tema que en lo que a mí respecta, es realmente un área que creo que muchos otros, digamos, directores o historiadores no cubren con suficiente detalle, y ese es el asunto de las esposas y los acompañantes de los ejércitos. Es un área donde no hay absolutamente ninguna duda, muchos historiadores y yo escucho con bastante frecuencia documentales de televisión donde la gente habla de que las esposas son acompañantes de los ejércitos, y siguen el drama y todo ese tipo de cosas.

Bueno, sí y no. Y si tomamos la terminología estricta de los civiles acompañando a los ejércitos, las esposas no eran acompañantes de los ejércitos como tales y quiero explicar porqué ese es el caso. Ahora, el regimiento que tenía que prestar algún tipo de servicio en el exterior o en expediciones, se le permitía tomar una proporción de las esposas de los soldados a una escala de entre cuatro y seis por compañía. Asumiendo que si el batallón tiene alrededor de unos mil efectivos como hemos dicho, con diez compañías de cien soldados, yo diría que en expediciones ciertamente en el período en que estaban llegando a tiempo para la Península, donde estaban reclutando a muchos jóvenes y no hay duda cuando llegas a una época cuando la nación está en guerra las filas del ejército se llenan de nuevos reclutas. Entonces, la cantidad de soldados y tomamos en cuenta a los soldados y no a los oficiales, las esposas de los oficiales acampaban donde querían, así que ese es un tema aparte, y volveremos al mismo en un momento.

El número de soldados que se habrían casado calculo que no eran más del 35%. Así que probablemente estaremos hablando de trescientos cincuenta hombres que tenían esposas que podían o no acampar en las expediciones. Entonces, si calculamos de cuatro a seis por compañía, diez compañías, sesenta de ellas podrían acampar, eso es algo menos del 20%, sesenta de los casados; el personal, las esposas que podían o no podían unirse a ellos en las expediciones. Ahora bien, muy a menudo la decisión de quién iría se dejaba hasta los últimos minutos. A veces una gran cantidad de chicas que seguían a sus maridos hasta el puerto de embarque y luego muchas se retiraban la noche antes de que el barco zarpara, y las que sacaban la paja más larga se unían a sus maridos en las listas del regimiento (“muster roll”) y esa es la clave: una vez que se acordaba incluirlas en los efectivos del regimiento, sabían que estaban en las listas del batallón del regimiento y eso significaba que el gobierno tenía la responsabilidad de moverlas, alimentarlas, protegerlas, brindarles otros elementos rudimentarios de apoyo, ahora, por supuesto, había muchas situaciones diferentes, volveremos a los roles de esposas que ingresaban en las listas del regimiento en un segundo, pero eso significaba que todas esas chicas que no eran llevadas al extranjero en la expedición, serían en un batallón del orden de doscientas cincuenta a trescientas, realmente tenían tres opciones: regresar con sus madres o sus familias, juntarse en grupos y tratar de trabajar para mantenerse en torno al área de reclutamiento del regimiento o en las aldeas en las que vivían o los pueblos, o literalmente no tenían otra opción que ponerse en las calles.

Y eso era en realidad bastante frecuente, no había medios para un soldado, si estaba en servicio en el extranjero, de enviar dinero para mantener a su esposa y a toda la familia, no había transferencias bancarias ni nada por el estilo, no había ningún sistema del regimiento de la manera que algunos de ustedes pueden entender el sistema de un regimiento y, de hecho, es justo decir que el sistema de regimiento probablemente haya cerrado el círculo, desde el período que cubrieron las reformas en las que todo se basaba en el regimiento, el regimiento lo era todo, se ocupaba en el lugar y del tiempo de todas las familias siempre que su batallón o batallones del regimiento estuvieran en expediciones. Creo que ahora también se cierra el círculo, por ejemplo, en tiempos de mi padre en el ejército, cuando los oficiales se desplegaban en las operaciones en el exterior, alguien iba a la casa del oficial y se ocupaba de cortar el césped, mantener los tratamientos del jardín, etc., etc., eso ya estaba llegando a su fin durante mi carrera, ya no sucedió más. Hubo mucha gente que decía, bueno, saben por qué alguien debería ir a cortarles el césped, hacer esto, hacer aquello, y esa es, por supuesto, una de las principales razones por las que todo el asunto llegó a su fin, pero el cortar el césped eran los sesgos de la paja que rompió el lomo del camello, fue lo que terminó con el asunto, porque era mucho más que cortar el césped, era cuidar lo que quería tu esposo ausente y, por supuesto, cuando digo esposo, pero quiero decir que podría ser que la mujer estuviera lista, que ella esté sirviendo y el esposo tal vez en casa cuidando a los niños, así que de otra manera en estos días.

Ahora, volviendo a las sesenta o más esposas que estaban allí, realmente se convirtieron en un gran problema, aunque no solo para el regimiento sino también para el propio Wellington y sus colaboradores del Estado Mayor. Un oficial del 34º regimiento describió a un grupo de esposas siguiendo a su batallón:

“Como las esposas de los soldados subalternos se amontonan en el batallón descomponiéndolo, pero contrario a toda la disciplina militar, no estaban bajo control, bloqueaban las estrechas masas y condicionaban los avances del ejército con sus burros”.

«Serro de Estrello on De Neve. The March of Baggage following the Army – May 16th 1811» (1812). (b)

Pero estas mujeres fueron en algunos casos bastante notables, eran duras como clavos, saqueadoras expertas, con una furiosa parte de sentido común y la excelencia de su propio batallón, por supuesto, llegando a luchar entre ellas, de hecho con otras esposas de oficiales o con esposas de soldados, no oficiales, absolutamente no, con otros soldados o esposas de soldados, muchas de ellas habiendo enviudado por dos o tres veces. Porque cuando un hombre resultaba muerto, otro miembro del regimiento se proponía rápidamente a su esposa y eso puede sonar extraño, pero dado que en los viejos tiempos tendría un largo y arduo viaje de regreso a Inglaterra o Irlanda, la mayoría decidía quedarse con el nuevo cónyuge y tomar un nuevo nombre y, a medida que avanzaba la campaña, muchos soldados y algunos oficiales ofrecieron a sus esposas españolas o portuguesas que se unieran a ellos en las listas del regimiento, etc. Pero, por supuesto, había muchas otras chicas que se incluyeron como esposas de hecho, que no estaban en la lista del regimiento y, por lo tanto, eran acompañantes del ejército, en esto hay una clara distinción.

Ahora hay un relato de un testigo presencial muy interesante aquí de Benjamin Harris, que era fusilero con los el 95º regimiento, los Rifles, en el primer enfrentamiento de toda la campaña, en Roliça, el 17 de agosto de 1808:

“Cuando se pasó lista después de la batalla, las mujeres que extrañaron a sus maridos se acercaron al frente de la fila para preguntarles a los supervivientes si sabían algo sobre ellos. Entre otros nombres escuché el de Cochan, nombrado con voz de mujer, sin que le respondieran. El nombre me llamó la atención, y observé a la pobre mujer que lo había llamado, mientras lloraba frente a nosotros, y aparentemente temerosa de hacer más preguntas sobre su esposo. Ningún hombre había respondido a su nombre, ni tenía nada que dar cuenta de su destino. Yo mismo lo había visto caer, como se dijo antes, mientras bebía de su cantimplora; pero cuando miré a la pobre criatura que sollozaba ante mí, me sentí incapaz de contarle su muerte. Finalmente, el capitán Leech la observó y llamó a la compañía:

«¿Algún hombre aquí sabe lo que le ha pasado a Cochan? Si es así, que hable de inmediato».

A esta orden, inmediatamente conté lo que había visto y conté la forma de su muerte. Después de un tiempo, la Sra. Cochan parecía ansiosa por buscar el lugar donde cayó su esposo y, con la esperanza de encontrarlo aún con vida, me pidió que la acompañara por el campo. Ella confiaba, a pesar de lo que le había dicho, en encontrarlo aún con vida.

«¿Crees que podrías encontrarlo?» dijo el Capitán Leech, al ser referido.

Le dije que estaba seguro de que podía, ya que había observado muchos objetos mientras buscaba refugio durante la escaramuza.

«Ve entonces», dijo el capitán, «y muéstrale el lugar a la pobre mujer, ya que parece tan deseosa de encontrar el cuerpo».

En consecuencia, me abrí paso por el terreno en el que habíamos luchado, ella me seguía y sollozaba detrás de mí, y, llegando rápidamente a la lugar donde yacía el cuerpo de su esposo, se lo señaló.

Pronto descubrió que todas sus esperanzas eran en vano; abrazó un cadáver rígido, y después de levantarse y contemplar su rostro desfigurado durante algunos minutos, con las manos entrelazadas y las lágrimas rodando por sus mejillas, sacó un libro de oraciones de su bolsillo y, arrodillándose, repitió el servicio por los muertos sobre el cuerpo. Cuando hubo terminado pareció bastante consolada, y aproveché para hacerle señas a un ingeniero que vi cerca con otros hombres, y juntos cavamos un hoyo, y rápidamente enterramos el cuerpo. La Sra. Cochan luego volvió conmigo a la compañía a la que se había unido su esposo, y se acostó en el páramo cerca de nosotros. Yacía entre otras mujeres, que estaban en las mismas circunstancias angustiosas que ella, con el cielo como dosel y un césped como almohada, porque no teníamos tiendas con nosotros. ¡Pobre mujer! La compadecí mucho; pero no hubo remedio. Si hubiera sido duquesa, le habría sucedido lo mismo. Era una mujer hermosa, recuerdo, y la circunstancia de haber visto caer a su marido y haberla acompañado a encontrar su cuerpo, engendró una especie de intimidad entre nosotros. La compañía a la que había pertenecido Cochan, acongojada como estaba, ahora era su hogar…”

No hay constancia de si la Sra. Cochan se volvió a casar o no con alguien del 95.º de Rifles y permaneció en el batallón, pero creo que las posibilidades son extremadamente altas. El informe sobre las mujeres británicas con la 4ª división en noviembre de 1813 muestra que el 7º regimiento de infantería tenía solo 17, bueno, el 20º regimiento de infantería tenía 42, el 23º regimiento de infantería tenía 29, el 27º regimiento de infantería, 54 y el 40º regimiento de infantería, 55. Hay unas pocas bajas registradas por acción enemiga de todos modos, pero al menos setenta murieron de esta manera durante la retirada de Burgos en 1812, la esposa del sargento Maybe fue alcanzada por una bala de cañón, muerta instantáneamente. Hay una serie de escapadas por los pelos. Lady Woolgrave, la esposa de John E. Woolgrave, un comandante en el 15º de dragones ligeros, a menudo cabalgaba con su esposo y en una ocasión estuvo a punto de ser hecha prisionera. Audazmente presentó su bolsillo de este lado (a la vista) del jinete francés y la dejó escapar.

Quizá las hazañas más valientes sean las de la mujer del sargento Reston (Agnes Reston) en Cádiz en 1810. Reston se encontraba en el fuerte de Matagordo que estaba siendo bombardeado por los cañones franceses al cruzar la bahía. Agnes ayudaba al cirujano a vendar las heridas de los soldados, recogía agua del pozo en el centro del fuerte, cargaba sacos de arena y ayudó a reparar muchos de los puentes volados por los cañones franceses. Y lo que me lleva muy adecuadamente a los roles de estas esposas que no estaban simplemente allí para ser la esposa del sargento Reston: tenían muchas responsabilidades, eran madres de estos jóvenes soldados, eran enfermeras y médicos. Llevaban agua, se les conocía como cantineras («cantinière»), existían mujeres en el ejército francés para llevar agua a los hombres. Y el agua era un componente vital para mantener al soldado y su capacidad de lucha en el campo de batalla y también durante las largas marchas.

Agnes Reston en el fuerte de Matagordo. (c)

En la batalla, como todos sabemos, cuando nos ponemos ansiosos, con las manos sudorosas operando bajo el sol aquí, en Iberia, un entorno y clima muy extraños para muchos de estos hombres. Además ellos han de llevar a cabo lo que se llama morder la bala («biting the bullet»), es decir los cartuchos que vienen con esa bala de mosquete enrollada con la pólvora en un pequeño sobre de papel. Lo que hacían cuando cargaban sus mosquetes es que mordían la bala, la sostenían en la boca y luego volcaban parte de la pólvora del envoltorio en la cacerola del mosquete.

Veremos algunos mosquetes en algunos de los museos a los que vamos, en un par de museos, y todo lo que se necesita saber sobre el procedimiento para cargar el mosquete. Era bastante laborioso, pero teníamos la cacerola y con la chispa del pedernal, lo que inicia, por supuesto, la ignición del propulsor en el cañón. Pero para todos nosotros recordar el baile de los grifos de la ducha cuando éramos niños que caía todo el chorro en la boca y eso era exactamente lo mismo con la pólvora negra que llevaba mucha sal y otros productos químicos. La sal que secaba las bocas de los soldados, que la sostenían en la boca, luego, por supuesto, los elementos de la pólvora que se deslizaban también por la boca. Por lo tanto, el agua era un tema absolutamente vital, llevarla a los soldados en el fragor de la batalla era un asunto extremadamente peligroso y hay muchos relatos aquí en Salamanca. En ese caso los soldados llevaban el agua pero también muchas de las muchachas se dedicaban a llevarle agua a los hombres para que pudieran seguir combatiendo.

Quizás la más famosa de todas las historias de una esposa que acompañaba a su esposo y sus hazañas durante la Guerra de la Independencia fue la de la señora Petty Skiddy, la esposa del cabo Dan Skiddy del 34º de infantería durante la angustiosa retirada de Burgos en 1812, llevó a su esposo durante ciento veinte millas (unos 195 kilómetros). Dan Skinner simplemente se sentó en un lado de la carretera y le dijo: «Me siento, estoy agotado y si haces eso, y los franceses te capturan, es probable que te persigan, pero en realidad sería raro igualmente ser hecho prisionero. Es demasiado difícil considerarlo, o puedes adivinar tu suerte”. Bueno, entonces ella cogió a su esposo sobre su hombro y luego lo llevó más de cien millas de regreso y lo puso a salvo. Ambos sobrevivieron para contarlo, y en adelante Petty Skiddy fue famosa en todo el batallón. Y había un par de maniquíes bastante encantadores reunidos en el Museo del Ejército Nacional que lo representaban igual pero desafortunadamente estuvimos hablando de ello en la cena de anoche, pero el Museo del Ejército Nacional («National Army Museum») se ha vuelto un poco minimalista en vez del Museo Imperial de la Guerra («Imperial War Museum»), por lo que todas esas exhibiciones bastante ad-hoc ahora se están desechando.

Ahora también hablaremos sobre las esposas de los oficiales en ese período y mencioné a la esposa de John Woolgrave. Una de las esposas más conocidas fue la del Capitán Kerry. La esposa del capitán Kerry, Jill, siendo este el principal edecán del general Hill. Preparaba el té para el personal de la 2ª división y montaba una pequeña recepción cuando la división se instalaba en un lugar por unos días.

El mismo Wellington se vio inmerso en el matrimonio más desafortunado que conocemos, con Kitty Pakenham. Tenía unas fuertes objeciones a tener demasiadas mujeres en el frente, le gustaba bastante tener una o dos, pero de hecho en esa personalidad y sospecho que en esa crianza se casó con Wellington, pero eran una distracción, sintió que eran una indudable distracción y se extendía a los hijos, es decir estos acompañantes del ejército trazaban el camino en el asunto de la guerra. Un prisionero francés describió una vez a una familia inglesa de un militar que pasó cerca de él en la ciudad amurallada de Elvas, en la cual pasaremos esta noche. Este es el Capitán Lejeune:

«El capitán», este es él describiendo a este capitán, militar inglés «montaba el primero en un muy buen caballo resguardándose del sol con la sombrilla. Luego venía su esposa, muy lindamente vestida con el sombrerito de paja, montada en una mula y cargando, no solo un parasol, sino un perrito negro en sus rodillas con un recipiente para poder darle leche. Al lado de señora, una niñera irlandesa cargando a un bebé tan embelesado para la esperanza de la familia. Un granadero, un sirviente del capitán, venía detrás y, de vez en cuando, levantaba el largo vestido de su ama con su larga palo. El último en la procesión venía un burro, cargado con un abundante y diverso equipaje que incluía una tetera, una jaula de canarios y estaba custodiado por un sirviente inglés en librea montado y llevando un largo látigo de posta con el que ocasionalmente hacía caminar al burro por su lugar.”

Tropas británicas en marcha (1810) (d)

Me encanta esa descripción. Pregúntense por Wellington para con estos y entiendan por qué se opuso tan fuertemente a las mujeres en el frente. Masséna, un hombre del que vamos a escuchar mucho, un personaje muy interesante, el mariscal Masséna, fue simplemente brillante durante las segunda campaña en Italianas, allá por el siglo XVIII. En el momento en que llegó a comandar el ejército en Portugal, en 1810, cuando apareció tenía no menos de catorce edecanes; si se considera que Wellington tenía el mismo número en la batalla de Waterloo y considerando que Masséna probablemente estaba envejeciendo, francamente no quería el trabajo. De hecho fue invitado a tomar el té en el Palacio de Malmaison y la historia cuenta que después de haber rechazado tres veces la propuesta fue convocado a tomar el té en la residencia del Emperador en Malmaison, donde le dijeron – enfáticamente – que iría a España y tomaría el mando de este nuevo Ejército de Portugal. Ahora, uno de estos edecanes era un gentil capitán Denis, cuya hermana Henrietta estaba con Masséna, tenía que ser la amante de Masséna para esta aventura en España y se hizo conocida como Madame X1. Y hablaremos bastante sobre Madame X y no voy a mostrar todos mis argumentos esta etapa, solo darles unas pinceladas para las conversaciones que vendrán más tarde.

Pasemos a los acompañantes del ejército y quiénes serían acompañantes del ejército y ellas eran las esposas, pero la historia de cualquier ejército era extensa y notarían que los acompañantes del ejército consistían también en los carros del comisariado, que transportaban los suministros, los intendentes, los carros que transportaban las provisiones del ejército, enseres de los oficiales, los equipos para los campamentos, dinero, dinero, la caja de pagos, etc. Las vacas, caballos y mulas que transportaban el equipaje privado de los oficiales estaban incluidos en este grupo y el personal en el grupo incluía a los sirvientes de todos esos oficiales, los conductores y la intendencia, los policías, los sastres, y justo al fondo, las prostitutas.

También incluía a las esposas de hecho («common-law wives») porque no estarían en las listas del regimiento como he dicho. Una caravana de acompañantes en la Península con un ejército con las costumbres del siglo XVIII y en parte debido también al carácter de las naciones anfitrionas como aquí que nada era obtenido con la facilidad y el resultado neto es que estos grandes y extensas caravanas se hicieron más grandes y más extensas a medida que la campaña se desarrollaba.

La multitud de mulas y caballos presuponía que los conductores locales en la intendencia serían capaces de manejar esto y este no fue el caso en absoluto y, de hecho, muchos de estos propietarios de estas mulas, estas recuas de mulas o las recuas de bueyes, como se les conocía, tenían una reputación bastante mala y muchos se quedaron después de unos días con una gran cantidad de equipaje que se les había encomendado mover, particularmente aquellos que dijeron que trasladarían el «equipo» de los oficiales y que seguramente desaparecerían en la noche con todo el equipo de los oficiales para no ser vistos nunca más. Y, por supuesto, muchas de las personas en este grupo, pero debo decir que algunas de las esposas también fueron unas saqueadoras despiadadas y despojadoras de heridos y volveremos a ello hoy más tarde.

Roderick Merchant, del 36º de infantería, recordaba a una voluntaria portuguesa bastante seguro de quien era cuando escribió: “Desdobló ante mí y los demás un gran trozo de papel marrón en el que cuidadosamente había doblado, como un sándwich, varios pares de orejas de franceses».

Ahora bien, las mujeres de hecho o concubinas en campaña no tenían estatus oficial como dije ni apoyo: no tenían derecho a acompañar al ejército y no tenían derecho a ser repatriadas con su pareja y todo el resto del ejército al terminar la guerra. Por el año 1814, en Francia principalmente en Bayona y Burdeos, muchas de estas chicas se quedaron abandonadas en tierra. William Brass recuerda:

“Aquellas que habían seguido a los hombres a lo largo de los campos de batalla, curando sus heridas y compartiendo todos los rigores de la campaña con fidelidad y heroísmo ahora se quedaron en las playas mirando a los barcos que desaparecían y que se alejaban con sus compañeros y único medio de sustento. Seguro que no hubo escenas más conmovedoras en ningún momento que durante el período. Y hubo muchos lloros y lamentos de las Señoras.”

Y ese es un punto interesante porque muchos se unieron con chicas españolas y portuguesas, muchos de los soldados británicos encontraron particularmente a las señoritas españolas muy atractivas por razones obvias y tenemos una historia encantadora con la que terminamos hoy sobre un oficial del ejército británico que rescató a una niña española2 y la historia es interesante y termina en Sudáfrica, y que algunos de ustedes ya juzgarán de qué se trata.

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Ediciones Osprey trata también en de las acompañantes de los ejércitos en este caso en el ejército francés. (e)

ACOMPAÑANTES EN EL EJÉRCITO FRANCÉS: Los soldados del ejército francés podían casarse pero solo si demostraban que la unión tendría algún beneficio para el regimiento, ya que la mujer poseía un oficio útil como lavandera o costurera, de modo que podía mantenerse sin ser una carga para el regimiento. Esto significaba que el matrimonio era una empresa rentable para la pareja, especialmente cuando al soldado se le concedía permiso para servir como proveedor del batallón, y el reglamento controlaba el número de mujeres adscritas oficialmente al regimiento.

El ejército francés emitió numerosas regulaciones durante el período para controlar el número de mujeres que seguían a los ejércitos, estipulando el número que podía incorporarse oficialmente al regimiento. Estas mujeres desempeñaban su cometido en el suministro de alimentos, bebidas, tabaco, pipas de arcilla e incluso papel para escribir a las tropas. También había otros tipos de seguidores del campamento; los que no pertenecían a ningún regimiento pero podían seguir a los ejércitos y montar restaurantes y cafés en las principales zonas de los países conquistados. Además, estaban las blanchiseuses o lavanderas, que eran las esposas de los soldados a las que se pagaba para lavar la ropa del regimiento, con detalles interesantes sobre cómo se realizaba el lavado de la ropa. [4]

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1Masséna, visto el resultado de la campaña, se arrepentiría con el tiempo de haberla llevado consigo.

2Juana María de los Dolores de León Smith se había quedado huérfana con su hermana en Badajoz. Durante el sangriento y controvertido último asedio de la ciudad, las hermanas buscaron protección del caos del asedio y se encontraron con algunos oficiales británicos que encontraron acampando fuera de las murallas de la ciudad. Uno de ellos era el oficial Harry Smith, del 95.º Regimiento de Rifles, con quien se casó unos días después. Juana se haría popular entre los soldados y compartió el destino de su marido en España y posteriormente en Sudáfrica. Conocida como Lady Smith en sus últimos años, Juana Smith se conmemora directamente con el nombre de Ladysmith en Sudáfrica, en Canadá y en Whittlesey (Inglaterra), en la ciudad natal de su marido.


Nick Lipscombe MSc, FRHistS, es un historiador especializado en las Guerras Napoleónicas y, en particular, en la Guerra de Independencia. Ha escrito numerosos libros y artículos sobre asuntos relacionados con las guerras napoleónicas. Su primer libro, »An Atlas and Concise Military History of the Peninsular War» («Un Atlas y concisa historia militar de la guerra peninsular») se publicó en 2010 y fue seleccionado como el Libro del Año por el Daily Telegraph (Historia). Está reconocido como una autoridad mundial en las batallas y campos de batalla de la Península Ibérica y el sur de Francia. Su última obra es «The English Civil War: An Atlas and Concise History of the Wars of the Three Kingdoms 1639–51″, esta vez versando sobre los campos de batalla de la Guerra civil Inglesa.

Nick nació en 1958 en Angers (Francia) y sirvió durante treinta y cuatro años en el ejército británico, donde vivió un considerable servicio operacional. Fue condecorado con la estrella de bronce de Estados Unidos en 2006 (http://nick-lipscombe.net/).


Fuentes:

1 – «Wellington in Spain. A Classic Peninsular War Tour«. 12 a 19/09/2018 – Nick Lipscombe©, para «The Cultural Experience».

2 – «Following the drum: British women in the Peninsular War» – Sheila Simonson, Dissertations and Theses. Paper 3137, Portland State University, 1981. (https://doi.org/10.15760/etd.3129)

3 – https://en.wikipedia.org/wiki/Juana_Mar%C3%ADa_de_los_Dolores_de_Le%C3%B3n_Smith

4 – https://www.napoleon-series.org/book-reviews/books-on-military-subjects/napoleons-women-camp-followers/, por Paul chamberlain

Imágenes:

a – Westall, Richard, «Royal Artillery camp followers» (1810). Prints, Drawings and Watercolors from the Anne S.K. Brown Military Collection. Brown Digital Repository. Brown University Library.

b – St. Clair, Thomas Staunton, «Serro de Estrello on De Neve. The March of Baggage following the Army – May 16th 1811» (1812). Prints, Drawings and Watercolors from the Anne S.K. Brown Military Collection. Brown Digital Repository. Brown University Library.

c – https://www.alamy.es/foto-agnes-reston-la-heroina-de-matagorda-siege-de-cadiz-1810-164513569.html – [Alamy.com ID: KFJ6MH]

d – «British troops on the march» (1810). Prints, Drawings and Watercolors from the Anne S.K. Brown Military Collection. Brown Digital Repository. Brown University Library.

e – https://ospreypublishing.com/store/military-history/series-books/men-at-arms/napoleon-039-s-women-camp-followers

Recreación. Los Sitios de Zaragoza (11-13/03/2022)

Tiempo de lectura: 5 minutos

Nuestro corresponsal Byron acudió presto para cubrir la V edición de la Recreación de los Sitios de Zaragoza, que se desarrolló este fin de semana pasado en las calles de la Inmortal ciudad. Por problemas de agenda solo pudimos asistir a uno de los días, por lo que el reportaje fotográfico que acompañamos se limita al sábado por la mañana y mediodía, un día que – afortunadamente – Helios tuvo a bien bañar con sus calurosos rayos tras unos días de pronóstico climatológico incierto.

Desafortunadamente tampoco pudimos cubrir por la tarde como deseábamos la recreación del 1er sitio en la calle del Coso, porque el horario nos coincidía con el de nuestra vuelta a la estación de tren.

Tan solo aprovechar estas líneas para felicitar a la organización y a todos los participantes en la recreación por el nivel conseguido. Esta clase de actos siempre son arduos de organizar y requieren de una gran inversión en tiempo, conversaciones, incontables trámites y la indispensable ayuda de mucha gente detrás en labores que pocas veces son visibles. También queremos destacar la nutrida asistencia del público zaragozano para ver los desfiles, que siempre es un acicate indispensable para redondear actos como el que tuvimos la suerte de asistir y que nos dejó con ganas repetir la experiencia en un futuro.

CAMPAMENTOS PARQUE DEL TIO JORGE

DESFILE HACIA EL PUENTE DE PIEDRA

DESFILE POR LA CALLE JOSÉ PALAFOX


Imágenes:

a – Fotografías del autor.

b – Fotografías de X. Alcaraz

Recorrido por el Toledo napoleónico

Tiempo de lectura: 20 minutos

Esta semana recorreremos las calles de la ciudad de Toledo, que el historiador romano Tito Livio ya describió como «una pequeña ciudad, pero fortificada por su enclave» y cuyo centro histórico fue declarado por la Unesco Patrimonio de la Humanidad en 1986. Veremos algunos de sus antiguos edificios que nos recuerdan algunos de los aspectos de la ocupación francesa que tuvo la ciudad durante el periodo que abarca desde finales de 1808 hasta 1813, de la mano de algunos de los textos del que fuera Cronista Oficial de la provincia de Toledo, Fernando Jiménez de Gregorio, que subrayaba la importancia de los eventos acaecidos:

«El hecho que comentamos ha sido uno de los más trascendentales de los doscientos últimos años, sólo comparable con la última contienda civil. Por ello su estudio se hace imprescindible para conocer y explicar nuestra más reciente historia y poner, en lo posible, remedio a sus errores y despropósitos.»  

El puente de Alcántara, que sigue siendo una de las puertas de entrada a la ciudad. El 24 de mayo de 1809 José Bonaparte haría entrada en Toledo por este punto y saldría por la Puerta de Bisagra en dirección a Madrid. Según el cronista, no hubo entusiasmo ciudadano, «por falta de afecto que le tenían». [1]

LUGARES DEL TOLEDO NAPOLEÓNICO

Toledo, la Toletum de los romanos, que a través de los tiempos se convertiría en capital del reino visigodo, para convertirse en un importante enclave mozárabe y algunos siglos más tarde el centro de poder del emperador Carlos I, como la “Imperial Toledo”, fue uno más de los escenarios de los diversos vaivenes del conflicto armado de la Guerra de Independencia a partir de 1808, con una especial relevancia por su situación central en la Península, que la convertía en lugar de paso para las rutas hacia Portugal, Levante o el sur de la Península, y por su proximidad con la capital Madrid.

A finales de abril de 1808 la frecuencia cada mayor de presencia de tropas francesas provocaba recelos entre la población, acrecentados por la falta de estabilidad en la jefatura del reino por los hechos del Motín de Aranjuez. Siguiendo órdenes de Murat, el contingente de la división de Dupont en ruta hacia Andalucía (el mismo que sería derrotado en Bailén) tenía dispuesto alojarse en Toledo. Como era costumbre, se procedería al reparto de boletos para el alojamiento de las tropas imperiales en las casas de la ciudad: entre el 20 y 21 de abril corrió el rumor que Fernando VII denegaba el alojamiento a las tropas francesas, lo que provocó que, pese al inicial desmentido del corregidor Joaquín Santamaría, no se calmaran los ánimos de los exaltados habitantes y se originó un motín popular que al día siguiente se cebó en las casas del corregidor y diversos regidores, saqueando, robando sus enseres y muebles, que serían quemados en una gran hoguera en la Plaza de Zocodover.

Plaza de Zocodover
Proclama dirigida a los habitantes de Toledo, por el marqués de Coupigny. (a)

Tras la sonora victoria de Bailén uno de sus protagonistas, Antoine de Malet, marqués de Coupigny llegó con sus tropas de la 2ª División del ejército de Andalucía a la ciudad, entrando el 22 de agosto de 18081. Pero tras la retirada de las tropas francesas por encima de la línea del Ebro, se produjo la fulgurante entrada de Napoleón al frente de sus tropas por el norte del país para restablecer el ultrajado honor imperial y su dominio en la Península.

Una vez conseguido otra vez el dominio de la mayoría del territorio español – aunque con varias bolsas de resistencia patriota, en forma de maltrechos ejércitos regulares y partidas de guerrilleros – la imperial Toledo fue ocupada militarmente. El 13 de diciembre 1808, las tropas del mariscal Víctor, duque de Bellune, entraron en la ciudad y durante dos días la soldadesca dio rienda suelta a sus instintos, principalmente atentando contra edificios religiosos2. Casi un año después, se suprimieron las órdenes religiosas, con incautación de sus propiedades y el día 15 de septiembre de 1809 recibieron la orden de abandonar sus monasterios y conventos.

Plano de nuestro itinerario por Toledo. El recorrido es de aproximadamente unos 5 km.
Edificio del Alcázar de Toledo.  El 31 de enero de 1810 sufrió un incendio cuando los franceses mantenían un gran contingente de hombres y artillería en el Alcázar quedando en pie solamente la estructura principal del edificio. [6]
La Catedral Primada de Toledo (s. XIII), de estilo gótico de influencia francesa, construida sobre los cimientos de la antigua catedral visigótica. Con la ocupación francesa vería como se requisaban sus caudales en monedas y objetos de plata, convenientemente inventariados.
El Palacio Arzobispal, sede del gobierno francés en Toledo. Como exigencia de los ocupantes, los gastos del mismo correrían por cuenta del Ayuntamiento, circunstancia inusual hasta la fecha.
Ayuntamiento de Toledo. Al igual que en el resto de España, se sucedieron diversas etapas en las instituciones administrativas, desde el Antiguo Régimen borbónico, seguido por la administración impuesta por los invasores, que precedió a una breve etapa de acuerdo con la Constitución de 1812, para volver a las estructuras absolutistas con el regreso de Fernando VII.
Monasterio de San Juan de los Reyes, incendiado durante la ocupación francesa.

La cercanía de Toledo a Madrid (unos 70 km) también hizo que la ciudad se convirtiera, en varias ocasiones, en un lugar de paso de los viajes del impuesto nuevo monarca, José Bonaparte, entre los meses de abril de 1809 y enero de 1810, fuera por motivos propagandísticos3 o por necesidades militares, como sucedió durante la campaña de Talavera.

A nivel administrativo, el nuevo sistema josefino estableció la división francesa basada en prefecturas, y en 1810 la nueva Prefectura de Toledo se dividía a su vez en en tres subprefecturas, Toledo, Ocaña y Casarrubios del Monte. [1]

El palacio Lorenzana, que albergaría la Universidad de Toledo hasta 1845. Su fachada principal de orden jónico con la escalera de doble tramo y dos esculturas de Mariano de Salvatierra que representan la Ciencia y la Fama. La Universidad sería escenario de la creación del Batallón de Voluntarios de Honor (4/11/1808), integrado por profesores, alumnos, empleados y otros voluntarios ajenos a la institución universitaria4. El batallón se extinguió en 1810, siendo agregados sus restantes miembros en otros cuerpos como Distinguidos o como guardia de honor de la Junta Central tras los muros de Cádiz ese mismo año.
El guerrillero Juan Palarea (b)

Ya desde el mismo 1810 por exigencia de las autoridades y administración francesas se sucedieron las demandas en forma de contribuciones extraordinarias de varias decenas de millones de reales, tanto a la ciudad como los territorios limítrofes, que se repetirán en los años 1811 y 1812, aparte de las cuotas cotidianas por enseres y bebidas. Además de las contribuciones mencionadas se hacían frecuentemente derramas para el acopio de diversos cereales como trigo, cebada y paja [1] para soldados y caballerías.

Con los avatares de la guerra, también llegaron en su momento a Toledo las tropas inglesas de Wellington y las españolas aliadas de su ejército, así como algunas partidas guerrilleras como las de Juan Palarea «El médico» que el 20 de agosto de 1812 entró en la ciudad y se hizo cargo de la comandancia militar; las necesidades de avituallamiento de las tropas españolas en forma de requisas y contribuciones también chocaron con los intereses locales y al igual que con los ocupantes imperiales, se repitieron las maneras expeditivas de los militares para obtenerlas. Tras un breve paréntesis de desocupación francesa, el mariscal Soult se presentó en Toledo y volvió a exigir el pago de contribuciones, no solo en Toledo sino en Talavera y poblaciones vecinas a lo largo de 1812, que unido a las malas cosechas que se padecieron ese año incrementó las escaseces y la hambruna entre la población.  

Panorámica de la parte norte de la ciudad desde la bajada de la calle Real del Arrabal.
Las estrechas calles del casco antiguo…
…un reclamo a tiempos pasados.

Las consecuencias de la guerra fueron, al igual que en casi todo el resto de España, catastróficas a todos los niveles: Toledo se resintió durante muchas décadas de la pobreza en que le dejó la reiterada ocupación, la sociedad se ruralizó al perder su incipiente industria local y artesanal, se empobrecieron sus conjuntos urbanos por la destrucción de sus palacios y casas de religiosos, junto con la irreparable desaparición de obras de arte y archivos tanto parroquiales y municipales y la sociedad en su conjunto padeció la miseria y privaciones por todas las villas de la provincia. [1]

Fachada exterior de la Puerta Nueva de Bisagra, con la conocida águila bicéfala imperial .

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1”PROCLAMA DEL MARQUES DE COUPIGNY, COMANDANTE GENERAL DE LA SEGUNDA DIVISIÓN DEL EXERCITO DE ANDALUCÍA, A LOS HAVITANTES DE TOLEDO, CON MOTIVO DE LA ENTRADA DE LAS TROPAS DE SU MANDO EN ESTA CAPITAL

HABITANTES DE TOLEDO.

Hoy empezará a entrar en esta Ciudad la Segunda División del Exercito glorioso de Andalucia: la obediencia, y disciplina que sus Soldados han observado, y la justa confianza en los Gefes militares que los dirigen, han proporcionado sin duda unas Victorias, que harán inmortal nuestra Nacion, y afirmará la grata independiencia á que aspiramos. Por lo que os he merecido al llegar á esta Ciudad, (cuya gratitud será eterna en mi Corazon,) no dudo un momento del agasajo, y alegria, con que recibireis á mis valerosas Tropas, y de la intima amistad, y armonía que reynará entre ellas y vosotros. Todo desorden, toda confusion, y todo alvoroto popular en las actuales circunstancias, será un inconveniente, será un grande obstaculo para nuestra organizacion, y ulteriores convinaciones. Semejante sistema, cooperaria á los perfidos designios del Enemigo. La observancia de las Leyes, la tranquilidad, y subordinacion á los Magistrados en los Moradores de las Andalucias, han sido el ante muro, y principal movil de nuestros triunfos.

Salgo garante de la regularidad, y conducta de mis Soldados; y el que falte á los precisos deveres que lo constituyen; sufrirá inmediatamente el justo castigo.

Toledanos: me prometo que dareis exemplo de quietud, seguridad, y respeto á las Autoridades que os rigen: descansad en sus disposiciones; para que nuestras glorias no terminen, y tenga infaliblemente efecto el noble, y glorioso fin de nuestros afanes, y sacrificios. Quartel General de Toledo á veinte y dos de Agosto de mil ochocientos ocho. = Coupigny.”

2«Prendieron fuego al monasterio de San Juan de los Reyes, al de la Sisla, a la casa del arcediano de Talavera y a los conventos de Mínimos, Agustinos calzados, Mercedarios y Trinitarios descalzos. Incendiaron también el Carmen, Santísima Trinidad Calzada, Franciscanos descalzos, San Pedro Mártir e igual suerte cupo al colegio de Santa Catalina. Destruyen las ermitas de Santa Bárbara, la Guía, la Virgen del Valle, la Bastida, Nuestra Señora de la Cabeza y San Roque. Saquean la casa de la Dignidad titulada de Hurraca y la secretaría del Consejo de la Gobernación. Se llevan de la Obra y Fábrica de la Catedral setenta mil reales en metálico y hacen un inventario de la plata, que terminan llevándose también.» [1]

3La primera visita tuvo lugar el 24 de abril del 1809 y abandona nuestra ciudad al día siguiente para Madrid, vía Illescas. Acompañan al Regenerador, como burlonamente le motejan, algunos ministros. Visita la Catedral, la Universidad y el Alcázar. Se muestra sencillo de atuendo y de trato, tanto que las gentes no saben quién es el rey. Entrega valiosos regalos, entre ellos al oficiante de la misa que oye en la capilla de la Virgen del Sagrario. A petición del clero regular recibe a una comisión de cuatro prelados y después de tenerlos en pie durante los quince minutos que dura la audiencia, les acusó de ser los culpables de la situación de rebeldía del pueblo y les amenaza con deportarles. Salieron, dice el confidente, «hechos unos monos». [1]

4«Durante el mes de noviembre se recibieron 400 jóvenes de los 600 previstos, se encuadraron, y aunque sin apenas armamento se inició la instrucción, a la vez que se nombraron los distintos empleos de oficiales entre las distintas clases del profesorado, incluyendo 1 capitán, 4 tenientes primeros, 3 tenientes segundos, y 4 subtenientes, así como los oficiales superiores. Se definió también el uniforme que se vestiría: casaca larga de color natural de la lana, con vueltas, collarín y solapa de terciopelo carmesí, vivos y forro blancos, ojal y botón plateados, calzón y chaleco blancos y botín negros, y se eligió como bandera de la unidad, una blanca en la cual campeaba el escudo de la universidad toledana con la rueda del martirio de santa Catalina.» [2]


Fuentes:

1 – “Toledo y su provincia en la Guerra por la Independencia de 1808” – Fernando Jiménez de Gregorio, Temas Toledanos Serie VI, Toledo, 1980

2 – “Guía de la Guerra de la Independencia en la Provincia de Toledo” – VV.AA.,  Diputación Provincial de Toledo, 2008

3 – https://www.europeana.eu/en/item/110/_pandora_0000008933

4 -«El general Palarea. Un médico murciano en la Guerra de la Independencia» – Juan Torres Fontes, PDF Universidad de Murcia, 2009

5 – https://www.britannica.com/place/Toledo-Spain

6 – https://es.wikipedia.org/wiki/Alc%C3%A1zar_de_Toledo

7 – https://www.defensa.gob.es/portaldecultura/cultural/fortificaciones/castillaLaMancha/

fortificacion_45.html

Imágenes:

a – https://www.europeana.eu/en/item/110/_pandora_0000008933

b – «El general Palarea. Un médico murciano en la Guerra de la Independencia» – Juan Torres Fontes, PDF Universidad de Murcia, 2009

c – Fotos del autor.

Las Islas Medas en 1808-14

Tiempo de lectura: 15 minutos

Las Islas Medas que emergen frente a la costas de la pequeña ciudad de L’Estartit, en Gerona, son un enclave turístico y un lugar bien conocido de los pescadores y buceadores de la región. Refugio de piratas durante largas épocas, durante la Guerra de Independencia las islas jugaron un papel singular por cuanto su posesión representaba un punto de paso obligado para la navegación por las costas catalanas y un momentáneo punto de resguardo para las embarcaciones.

Tras la guerra, a mediados de siglo se construyó un faro y una pequeña guarnición militar ocupó el enclave hasta finales del siglo XIX. En la actualidad la parte emergida de las Islas Medas es una reserva natural integral y no se puede acceder sin autorización de las autoridades del parque natural.

UN POCO DE HISTORIA

Las islas Medas, resaltadas en amarillo, en un mapa datado en 1668, por el Chevalier de Beaulieu (a)

Las Islas Medas fueron ya pobladas y utilizadas como lugar de enterramiento por los romanos, como ha demostrado el hallazgo de tégulas, ceràmica y otros objetos diversos.

Durante la Edad Media, en 1178, los musulmanes mallorquines saquearon e incendiaron la isla, y en tiempos de Martín el Humano, el monarca planeó fortificar la isla debido a los frecuentes actos de piratería y poder establecer allí un monasterio de los caballeros de San Juan de Jerusalen, proyecto que intentó llevar también a cabo su sucesor, Fernando de Antequera. El monasterio no llegó a edificarse, construyéndose una capilla y ampliandose la torre de defensa existente. En plena construcción de las mismas en 1442, la isla fue asaltada por embarcaciones genovesas, que quemaron la capilla de San Miguel y sus dependencias, y convirtiéndo desde entonces la isla en un refugio de piratas. El conjunto de las edificaciones desapareció en 1522, por un derrumbe de la parte occidental de la isla.

En el año 1655 las islas fueron ocupadas por un contingente armado francés que se vió obligado a abandonarlas posteriormente en el año 1670 por la acción de una expedición militar proveniente de Barcelona que había levantado anteriormente un asedio en Palamós.1

Como consecuencia de la guerra contra la Convención, en el año 1794 los franceses que tomaron posesión de la isla construyeron una fortificación. Los por entonces aliados ingleses recuperaron el archipiélago pero lo volvieron a perder tiempo después. Las islas también sirvieron durante un tiempo de prisión militar.

Concluida la guerra de Independencia, quedó en la Meda Grande una pequeña guarnición que fue disminuyendo gradualmente hasta su desapareción definitiva en 1890. A principios de los años 30 del siglo pasado la Meda fue definitivamente abandonada por el hombre.3

El faro existente es un punto de referencia para los navegantes que navegan entre L’Estartit, las islas Medas y el cabo de Bagur. El viejo faro del año 1866, se automatizó en 1923 con acumuladores suecos de gas acetileno, y en 1930 se cambió por otro sistema rotativo y automático. El año 1982 se rehizo la torre del faro con la instalación de una nueva óptica.6

Una fotografía de los años 30 de Vicente Fargnoli, con el faro y algunas construcciones que se veían ya invadidas por la vegetación (b)

LA OCUPACIÓN NAPOLEÓNICA

Según el Estado Militar de 1808, el gobernador del fuerte de las Medas era el capitán D. Andrés Yoly, lo cual nos indica la presencia de una guarnición militar, suponemos que de pequeña entidad, a principios del siglo XIX.

Adolfo Blanch señala que en los últimos días de abril de 1810 el gobernador era Agustín Cailleux Scompremant (¿un emigré?), que se negaba a entregar la isla a los imperiales, aunque esta fuera ocupada tiempo después por las tropas francesas. La isla no dejaba de ser un enclave estratégico enmedio del conflicto por su ubicación, facilitando el cabotaje de la costa y negando a los buques ingleses un posible refugio.

Luis de Lacy (c)

Entre agosto y septiembre de 1811 el por entonces capitán general de Cataluña, Luis de Lacy y Gautier, vió la necesidad de tener un punto de importante de aprovisionamiento para el ejército y un punto fuerte en la costa para poder comunicarse con la escuadra aliada. Al no poder contar con la fortaleza de San Fernando de Figueras, pronto reparó en las Medas, que aunque ocupadas por los franceses no disponían de efectivos importantes ocupando las mismas. El 27 de agosto, una fuerza de unos 150 efectivos al mando del coronel inglés Green, secundado por el barón de Eroles, embarcaron en la fragata británica Indomitable con rumbo a la isla. El 29 de agosto desembarcaron en la ínsula con algunas piezas de artillería y procedieron a sitiar a la escasa guarnición. El 1 de septiembre los imperiales aparecieron asimismo en la villa de L’Estartit, emplazando piezas de artillería y obuses en el cabo de la Barra, y comenzaron a bombardear a los desembarcados en la zona de atraque (las islas se encuentran a una distancia de unos 900 metros del punto más cercano de la costa).

La guarnición enemiga fue hecha prisionera junto con algunas piezas de artillería pesada, a pesar del fuego realizado desde la costa. Pronto se pensó por parte de los mandos españoles en habilitar la isla como una verdadera fortaleza para depósito e instrucción de las tropas y varias dependencias auxiliares, pero la realidad era otra: la escabrosidad del terreno planteaba una gran dificultad para la construcción de dependencias en un punto que estaba muy cercano a la costa, por entonces con varios enclaves en manos del enemigo. Al no haber una perspectiva clara de relevo por parte de las tropas españolas, y habiendo fatigado a sus hombres en tratar de fortificar algunos puntos de la isla, los ingleses propusieron volar el fuerte y abandonar las islas definitivamente, lo que se hizó efectivo por la noche del 2 a 3 de septiembre.

Uno de los proyectos de Massanés, de 14 de noviembre de 1811, con parte de las obras ya ejecutadas: «Plano geométrico de las Yslas Medas que manifiesta su situación con respecto al Cap de la Barra y Pueblo de Estartid, Obras provisionales de defensa y civiles que se han executado, como igualmente un proyecto de la Fortificación estable que puede adaptarse, con la idea de un plan de Población y tres proyectos para unir las dos Yslas con el objeto de formar un puerto que proporcione la posible seguridad á las embarcaciones» (d)

Pero el propio Lacy no cejaba en su empeño de ocupar la Meda Grande como punto estratégico, y el 12 de septiembre volvió él mismo con la fragata británica Undaunted, junto con unos 200 hombres. Lacy envió a parte del contingente a atacar las baterías costeras de L’Estartit (los franceses ya se habían retirado por entonces) y puso al teniente coronel de zapadores José Massanés al mando de las obras de fortificación y le nombró gobernador de la isla.

Manuel Llauder y Camín.

Los franceses volvieron a la población el día 19, pero un desembarco de las tropas que se hallaban acantonadas en las Medas los redujo. En noviembre los imperiales repitieron la intentona, disparando desde una batería de morteros y obuses a la derecha del cabo de Barra, a unos 1.400 metros de distancia, que no provocó daños de importancia.

Ya por entonces Massanés concluía el reducto que debía flanquear el punto de la Guixera (Las Gaicheras), y habilitaba un nuevo desembarcadero en la isla del castillo, hacia la parte de mediodía, inutilizando el que miraba al pueblo de L’Estartit, que batía de lleno la artillería enemiga.4

Ya en el año 1812, más concretamente el 19 de mayo, el nuevo gobernador el coronel Manuel Llauder (al que conocimos como edecán de O’Donnell en septiembre de 1810) realizó algunas acciones de ataque a la costa para tratar de inutilizar las baterías enemigas y un fuerte ubicados frente a la isla, intentona que repetiría días después. Las islas se conservaban también en poder español para el resguardo de los ligeros barcos corsarios catalanes que acechaban a sus presas por la costa con la ayuda en ocasiones de las naves británicas.

Mapa de las islas y sus fortificaciones en un Portulano de 1813 (e)

BREVE RECORRIDO FOTOGRÁFICO

Vista de las Islas Medas con Google Earth y algunos de sus puntos significativos. La isla Meda Grande alcanza en algunos puntos los 70 metros de altura y la Meda Chica unos 40 metros.
El pequeño islote de El Medallot, a la izquierda, frente a la Meda Grande.
La isla Meda Grande con la diminuta silueta del faro que la corona.
La Cueva del Demonio, entre la Punta de Deu a la derecha y la Pota de Llop (Pata de Lobo) a la izquierda.
Por espacio de muclio tiempo las islas fueron una importante zona para la pesca del coral, hoy ya abandonada; en sus profundidades se abren grandes grutas que han sido objeto de diversas
exploraciones y estudio por parte de los buceadores.
Los salientes de la Punta de la Galera y la Pota de Llop.
El Cavall Bernat a la izquierda y las Cuñas Grande y Pequeña.
La imponente silueta del Cavall Bernat.
Rodeando el Cavall Bernat y la Cuña posterior.
Las Cuñas Grandes y Pequeñas, «Tascons» en catalán.
La Meda Chica o Pequeña, en el centroderecha.
Las rocas calcáreas y margas que conforman gran parte de la isla y que explican en parte la dificultad en acondicionar construcciones en su superficie unos doscientos años atrás.


Fuentes:

1 – «Las fortificaciones en las Islas Medas» – Jaime Pumarola, Revista de Girona, nº 12, 1960, pp. 36-37

2 – «El cors a l’Empordà durant la Guerra del Francès» – Gabriel Martin Roig, Revista del Baix Empordà, pp. 6-17

3 – «Els sistemes naturals de les Illes Medes» – J. Ros, I. Olivella, J.M. Gili, IEC, Arxius de la Secció de Ciències LXXIII, Barcelona, 1984

4 – “Historia de la Guerra de la Independencia en el antiguo Principado“. Tomo II – Adolfo Blanch, Imprenta y Librería Politécnica deTomás Gorchs, Barcelona, 1861

5 – Estado militar de España. Año de 1808. En la Imprenta Real

6 – Patrimoni històric del Baix Ter: Les Illes Medes (patrimonihistoricbaixter.blogspot.com)

7 – https://www.oirealtor.com/noticias-inmobiliarias/los-faros-de-catalunya-maravillas-del-patrimonio-maritimo/

8 – «Las Islas Medas: Pasado, presente y futuro» – Dafne Jácome Sanz, Biol. on-line: Vol. 3, Núm. 1 (Febrero de 2014)

Imágenes:

a – https://cartotecadigital.icgc.cat/digital/collection/atles/id/632/rec/1

b – «Una plaça forta oblidada a les Medes» – Candi Mundet y Antoni Roviras, Pdf (24/11/2010)

c – By Garcia – http://hemerotecadigital.bne.es/issue.vm?id=0001356541&search=&lang=es, Domini públic, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=94597755

d – https://bvpb.mcu.es/independencia/es/consulta/resultados_ocr.do?id=2151&forma=ficha&tipoResultados=BIB&posicion=5

e – https://bibliotecadigital.rah.es/es/consulta/resultados_ocr.do?id=1538&forma=ficha&tipoResultados=BIB&posicion=1 – (Portulano de las Costas de la Península de España, Islas adyacentes y parte de la Costa de África (1813)

f – Fotografías del autor.

El Puente del Diablo (Martorell) en 1808-14

Esta semana gracias a nuestro corresponsal Byron os damos cuenta de la visita al Puente del Diablo (Pont del Diable) que se encuentra entre los términos municipales de Martorell y Castellbisbal en la provincia de Barcelona y que, pese a parecernos a primera vista casi acurrucado sobre sus amplios arcos de piedra ya superado en altura por las modernas autovía y autopista, se yergue aún inamovible por encima de curso del caudaloso Llobregat, sin duda recordando su pasado milenario y que ha sido testimonio del paso de los soldados de las legiones romanas y entre otras, hasta hace unos escasos doscientos años, las tropas francesas y aliadas del emperador Napoleón.

Una imagen actual del puente sobre el rio Llobregat, apenas perceptible tapado por la vegetación.

UN POCO DE HISTORIA

El Puente del Diablo es uno de los escasos restos que se conservan de la red viaria romana (la conocida Via Augusta) del curso bajo de los rios Llobregat y Anoia. Su construcción está datada entre los años 8-9 a.C.,* y fue llevada a cabo por tropas de las legiones romanas. El arco de triunfo, situado en la entrada izquierda del Llobregat, es la estructura de época romana más importante que se conserva del puente. Semejante al famoso Arco de Bará, pero mucho más sencillo, dispone de una pilastra de orden corintio a cada lado que sostiene el entablamento. Se cree que tenía una función honorífica y de límite territorial.10

Una de las reproducciones más antiguas (1735) que se conocen del puente con una inclinación más acusada que la actual, que corresponde a la construcción de 1283, que aasentó la estructura del puente gótico sobre los restos del romanao que se conservaban. Las barandas y la cubrición del elemento central se realizarían en el año 1768. Se distingue la cubierta de la capilla de San Bartolomé sobresaliendo por la izquierda. Al fondo la silueta de las montañas de Montserrat. (a)

El arco fue reformado posteriormente en la época medieval entre los siglos XIII y XIV ya que una riada se llevó parte del puente en los años 1143 y 1283 (en este último año se produjo la reforma del arco occidental que duró hasta 1295). La reconstrucción del puente, también llamado de Sant Bartomeu por la capilla románica que había junto a él o puente de piedra, fue una obra de gran importancia y para este fin se recaudaron e impusieron tributos especiales durante mucho tiempo. El proceso de transformación de la red viaria, sobretodo a partir del siglo XVIII, propició numerosas intervenciones en el puente y su entorno, como la construcción de la caserna de caballería. También el famoso ingeniero militar Juan Martín Zermeño acometería unas reparaciones del puente en 1768.

En 1928 se realizaron unas obras de restauración consistentes en limpiar la vegetación que lo cubría y diversos trabajos de consolidación. Por Decreto-ley de 3 de junio de 1931 el puente fue declarado monumento histórico-artístico.

El 24 de enero de 1939 el puente fue volado por el ejército republicano en retirada en los instantes finales de la Guerra Civil. El 20 de abril de 1961 se iniciaron los trabajos de reconstrucción del gran arco gótico central que duraron hasta el año 1962. La demolición de las casas situadas junto al estribo del puente de Martorell puso al descubierto restos de los sillares romanos, y la del antiguo matadero municipal (1990), permitió localizar los restos de la capilla de San Bartolomé (Sant Bartomeu).6

El puente hasta 1939. (b)

MARTORELL Y SU PUENTE EN LA GUERRA DE LA INDEPENDENCIA

Inmediatamente después de la guerra de Sucesión, la ciudad de Martorell se convirtió en un centro de concentración e intendencia del ejército, y en 1723 se proyectó la construcción del edificio cuartel de las caballerizas para poder alojar a los soldados y no recurrir a los domicilios de sus habitantes como tradicionalmente ocurría.

Durante la Guerra de Independencia las vicisitudes por las que pasó la ciudad de Martorell fueron similares a las de otros municipios que se vieron implicados en el conflicto en la zona. El Puente del Diablo pronto cobró importancia desde el punto de vista militar y estratégico, ya que sólo se podía atravesar el río Llobregat en este punto o a unos 12 kilómetros hacia el sureste por el puente de las Quince Arcadas, en Molins de Rey.

Jean Charles Langlois, capitán y antiguo edecán del mariscal Saint Cyr, viajaría a Cataluña en 1826 para reproducir varios de los lugares pintorescos de la región o donde se trabaron algunos de los combates más recordados. Sus trabajos serían publicados en fascículos de cuatro grabados cada uno, con el título de «Voyage pittoresque et militaire en Espagne-Catalogne» entre 1826 y 1830.

En los primeros compases de la contienda el general Schwarz saldría de Martorell a primeras horas de la madrugada del 6 de junio de 1808 con sus tropas para apoderarse de Manresa, en lo que sería uno de los primeros descalabros franceses en Catalunya en las acciones que se trabaron en las alturas de El Bruch y Can Massana.

Días más tarde, tras la primera tentativa fallida, el general Chabran llegó con su división a Martorell a las dos de la tarde del día 18 de junio, pero solo él con su Estado Mayor se hospedaron en la villa, acampando el resto de las tropas en el llano cercano, en lo que también sería un nuevo revés para los imperiales en el Bruch. Tras estas acciones consecutivas en el tiempo, San Baudilio (Sant Boi), Molins de Rey y Martorell serían saqueados y quemados por las tropas francesas.

Ayuntamiento de Martorell

Mientras se producían los primeros asedios en Gerona el conde de Caldagués y más concretamente el coronel Juan Baget habían reunido en varias compañías a somatenes, migueletes y soldados regulares dispersos, fortificando con ellas y con varios cañones procedentes de otras plazas la llamada línea del Llobregat, que se extendía desde San Baudilio (Sant Boi) a Martorell, guardando los caminos de Garraf, Ordal y Esparraguera.

Posteriormente también el general Vives trasladaría el 9 de noviembre de 1808 su cuartel general a Martorell, habiendo aumentado sus fuerzas y planeando el ataque a Barcelona antes que se internaran en Cataluña las tropas francesas del 7º cuerpo de ejército del general Saint-Cyr.

Durante la guerra el ayuntamiento de Martorell se erigió en Junta de Defensa del Corregimiento de Barcelona, debido a la ocupación de esta última durante prácticamente todo el conflicto.

Pero si hay un nombre que va ligado desde entonces hasta el final de la guerra a Martorell es el de José Manso (cuya biografía repasamos en su momento), ya que el futuro general instaló en varias ocasiones su cuartel general en Martorell o en la cercana Pallejá. Se produjeron varios hechos de armas de las tropas comandadas por Manso contra los franceses y sus aliados del general Mathieu en la zona comprendida entre Martorell y el puente de Molins de Rey así como en Sant Andreu de la Barca.

Croquis de las acciones más conocidas de José Manso, que irradiaban desde la villa de Martorell hacia las poblaciones limítrofes. La Línea del Llobregat, marcada con trazo rojo discontinuo y que se extendía desde San Baudilio de Llobregat (actual Sant Boi) hasta Martorell, teniendo la vanguardia en Pallejá y que vigilaba los caminos que discurrian por el Garraf, Ordal y Esparraguera. (c)

Esto también le dio la oportunidad de poder impedir la voladura del mismo Puente del Diablo en el año 1811; se trataba de una orden dada por el entonces jefe del Ejército en Cataluña, el general Luis Lacy, aduciendo razones estratégicas que Manso finalmente consiguió anular.

En 1813, Martorell sería el punto al que se dirigieron las tropas del general Decaen durante la batalla del Coll de l’Ordal -entablada contra tropas hispano-británicas- para organizarse y atacar posteriormente San Sadurní y Villafranca, que sería tomada por las tropas de Suchet el 13 de septiembre.

En 1814, las guarniciones francesas evacuadas de las plazas de Monzón, Lérida y Mequinenza por un engaño urdido entre otros por el barón de Eroles y Van-Halen, conforme se les permitiría regresar a Francia, fueron apresadas finalmente en Martorell y la gran mayoría enviadas por orden de la Regencia a Zaragoza.

También recogemos una anécdota local con la llegada de Fernando VII a Martorell procedente de Terrassa y que, tras atravesar el puente del Diablo, al bajar del carruaje quería fusilar al alcalde, por el trago que le había hecho pasar. Seguramente como se debía hacer, se debió arreglar el camino para que fuera practicable para la comitiva real, pero lo que no hubo manera de arreglar era el paso por las pronunciadas y estrechas pendientes del puente.2

Con motivo de la guerra y una vez concluida esta, en el año 1816 la ciudad recibiría el título de “La muy noble y muy leal ciudad de Manresa”.

Un dibujo del Puente del Diablo (1839) de Francesc X. Parcerisa, con el antiguo cuartel de caballería al fondo a la izquierda y la capilla de San Bartolomé, casi imperceptible, enmarcada por el arco central (a)

REPORTAJE FOTOGRÁFICO

Restos de la capilla de San Bartolomé
Placa conmemorativa (1996)

Los restos de la antigua ermita de San Bartolomé (Sant Bartomeu), de unas dimensiones aproximadas de 13 x 6,5 m, se encuentran situados al lado del acceso desde la villa al Puente del Diablo, por el margen derecho del rio Llobregat. Los primeros documentos de la misma datan del año 1208, durante el siglo XVI se encontraba en muy malas condiciones y en la Guerra de Independencia fue utilizada como granero. Fue destruida en 1835, posteriormente el ayuntamiento contruyó un matadero en el mismo lugar, que fue derribado en 1990 y las excavaciones posteriores permitieron redescubrir los restos de la ermita.9

La placa conmemorativa se encuentra situada encima de un pequeño pilar de piedra. La leyenda grabada sobre la plazca de bronce reza:

«EN MEMÒRIA DELS MORTS DE LA GUERRA DE SUCCESSIÓ (1705-1714) I LA GUERRA DEL FRANCÈS (1808-1814) ENTERRATS AL FOSSAR DE SANT BARTOMEU I DE TOTES LES PERSONES SEPULTADES EN AQUEST CEMENTIRI AL LLARG DE LA SEVA HISTÒRIA.

MARTORELL, 11 SETEMBRE 1996″.

«EN MEMORIA DE LOS MUERTOS DE LA GUERRA DE SUCESIÓN (1705-1714) Y LA GUERRA DEL FRANCÉS (1808-1814) ENTERRADOS EN EL FOSAR DE SANT BARTOLOMÉ Y DE TODAS LAS PERSONAS SEPULTADAS EN ESTE CEMENTERIO A LO LARGO DE SU HISTORIA

MARTORELL, 11 DE SEPTIEMBRE DE 1996″.

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* El aparejo romano acolchado y grande lleva grafiado en su superfície las letras CCO, documento epigráfico de las marcas de las legiones que trabajaron en su construcción (III – Macedonica, VI – Victrix y X – Gemina). El aparejo románico, yuxtapuesto está formado por sillares de dimensiones más pequeñas organizados en hileras regulares [3 y 6]


Fuentes:

1.- “Mapes de Patrimoni Cultural” – Placa de l’ermita i fosssar de Sant Bartomeu” – Diputació de Barcelona.

2.- “L’evolució històrica de la xarxa viària entre el Llobregat i el Foix. Des de l’època romana fins el tercer decenni del segle XX” – Miquel Vives Tort, Facultat de Geografia i Història de la Universitat de Barcelona.

3.- “Memòria de la prospecció arqueològica preventiva del tram Martorell-Castellbisbal, línia d’alta velocitat Madrid – Barcelona – Frontera Francesa” – Montse Freixa i Vila, Direcció General del Patrimoni Cultural, Departament de Cultura i Mitjans de Comunicació, Generalitat de Catalunya.

4.- https://sabarca.cat/historia/7

5.- https://monuments.iec.cat/fitxa.asp?id=81

6.- https://turisme.elbaixllobregat.cat/es/monuments-visites/pont-del-diable

7.- http://museu.molinsderei.org/docs/itinerari_guerra_del_frances.pdf

8.- https://www.bibliotecaspublicas.es/martorell/infolocal.htm

9.- https://estimadaterra.wordpress.com/2019/04/04/restes-de-lermita-i-fossar-de-sant-bartomeu-de-martorell/

10.- http://losfolloneros.blogspot.com/2014/03/torretes-castells-i-mines-martorell-2014.html

11.- https://www.todocoleccion.net/coleccionismo-revistas-periodicos/ano-1962-historia-construccion-puente-romano-martorell-pont-diable-arco-romano~x56731381#sobre_el_lote

12.- http://www.cemartorellencs.com/gravats-del-pont-del-diable

13.- «Historia visual de Martorell» (2003) – Pdf

14.- http://www.martorell.cat/martorell/el-municipi/historia.htm

Imágenes:

a.- http://www.cemartorellencs.com/gravats-del-pont-del-diable

b.- https://www.todocoleccion.net/coleccionismo-revistas-periodicos/ano-1962-historia-construccion-puente-romano-martorell-pont-diable-arco-romano~x56731381#sobre_el_lote

c.- «El invicto Conde del Llobregat y los hombres de Cataluña en la Guerra de Independencia» – Isidro Clopas Batlle, Publicaciones de la Sección de Prensa de la Diputación Provincial de Barcelona, 1961

d.- Fotografías del autor.

La acción de la Bisbal (14/09/1810) (y II)

Tiempo de lectura: 30 minutos

Esta semana veremos la segunda y última parte que dedicaremos a los principales combates que se dieron en la Acción de La Bisbal, así como un pequeño reportaje fotográfico de los lugares y los textos de la capitulación, el despacho de Schwarz a MacDonald ya estando prisionero en Tarragona, y una interesante carta1 de un oficial de la Confederación del Rin sobre las condiciones en que se encontraba su contingente y la noticia de que esperaban un probable ataque que sería el que se produjo finalmente en La Bisbal. Posteriormente, muchos de aquello soldados, en particular los soldados de Anhalt, entraron al servicio del ejército británico en España.

LA ACCIÓN DE LA BISBAL (Cont.)

O’Donnell marchaba con el regimiento de Numancia, 60 caballos de Húsares Españoles y unos 100 hombres de infantería voluntarios de los regimientos de Iliberia, Aragón y Gerona, y cerrando la marcha el resto del regimiento de Iliberia. Mandó al resto de la división a las órdenes de Campoverde, que siguiese por Llagostera para situarse en el Valle de Aro, de cuerpo de reserva, y cortase toda comunicación al enemigos en caso de retirarse de los puntos que ocupaban. El general español se dirigió por Cassá de la Selva, y a pesar de la distancia de 8 horas de camino desde Vidreres hasta La Bisbal, y con frecuentes desfiladeros, completó la distancia con la caballería y los 100 hombres indicados en poco mas de 4 horas [2].

El Puente Viejo (Pont Vell) construido en el año 1606, el más antiguo de los cinco puentes sobre el río Daró, que daba entrada a las murallas de la vila medieval por el camino de Gerona, y que también fue escenario de los combates.

El general Schwartz en ese momento disponía en La Bisbal de 123 soldados, 22 coraceros y 9 artilleros. Ya frente a La Bisbal, en poco tiempo los Húsares Españoles tuvieron tomadas todas las avenidas y habían hecho prisionera a las patrullas de coraceros imperiales que se hallaban en los alrededores. La infantería entró en la población. Schwartz ya se había encerrado con todas sus tropas de infantería en el Castillo de la Bisbal (un antiguo palacio-residencia obispal) y la infantería española tomó los edificios inmediatos y accedió al campanario de la cercana Iglesia de la Piedad (a un escaso centenar de metros de distancia), rompiendo un vivo fuego contra el castillo. Con la esperanza de ser socorrido por las tropas de los puestos cercanos, Schwarz rechazó toda propuesta de capitulación que le hacían los españoles.

El Castillo de La Bisbal
Plano del castillo y su entorno y alzado de la fachada principal, según Daigremont, capitán del 2º regimiento de Génie (ingenieros), realizado durante la ocupación francesa de los 100.000 hijos de San Luis en 1823. La puerta inmediata a la izquierda de la principal fue tapiada con posterioridad en el mismo siglo XIX, ya que se habilitaron sus dependencias de planta baja para su uso como presidio.
Una vista de la actual plaza del Castell y los edificios que la delimitan desde el primer piso del edificio.
La Iglesia de la Piedad (1788) y su campanario.
Interior de la Iglesia.

Desde Torroella de Montgrí acudieron cerca de un centenar de soldados y unas pocas decenas de coraceros que fueron puestos a la fuga por la caballería de los dragones de Numancia (que estaban con la reserva) que mandaba el brigadier Sanjuan. Los coraceros huyeron y la infantería quedó prisionera con la impedimenta que llevaban. Obstinándose todavía Schwarz en no querer rendirse, se trató de prender fuego a las pesadas puertas de la entrada y el mismo O’Donell que había ido a comprobarlas, recibió un tiro de mosquete en la pierna derecha.

Al rato llegó por el camino el resto del regimiento de Iliberia, y cuando ya anochecía se conminó a la rendición al general francés y los dos bandos aceptaron la capitulación2 de las fuerzas defensoras.

El general Schwarz, junto sus oficiales y las tropas prisioneras salieron hacia San Feliu de Guixols al amanecer del día siguiente para ser conducidos prisioneros en barco hacia Tarragona, desde donde Schwarz comunicaría la capitulación al mariscal MacDonald el 24 de septiembre3.

O’Donnell, herido en su pierna derecha, embarcó  en el HMS Cambrian junto con los prisioneros en Palamós el 17 de septiembre y llegaría a Tarragona dos días más tarde.

LAS OPERACIONES EN LA COSTA

Salió Fleires de San Grau a las dos de la mañana y dividió su fuerza en tres columnas:

– 250 infantes del batallón del América y 20 caballos de Húsares Españoles al mando del coronel Juan María de  Gámiz, con el mismo Fleires  hacia S. Feliu;

– 300 infantes del batallón del Tarragona y 20 Húsares Españoles al mando del coronel Aldea hacia Palamós;

– 150 hombres de ambos cuerpos para servir de reserva con el capitán Boubire del Tarragona, como reserva.

Imagen actual de San Feliu de Guixols desde el mirador.

En San Feliu, Fleires separó dos grupos de 30 hombres en las alturas de Pachot y 20 hombres por el camino de Palamós para tomar posiciones de apoyo y el resto entró en la villa tocando a degüello (es decir, sin prisioneros) bajo un intenso fuego hasta la playa ,donde hicieron rendirse a los soldados de un fortín a la izquierda del puerto y posteriomente a los que se encontraban en el Pachot. Se capturaron 2 cañones de 24, uno de 4, 8 oficiales y 270 soldados.

Plano del puerto de S. Feliu de Guixols (1813) (b)
Plano del fondeadero de Palamós (1813) (b)

El coronel Aldea con sus hombres rodeó un molino fortificado a las alturas de Palamós, rodeando Calonge y atacó el molino, enviando grupos de soldados por el centro y flancos del pueblo.

Tras unas horas de intenso tiroteo con la guarnición del castillo (sería el de Sant Esteve?) se tomó al asalto y la guarnición se hizo prisionera. Los 30 hombres del grupo de la derecha atacaron la batería del puerto y clavaron los dos cañones (uno de 16 y un obús real) que abandonó la dotación. La fragata HMS Cambrian (del capitán William Fane) con sus botes, la española Diana (su capitán era José Salas) y los faluchos secundaron el ataque. Se tomaron dos cañones de 24, uno de 16, un mortero y un obús real, 7 oficiales y 255 prisioneros, sin incluir las bajas.

Palamós en una imagen actual.

A las 12 del mediodía del día 15 Fleires salió de Palamós con el batallón de Tarragona y 45 caballos para tomar el castillo de Calonge, intimando a la guarnición del castillo a su rendición y luego llegar a La Bisbal. Se informó al gobernador del castillo de la rendición de las otras poblaciones y este se entregó con su guarnición: en total, 67 hombres y dos oficiales, que fueron conducidos a Palamós con un destacamento del Tarragona.    

El castillo de Calonge (referenciado desde el siglo XII).
Perspectiva aérea del castillo en un panel informativo.

En Begur el 10 de septiembre se realizó un desembarco a las 6 y media de la mañana en la cala de Sa Riera con 130 hombres (Voluntarios de Zaragoza, marines reales británicos, Tiradores de Doyle4 y una partida de la fragata Diana), donde el destacamento enemigo que se había posicionado se retiró al castillo de Begur. Doyle cogió un tercio de su destacamento, 39 hombres, y se desplazó hasta Sa Tuna donde había una batería de cañones, dejando el resto de la tropa para vigilar el castillo. En Sa Tuna frente a un contingente enemigo formado para enfrentarlo, consiguió hacer 42 prisioneros y 4 cañones de 24 y uno de 4. Doyle hizo destruir y volar todas las baterías, torres, casas fuertes y castillos de la costa, de modo que no quedara un solo punto de apoyo hasta Rosas.

Vista lateral de la torre del castillo de Begur (1930), por V. Fargnoli
Vista del castillo desde los restos de la torre.
Panorámica desde el castillo hacia el norte, con las poblaciones próximas y las Islas Medas.

LAS CONSECUENCIAS

Después la capitulación, por parte francesa el general Schwarz, a quien los reiterados correos habían informado del movimiento de los españoles, fue fuertemente acusado de no haberse retirado, a su debido tiempo, a Gerona. Por otro lado, el general Baraguey d’Hilliers, su superior, también fue criticado por no haber rescatado a tiempo a la brigada alemana. Sea como fuere, el resultado de la incursión de O’Donnell debilitó aún más a las tropas de la Alta Cataluña, en constante lucha contra los españoles. Las guerrillas se volvíeron cada vez más atrevidas; incluso invadieron territorio francés, recaudaron contribuciones y tomaron rehenes en la pequeña ciudad de Saint-Laurent de Cerdans.

Por parte española, la expedición a La Bisbal fue considerada por las Cortes como una de las de mayor mérito de la guerra, por lo que se concedió al general O’Donnell el condado de La Bisbal (25 de octubre de 1810) y a todos los que en ella tomaron parte otra condecoración diseñada por su propio jefe: la Cruz de Distinción de La Bisbal, San Feliú y Palamós5.

Para reponerse de su herida que le dejaría cojo para el resto de su vida, O’Donnell se retiró a Mallorca, circunstancia que fue aprovechada por el jefe interino del Ejército de Cataluña entre febrero y junio de 1811, el marqués de Campoverde, para desatar una campaña de descrédito contra su persona basada en algunas acusaciones de malversación que resultaron infundadas.14

A pesar del éxito de O’Donnell, el curso de la guerra en el frente oriental no se alteraría significativamente, ni mucho menos la iniciativa militar francesa por parte de Suchet, que llevaría posteriormente a la toma de la ciudad de Tortosa a inicios del año siguiente.

Nota: Agradecer particularmente a Antonio Grajal sus enlaces a las publicaciones en alemán referentes a los Diarios y soldados de la Confederación del Rin que estaban acantonados en La Bisbal y resto de las poblaciones.

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1«Decimoctava letra – Cubriendo la costa de La Bisbal desde agosto a septiembre de 1810.

La anterior calma y cuidado que habíamos compartido en La Bisbal ha cambiado repentinamente debido a una circunstancia que ahora entristece mucho nuestra situación, incluso casi desesperada. 

Tan bueno, recto y buen hombre como el general Schwarz es, también con los militares y con tanta cautela también actúa, sin embargo, según mi poca información, cometió un gran error al hacer marchar a las tropas de un lado a otro como siempre demasiado fatigadas, que nunca tienen otra opción que capturar a algunos bandidos que pueden sobrevivir en los alrededores y que son completamente inofensivos para nosotros. Para ello, se suelen formar inicialmente unidades de 50 a 100 hombres y en ocasiones hay que marchar 8 horas para detener a un solo campesino, que ha sido traicionado como espía por su atuendo y matarlo a tiros. Como resultado, los hombres se encuentran demasiado resfriados y doloridos, generalmente se acuestan por la noche después de una expedición de este tipo y luego tienen que ser llevados al hospital de 60 a 100 hombres. En general, los diversos baluartes solo podían ser ocupados por una cuarta parte de la fuerza requerida y debido a los muchos bajas entre enfermos y heridos, uno está ahora en la tesitura de moverse de algunos lugares y solo mantener ocupadas las principales ciudades en la costa y la Bisbal, ya que toda la brigada sigue siendo de los 1000 hombres iniciales, pero entre ellos, en un centenar pueden encontrarse heridos de todo tipo. Lo mismo ocurre con los oficiales y una vez que uno de ellos ha sido relevado, a menudo, otro tiene que ir allí porque el recién llegado tiene fiebre.

Probablemente el Coronel von Thambaud como muchos ha visto afectada su salud y, por lo tanto, se ha enviado un recurso a Alemania el 29 de agosto que ha sido recibido. El teniente coronel Bögerd está ahora al mando del 5.º Regimiento y el capitán Hartmann ha vuelto a ser jefe del Batallón Anhalt del teniente coronel Santturini, que murió en Gerona. Al mismo tiempo entraron de reemplazo las compañías 7ª y 8ª de nuestro batallón, y los soldados se dividen entre las otras 6 compañías. El capitán Barkhausen tiene una vacante en su compañía y el capitán Meister se irá a casa.

El general Schwarz hace reportes diarios sobre la triste situación en la que se ve, por la retirada cada vez mayor de tropas y siempre con amargura por sentirse abrumado, pero es en vano, y el dicho de que un sinvergüenza da más de lo que tiene se encuentra aquí está completamente en su elemento. El mariscal MacDonald se ha llevado todas las tropas prescindibles a Barcelona, ​​y hasta Gerona hemos llegado tan lejos. El general Rouger tenía dos sillas colocadas frente a su apartamento en las que dos guerreros duros, pero similares a cadáveres, se sentaban en la guardia.

Lo peor de estas malas condiciones es que el enemigo está tratando de aprovechar la exposición de las tropas, ya ha atacado débilmente en varios lugares, y ahora, después de que se han obtenido noticias, nos amenaza con un ataque principal, que es lo que se espera. Así que el 9 de agosto, el destacamento de 200 hombres en S. Feliu fue atacado por unos 300 hombres, y un ataque en un puesto en S. Delma fue rechazado; pero desde el endurecimiento de la defensa de Palamós, el enemigo fue expulsado. Durante mucho tiempo, las fragatas han atacado las fortificaciones en la costa con tropas de desembarco y habían amenazado con atacar Palamós o S. Feliu. El general Schwarz fue entonces a Calonge con unos 150 hombres y 20 hombres de caballería el 6 de septiembre, para poder ayudar en un ataque desde allí, y me dejó con 40 hombres en La Bisbal. Tenía mucho miedo de un ataque de los bandidos, que habrían podido desalojarme con poco esfuerzo, así que estaba en guardia día y noche y a menudo luchaba en todas direcciones por la noche. Como los dos buques de guerra habían pasado a la altura de Palamós, el general regresó a la Bisbal a primera hora de la mañana, pero inmediatamente recibió la noticia de que los ingleses habían desembarcado en Bagur con 200 hombres esa mañana y habían tomado la batería del puerto, por lo que faltaron el teniente Lorenz y 40 hombres.

El capitán Barckausen había construido un fuerte cerca de Bagur y lo defendió muy bien. Inmediatamente 100 hombres abandonaron las tropas que acababan de llegar a Calonge, con la orden de defender la batería en cualquier caso. Cuando esto sucedió, los ingleses ya habían vuelto a embarcar en la fragata, llevándose consigo a los cautivos, que lamentablemente eran todos del batallón Lippe, y en la que perdí un cabo y cuatro hombres de mi compañía.

A través de sus espías, el general se enteró de que muchas tropas españolas se estaban reuniendo en las montañas, que probablemente harían una expedición contra alguien. Las fragatas españolas e inglesas que habían desembarcado en Bagur también siguen apostadas frente a Palamós, y parecen estar observando todos los movimientos; una triste realidad nos golpearía si el enemigo atacara con nuestra debilidad actual. Cada día la brigada se reduce en una cantidad considerable y aún hoy irán al hospital de Figueras 80 enfermos, con las que te enviaré varias cartas y estos pocas líneas para ti. El cielo conceda que mi preocupación sea infundada, y pronto esta verdadera situación puede cambiar para nuestra tranquilidad.» [13]

2«Capitulation qu’accorde S. E. le capitaine-généralde l’armée et province de Catalogne aux troupes françaises qui se trouvent au château de La Bisbal:

1e. La garnison se rendra prisonnière de guerre avec les honneurs de la guerre et mettra bas les armes au dernier poste espagnol.—

2e. Les officiers garderont leurs épées et leurs équipages; les soldats, leurs hâvresacs, et les malades seront traités comme de coutume. —

3e. Aussitôt que cette capitulation sera signée, ce qui doit avoir lieu tout de suite après que le général français, l’aura reçue, une compagnie de grenadiers espagnols prendra possession de la porte principale et la garnison sortira immédiatement.

La Bisbal, 14 septembre 1810.

Le général de brigade, baron de SCHWARZ, O‘DONNEL» [7]

3«Dépêche du général de brigade, baron de Schwarz, à S. E- le maréchal duc de Tarente.

«Tarragone, le 24 septembre 1810 .— Monseigneur, j’ai l’honneur de faire part à Votre Excellence que, le 14 de ce mois, j’ai en le malheur d’être fait prisonnier de guerre avec toute ma troupe; les différents détachements que j’avais à San-Feliu, Palamos et Calonge ont éprouvé le même sort, le même jour. Depuis huit heures du matin jusqu’à onze heures et demie, tous ces cantonnements ont été attaqués par une armée de 3 à 4000 hommes, suivie d’artillerie, divisée en 3 colonnes qui ont coupé toute espèce de communications, et S. Exc. le général commandant en chef de l’armée de Catalogne est venu en personne, à la tête d’une colonne d’infanterie et de cavalerie, m’attaquer à La Bisbal. J’avais 123 fantassins, 22 cuirassiers et 9 canonniers. Ces troupes étaient, pour la plupart, des convalescents qui ru’avaient été envoyés de Girone ; sur ce nombre, l’ennemi m’a pris 10 hommes d’infanterie et 8 cuirassiers qui étaient en reconnaissance avant l’attaque du château.

Je résistai depuis onze heures et demie, heure à laquelle j’ai été bloqué, jusqu’à la nuit, et, à sept heures du soir, après avoir eu les deux tiers environ de mon inonde hors de combat,tant tués et blessés que prisonniers, je me vis forcé d’accéder à une capitulation dont j’ai l’honneur d’adresser copie à Votre Excellence.

J’avais donné l’ordre aux troupes détachées à Torruella de venir à mon secours; 83 hommes d’infanterie et quelques cuirassiers ont été cernés par les Espagnols et fait prisonniers.

Les ordres que j’avais donnés aux troupes de Palamos et de San-Feliu pour me rejoindre à La Bisbal ont été interceptés par l’ennemi. Les postes de Palamos et de San-Feliu ont été attaqués, en même temps, par terre et par mer. Je ne puis maintenant, monseigneur, vous adresser un rapport plus circonstancié.» [7]

4Los tiradores de Doyle eran una fuerza española de infantería ligera que fue formada y llamada así en honor del general Doyle después de luchar en Olite en 1809.

5En circular de 2 de julio de 1817 se concedió a todos Los individuos militares que tomaron parte activa en las acciones de La Bisbal, San Feliú y Palamós el uso de una cruz de oro, compuesta de cuatro brazos, formando cada uno de ellos tres puntas en los extremos. El esmalte en el centro de los brazos es blanco y están enlazados por una corona de laurel. En el centro y sobre campo azul hay un castillo de oro y el lema con los nombres de las tres fortalezas. En el reverso hay una flor de lis blanca y la fecha de aquellas acciones. La cruz termina en una corona real de oro; y la cinta es azul celeste con fajas blancas entrelazadas y cuadros azules en su centro.

También los ingleses que maniobraron en la costa obtuvieron su condecoración; y esa inmediatamente, porque O’Donnell mandó acuñar una gran medalla redonda con las armas de España y de Inglaterra en el anverso y el lema de ALIANZA ETERNA, y en el reverso encontramos la inscripción “GRATITUD DE ESPANA EN LA INTREPIDEZ BRITANICA” y las fechas “BAGÚR 10 de Setiembre” y “PALAMÓS 14 de Setiembre 1810”. Se admite que 8 de ellas fueron forjadas en oro y 600 más en plata.9


Fuentes:

1 – Diccionario Biográfico del Generalato Español. Reinados de Carlos IV y Fernando VII (1788-1833) – Alberto Martín-Lanuza Martínez, FEHME, 2012 

2 – “Guerra de la Independencia. Historia militar de España de 1808 á 1814”. Tomo IX – José Gómez de Arteche y Moro, Madrid, 1895

3 – “Historia de la Guerra de la Independencia en el antiguo Principado“. Tomo II – Adolfo Blanch, Imprenta y Librería Politécnica deTomás Gorchs, Barcelona, 1861

4 – “L’Esercito italiano e la conquista della Catalogna (1808-1811). Uno Studio di military Effectiveness nell’europa Napoleonica.” – Michele Abbiati, Università degli Studi di Milano, 2015-2016

5 – «Barcelona cautiva 1808-1814». Tomo VI – Raymundo Ferrer, Edición a cargo de Antonio Moliner Prada

6 – “La “Royal Navy” en la Guerra del Francès (1808-1814) (IV)” QUADERN DE BITÀCOLA – 1810 – Gustau Adzerias i Causi, Arenys de Munt, gener 2011

7 – «Opérations des troupes allemandes en Espagne, de 1808 à 1813» – E. Costa de Serda, Paris, 1874

8 – «La Vie en Alsace: revue mensuelle illustrée» – Janvier 1937 – Num, 1

9 – «La medalla de ‘Bagúr’ i Palamós» – Jonathan Stark, Estudis del Baix Empordà, S. Feliu de Guixols, 2009

10 – https://sites.google.com/site/entre1810y1811/campanas/1—el-avance-de-massena-en-portugal/operaciones-en-catalua-segunda-mitad-de-1810#TOC-Combate-de-la-Bisbal

11 – Paneles anunciadores del Castillo de La Bisbal y del Castillo de Begur.

12 – “Spanische Feldzug des Bataillons Anhalt im Jahre 1810“ – L. Zeidler, Bei Friedrich Römer, 1844

13 – “Tagebuch eines Rheinbund-Offiziers aus dem Feldzuge gegen Spanien und während spanischer und englischer Kriegsgefangenschaft 1808 bis 1814“ – Georg Heinrich Barkhausen, Wiesbaden, 1900

14 – https://dbe.rah.es/biografias/7113/enrique-jose-odonnell-y-anhetan

Imágenes:

a. Fotografías y esquemas del autor

b. Cartas nauticas de Palamós y San Feliu de Guixols . Colección Digital Real Academia de Historia.

c. «Plano de reconocimiento entre Bisbal, Bagur, Palamós et San Feliu» – Ministerio de Defensa.

La acción de la Bisbal (14/09/1810) (I)

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A finales de enero de 1810, Enrique José O’Donnell fue nombrado capitán general del Cataluña. Convencido de la necesidad de profesionalizar y disciplinar su ejército, poco partidario de la actuación de somatenes y migueletes poco integrados, tomó diversas medidas en este sentido y reprimió la deserción, llevando a cabo una campaña informativa por medio de numerosos bandos, a los que sería muy aficionado toda su vida16. Tras los últimos y significativos reveses frente a las tropas imperiales de Louis Suchet y decidido a no perder la iniciativa, a principios de septiembre se planeó una operación conjunta junto con el apoyo de la marina británica para golpear sobre la retaguardia francesa a unos 200 kilómetros hacia el noreste, desde su base en Tarragona, con tropas por tierra y transportando otras por mar. La Acción de la Bisbal fue un hecho de armas que no alteró significativamente el frente oriental pero su meticulosa ejecución y desenlace elevaría varios enteros la moral patriota y de las tropas, trajo el esperado reparto de medallas, menciones honrosas y un título nobiliario a su comandante en jefe.

El Castillo Palacio de la Bisbal, el edificio más emblemático del centro histórico de La Bisbal y un gran exponente del Románico civil catalán. Construido por los obispos de Gerona a final del siglo XI, el edificio fue objeto de diversas reformas entre los siglos XV y XVIII.

LOS ANTECEDENTES

A mediados del año 1810, las perspectivas para la causa patriota en el frente oriental español no eran especialmente halagüeñas. Tras la caída de la fortaleza de Hostalrich (Gerona) en manos francesas (13 de mayo), el futuro mariscal Suchet se había apoderado de Lérida (14 de mayo) y tanto Mequinenza (8 de junio) como Morella (13 de junio) habían caído en poder de las tropas imperiales. Suchet, que se enfrentaba a las tropas de José Caro Sureda (el hermano del Marqués de la Romana) en Valencia, se reunió apresuradamente con MacDonald* cuando este alcanzó a su vez la ciudad de Lérida para acordar la estrategia a seguir: en concreto las operaciones para sitiar Tortosa, que activaría Suchet por su parte, mientras que el duque de Tarento continuaría en el territorio de Lérida, tratando de impedir las incursiones españolas en la otra orilla del Ebro y ocupar especialmente la llanura de la comarca de Urgel, a fin de asegurar  las subsistencias de uno y otro ejército.

Por su parte el por entonces capitán general de Cataluña, Enrique O’Donnell, después de su derrota en Margalef (23 de abril de 1810), y su retirada hacia las Borjas Blancas (Les Borges Blanques), reubicó las divisiones del ejército español por el territorio que aún controlaba: la 1ª división en la derecha del Llobregat, la 2ª división en Falset y la 3ª división próxima al Valle de Aran y la reserva cerca de Tortosa. También un reducido cuerpo de húsares y tropas lígeras se hallaban en Olot. Dándose cuenta O’Donnell que un gran numero de tropas francesas en Catalunya se había desplazado hacia el oeste, resolvió no perder la iniciativa y atacar la retaguardia francesa desde su base en Tarragona, amenazando al mismo tiempo la estratégica ruta desde Barcelona hasta la frontera francesa, vital para los franceses.

Las tropas españolas se situaban, según A. Blanch3 en las siguientes ubicaciones: La 1ª división ocupaba la derecha del Llobregat y se apoyaba en Montserrat; la 2ª división observaba en Falset al ejército de Aragón que se dirigía a Tortosa; la 3ª división cubría en Esterri las rutas del valle de Arán. La reserva, dividida entre Coll d’Alba, cerca de Tortosa y en Arbeca y Borjas Blancas. Un cuerpo de húsares y tropas ligeras estaba en Olot, observando las tierras de Besalú y Bañolas. También las localidades de Berga y la Seo de Urgel estaban en manos españolas. Por contra los franceses tenían en su poder algunas de las principales fortalezas y tres de las cuatro principales ciudades catalanas, así como varias localidades costeras.

LOS COMANDANTES Y SUS TROPAS

Enrique José O’Donnell y Anethan

(San Sebastián, 21/05/1776 – Montpellier, 17/05/1834). 

Hijo de José O’Donnell, coronel del regimiento de Irlanda y hermano de los tenientes generales José y Carlos O’Donnell. Ingresó como cadete menor de edad en el regimiento de Irlanda en 1783, tomando plaza efectiva en 1787. Tomó parte en el sitio y defensa de la plaza de Ceuta en 1790-91. Nombrado teniente en 1794, fue destinado al ejército de Cataluña, donde tomó parte en la Guerra de la Convención. En 1795 fue promovido a capitán en el regimiento de Voluntarios de la Corona. Tomó parte en la campaña de Portugal en 1801. En enero de 1807 fue ascendido a sargento mayor del regimiento Ultonia. Al estallar la Guerra de Independencia estaba de guarnición en Gerona, y participó en varias acciones de auxilio a la plaza. La Junta Central le ascendió a mariscal de campo a finales de 1809. Mandó una división en Cataluña, a las órdenes de Blake, Portago y García-Conde. El 21 de enero de 1810 fue nombrado capitán general de Cataluña, siendo derrotado por Souham en Vich el 20 de febrero. El 6 de abril fue ascendido a teniente general. Intentó socorrer a la asediada ciudad de Lérida, pero fue derrotado en Margalef, el 23 de abril. Sin embargo el 14 de septiembre logró rendir al general Schwartz en La Bisbal, siendo gravemente herido en la pierna. El 5 de abril de 1811 fue nombrado por la Regencia conde de La Bisbal. En enero de 1812 fue nombrado regente del Reino, pero dimitió por la derrota de su hermano José en Castalla. En octubre del mismo año fue nombrado capitán general de Córdoba, Jaén y Sevilla, organizando al año siguiente el ejército de Andalucía, con el que siguió al ejército de Wellington en su avance por los Pirineos. Dejó su cargo por divergencias surgidas con Wellington y pidió su licencia por motivos de salud, siendo sustituido por Girón. En julio de 1814 fue nombrado capitán general de Andalucía, empleo que ostentaría también en 1819. Con la invasión de los Cien Mil Hijos de San Luis, se le dió el mando del primer ejército de la Reserva, contra los franceses, teniendo que emigrar a Francia (Limoges) en 1823. Cuando regresaba a España en 1834, con una amnistia de la Reina María Cristina, supo de la muerte de su hijo Luis, fusilado por Zumalacárregui, lo que le provocó una profunda consternación y su muerte tres días más tarde, el 17 de mayo.1

LAS TROPAS ESPAÑOLAS

Según las listas de George Nafziger (Pdf 810HSAA-1990) para la fecha del 15 de agosto de 1810 y en concreto para el Ejército de la Derecha, nos da los siguientes datos en las unidades presentes:

Voluntarios de Tarragona (1 bat.), Regimiento de Iliberia (2 bats.), Regimiento de América (2 bats.), Regimiento de Gerona (2 bats.), Regimiento de Aragón (?), Húsares españoles (4 escd.) y Dragones de Numancia (2 escd.). El total que estimamos sería del orden de unos 3.500 infantes y unos 450-500 jinetes.

Específicamente para la acción de La Bisbal, como casi siempre nos suele suceder, nos movemos en el terreno de la conjetura. Algunas fuentes inglesas (Oman y Lipscombe se hace eco del primero) citan el total de la fuerza que llegó a Vidreres en 6.000 soldados y 400 jinetes. Consultando a Cabanes15, vemos que el 15 de agosto la división de Campoverde (la tercera) no tenía todas las unidades que cita O’Donnell en su parte oficial (recogido por Arteche en su obra) que la constituían: algunas estaban en Tarragona o en las otras dos divisiones, y las divisiones más nutridas superaban escasamente los 4.000 hombres «disponibles». También es posible que se juntaran los regimientos más fiables o con mayor dotación al mando de Campoverde hasta juntar la cifra de 6.000, pero nos parece excesivo. Para la columna que se destacó en Pineda para atacar Palamós y San Feliu al mando de Fleires, los partes relacionados por Arteche nos dan unas cifras de 700 infantes (América y Tarragona) y 40 jinetes. O’Donnell acudió a La Bisbal con los dragones de Numancia, 60 Húsares Españoles, 100 infantes voluntarios y el total del Iliberia siguiendo como fuerza de apoyo. El mismo O’Donnell cita que solo tenía en el ataque inicial esos 100 hombres de infantería y algunos hombres del somaten que se convocó. Podrían ser, por lo alto, en total 500-600 hombres sumando el Iliberia y entre 200-300 jinetes de caballería. Recapitulando, en las acciones de La Bisbal y las poblaciones costeras podríamos tener entre 1.200-1.300 hombres y 250-350 jinetes, aparte la reserva con Campoverde pongamos las mismas cifras totales de infantería, por lo que creemos que sería más razonable hablar del orden de 3.000-3.500 infantes y unos 350-400 de caballería.

En las fuerza embarcadas en el convoy por mar, en las fragatas española y británica, según Stark9, entre 60 soldados españoles (probablemente del Santa Fé), 69 hombres de los Tiradores de Doyle y los Marines reales británicos que eran unos 54, estos últimos según el diario de a bordo del HMS Cambrian. Lo que da una cifra de unos 183 hombres. La tripulación del HMS Cambrian era de un total de 328 hombres, por lo que sumando a la fragata española, podrían ser una fuerza activa entre 200 y 250 hombres para posibles desembarcos. Doyle en su parte cita, por ejemplo, que el ataque a Begur fue realizado con 130 hombres solamente.

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François Xavier de Schwarz

(Hernwies [Baden], 08/01/1762 – Sainte-Ruffine, 09/10/1826).

Su padre, François Xavier, era un antiguo teniente de granaderos a caballo de Baviera, y su madre Marie Ursule Dürr y su tio fue el mariscal de campo Alexandre de Schwarz. Era el noveno de los diez hijos que tuvo la pareja, aunque la mayoría murieron a temprana edad. Por influencia de su tío ingresó como voluntario en el regimiento de caballería Royal-Nassau (20/08/1769), a los 7 años y medio de edad. El 12 de julio de 1776 fue admitido como cadete gentilhombre en el prestigioso regimiento de los Húsares de Chamborant. Ascendido a Segundo teniente (10/03/1782), teniente (25/01/1792) y capitán (el 12 de junio siguiente). Al contrario que muchos nobles, no emigró al extranjero y con su regimiento convertido en el 2º de húsares participó en las operaciones de los Ejércitos del Centro y del Norte (1792-1793), de las Ardenas (agosto de 1793), del Sambre y Mosa (junio de 1794). Ascendido a Jefe de escuadrón el 21 de marzo de 1795, sirvió en los ejércitos de Alemania, después del Mainz (1797-1798) y participó en todas las batallas que libró su regimiento. Fue hecho prisionero en la tentativa de invasión de Irlanda el 15 de octubre de 1798. El 3 de septiembre de 1799 es nombrado Jefe de brigada del 5º de húsares, sirviendo en el ejército del Rin. Los generales Lefèvbre y Kellermann le proponen para coronel del regimiento pero el Inspector general de caballería (por entonces el futuro mariscal Ney) no abrigaba un buen concepto de él, aunque fue mantenido como jefe del regimiento. Nombrado oficial de la Legión de Honor el 25 de prairial. El 5º de húsares formaba parte del 1er Cuerpo de la Grande Armée (2/08/1805). Su regimiento realiza diez cargas sucesivas contra la artillería enemiga en la llanura de Pratzen en Austerlitz, lo que le vale a su jefe el ser nombrado Comendador de la Legión de Honor (25/12/1805). Toma parte en las campañas de Prusia y Polonia. El 24 de julio fue enviado al Cuerpo de Observación del Escalda en Gante. El 23 de marzo de 1808, se le ordenó partir hacia Perpignan para tomar el mando de una brigada de caballería en el cuerpo de observación de los Pirineos Orientales a las órdenes del general Duhesme. El 9 de marzo es nombrado barón del Imperio. El 5 de junio de 1808 se encuentra en Barcelona. Toma el mando de una brigada de tropas alemanas de Sajonia y de Nassau, con la que interviene en Manresa. Es capturado por O’Donnell en la Acción de la Bisbal (14/09/1810) y enviado a Inglaterra es internado en el Támesis, donde permaneció prisionero hasta el 17 de mayo de 1814. Vuelto a Francia pide un nuevo mando pero el nuevo gobierno de los Borbones se lo deniega. Vuelto Napoleón al poder, en mayo de 1815 es encargado del gran depósito de remontas de caballería de Amiens. Después de Waterloo es enviado al retiro y se le prohibe permanecer en Paris. Retirado en Sainte-Ruffine, cerca de Metz, no obstante se le concede la Cruz de San Luis (19/08/1818). El 23 de marzo de 1820 nace su único hijo, J.B.A. de Schwarz. Muere en el mismo Sainte-Ruffine en 1826.8

LAS TROPAS DE LA CONFEDERACIÓN DEL RIN

A fecha de 13 de septiembre los contingentes franceses en la zona se repartían de la siguiente manera7:

La Bisbal151 hombresGeneral Schwarz
Torroella de Montgrí85 hombres«
Begur55 hombresCapitán Burckhausen
Calonge85 hombresCapitán Volter
Palamós269 hombres*Teniente coronel De Walzdorff
San Feliu de Guixols278 hombres**«
Total923 hombres***
(*) De los cuales 2º artillería= Oficiales y 16 artilleros; (**) De los cuales 2º artillería= Oficiales y 11 artilleros; (***) De los cuales 56 eran oficiales

Las tropas formaban parte de la división Rouyer (o de los Príncipes de la Confederación del Rin) que se incorporó a la Armée de Catalogne el 12 de marzo de 1810. Las unidades destacadas en La Bisbal y los pueblos costeros próximos eran concretamente batallones de Anhalt, Lippe encuadradas en el 5º regimiento de Anhalt-Lippe y del 6º regimiento de Schwarzburg, Reuss y Waldeck14, junto con un pequeño destacamento de coraceros en Torroella de Montgrí.

LA ACCIÓN DE LA BISBAL

Se iniciaron los preparativos en el puerto de Tarragona el dia 5 de septiembre para embarcar algunas piezas de artillería, pertrechos, un pequeño destacamento de tropas y organizar un convoy con la fragata británica HMS Cambrian, de 40 cañones y 328 hombres, al mando del capitán Francis William Fane**, y 4 faluchos (otras fuentes citan solo dos jebeques9) de ese apostadero. A bordo de la HMS Cambrian también viajaba el general Charles Doyle. Una fragata española*** se uniría al convoy a su paso por la costa3.

O’Donnell salió el dia 6 de la ciudad de Tarragona, dejando la plaza al mando de su jefe de Estado Mayor, el mariscal de campo Luis Wimpffen, para unirse y tomar el mando en Villafranca de las tropas de la división del marqués de Campoverde, constituidas por entonces por los regimientos de Tarragona, Iliberia, América, Gerona y Aragón, y los de caballería de húsares españoles y dragones de Numancia.

La fragata británica de 5ª clase HMS Cambrian, de 40 cañones, fletada en 1797. Sirvió en operaciones en el Canal de la Mancha, Norteamérica y el Mediterráneo (b)

Por su parte, el convoy de la HMS Cambrian durante el día 7 ya navegaba frente al cabo de San Sebastián. A las 10 de la mañana abordó a un corsario español para obtener información. Cuatro horas más tarde, Fane y Doyle desembarcaron en tierra, probablemente para obtener información sobre las fuerzas francesas en la zona. La madrugada del día 8 el convoy abordó a otro corsario español buscando información, y a primera hora de la tarde la expedición enfiló hacia las islas Medas.

Las islas Medas, frente a la localidad costera de L’Estartit.

Durante la tarde con dos botes se reconocieron las defensas de los franceses en las islas, y horas más tarde se hizo un intento de atacar las defensas francesas, pero al final se desistió de intentarlo porque reducir a los defensores se consideró por parte del capitán Fane, del todo impracticable.

Probablemente a sugerencia del general Doyle, se optó por atacar Begur como alternativa a las islas Medas.9

Volvamos con la columna del general O’Donnell. Esta siguió su marcha hacia Esparraguera y por donde pasaba el antiguo camino carretero de Barcelona a Aragón -en el pueblo de la Beguda Alta- O’Donnell ordenó al marques de Campoverde que se ubicase en esa posición y él siguió el día 8 solo con la caballería y los voluntarios de Aragón para practicar un reconocimiento en la zona del Bruch y Casamasanas. Una vez reconocido el terreno ordenó al brigadier Barón de Eróles tomara a su vez esa posición.

También ordenó que la división del brigadier Bartolomé de Georget que desde Sta. Coloma se dirigiera hacia el este para situarse en Montbui, cerca de Igualada y la del mariscal de campo José Obispo que desde Montblanch forzara su marcha y se colocase en las alturas a derecha e izquierda de las inmediaciones de Martorell. Por la noche del día 8 ordenó a Campoverde se pusiese en marcha en la madrugada del 9 hacia San Cugat del Valles, enviando un batallón de América de refuerzo al brigadier Georget, aumentó la división con el regimiento de Almería; y se reunió con O’Donnell y con la caballería que igualmente se habia aumentado con los regimientos de cazadores de Maestranza de Valencia y Olivenza en Martorell.

El día 10 de septiembre llegó todo el contingente a Mataró y el día 11 alcanzaba la también localidad costera de Pineda. En esta localidad O’Donnell separó a los batallones de Tarragona y América y 60 caballos á las órdenes del coronel Honorato de Fleires para que siguieran por la costa y tomasen posición aquella misma noche en la ermita de S. Grau. O’Donnell siguió con el resto de la división por el pueblo de Tordera, saliendo ambos de Pineda en la madrugada del día 12 de septiembre.

El comandante español envió desde Tordera hacia Hostalrich a los flanqueadores del Numancia y una compañía de cazadores de Iliberia a las órdenes del coronel José Ceró para vigilar la fortaleza, en poder de los franceses desde mediados de mayo. Y al mismo tiempo dirigió hacia Gerona a su edecán Manuel Llauder con 36 jinetes con el mismo fin. Sigue su itinerario de marcha hacia Vidreres con las tropas restantes y un cañón y un obús que se desembarcaron en Calella. Por la noche las dos partidas de Hostalrich y Gerona se volvieron a juntar con el grueso de la expedición.

La Plaza de la Iglesia, en Vidreres, con la parroquia de Santa María de Vidreres (s. XI). La actual iglesia de Santa María es el resultado de una gran reforma arquitectónica que se realizó a finales del siglo XVIII, de estilo barroco neoclásico. (c)
Vidreres era una población dedicada por aquellos años básicamente al sector agrario, que pocos años antes, en 1787, contaba con poco más de 500 habitantes y que ya había visto el paso de tropas francesas en 1808 e italianas en 1809.

Seguirá en la 2ª parte.

– – – – – – o – – – – – –

(*) – MacDonald había sustituido en el mando del ejército de Cataluña a Augereau. Comandó varios convoyes desde Gerona hacia Barcelona entre junio y agosto de 1810, para suministrar víveres y ganado a la capital y conducir a los prisioneros que se hallaban en ella de camino a Gerona. Después del último convoy, salió de Barcelona hacia Tarragona, por la línea del Llobregat hacia Villafranca y Valls. Intentó un reconocimiento sobre Tarragona en La Canonja (a unos 6 km de la ciudad) el 21 de agosto, pero fue rechazado por las tropas de O’Donnell formadas por tropas regulares, guerrillas y el fuego de apoyo de las fragatas inglesas. MacDonald llegó el 29 de agosto a Lérida, habiendo sido hostigado en varios puntos por las partidas de somatenes locales.

(**) – Fane tomó el mando de la nave en 1808 con orden de conducirla hacia el Mediterráneo, donde, durante 1810, estuvo participando en operaciones a lo largo de la costa catalana. Esto incluía prestar apoyo a las fuerzas regulares locales y a las guerrillas, así como interrumpir las rutas marítimas de suministro del ejército francés en Cataluña.9

(***) – Adolfo Blanch y otros citan la fragata Diana, pero Fane en sus cartas oficiales cita el nombre de Flora. Como señala Jonathan Stark9, o diversas fuentes se equivocaron al citar la Diana, o ambas naves concurrieron en la acción. Toreno10 señala que partieron de Tarragona «cuatro faluchos y dos fragatas, una inglesa y otra española», por lo que tampoco es desdeñable, por aventurar una explicación, que esta fuera la Diana y la Flora se uniese al convoy en Blanes, como señala el artículo de Stark.


Fuentes:

1 – Diccionario Biográfico del Generalato Español. Reinados de Carlos IV y Fernando VII (1788-1833) – Alberto Martín-Lanuza Martínez, FEHME, 2012 

2 – “Guerra de la Independencia. Historia militar de España de 1808 á 1814”. Tomo IX – José Gómez de Arteche y Moro, Madrid, 1895

3 – “Historia de la Guerra de la Independencia en el antiguo Principado“. Tomo II – Adolfo Blanch, Imprenta y Librería Politécnica deTomás Gorchs, Barcelona, 1861

4 – “L’Esercito italiano e la conquista della Catalogna (1808-1811). Uno Studio di military Effectiveness nell’europa Napoleonica.” – Michele Abbiati, Università degli Studi di Milano, 2015-2016

5 – «Barcelona cautiva 1808-1814». Tomo VI – Raymundo Ferrer, Edición a cargo de Antonio Moliner Prada

6 – “La “Royal Navy” en la Guerra del Francès (1808-1814) (IV)” QUADERN DE BITÀCOLA – 1810 – Gustau Adzerias i Causi, Arenys de Munt, gener 2011

7 – «Opérations des troupes allemandes en Espagne, de 1808 à 1813» – E. Costa de Serda, Paris, 1874

8 – «La Vie en Alsace: revue mensuelle illustrée» – Janvier 1937 – Num, 1

9 – «La medalla de ‘Bagúr’ i Palamós» – Jonathan Stark, Estudis del Baix Empordà, S. Feliu de Guixols, 2009

10 – https://sites.google.com/site/entre1810y1811/campanas/1—el-avance-de-massena-en-portugal/operaciones-en-catalua-segunda-mitad-de-1810#TOC-Combate-de-la-Bisbal

11 – https://es.wikipedia.org/wiki/Vidreras

12 – “Spanische Feldzug des Bataillons Anhalt im Jahre 1810“ – L. Zeidler, Bei Friedrich Römer, 1844

13 – “Tagebuch eines Rheinbund-Offiziers aus dem Feldzuge gegen Spanien und während spanischer und englischer Kriegsgefangenschaft 1808 bis 1814“ – Georg Heinrich Barkhausen, Wiesbaden, 1900

14 – «Forces emfrontades en la Guerra del Francès» (1808-1814) – Gustau Adzerias i Causi, Arenys de Munt, octubre 2006

15 – «Esplicación del cuadro histórico cronológico de los movimientos y principales acciones de los ejércitos beligerantes en la Península, durante la guerra de España contra Bonaparte» – Sección Historia Militar, Barcelona, 1822

16 – https://dbe.rah.es/biografias/7113/enrique-jose-odonnell-y-anhetan

Imágenes:

a – Fotos y esquemas del autor

b – Cambrian (1797) – ID: PAF7988 – Artist: Serres, John Thomas; Swaine, Francis Orme, Edward – National Maritime Museum, Greenwich, London

El Museo del Ejército de Toledo (y III)

Tiempo de lectura: 25 minutos

Esta semana finalizamos nuestra trilogía de artículos que hemos dedicado a una parte de las exposiciones del Museo del Ejército que se encuentran ubicadas en las dependencias del Alcázar de la imperial ciudad de Toledo.

Veremos a continuación la implicación de España en la Guerra contra la Convención francesa y la posterior Guerra de Independencia, junto con otros bloques temáticos como el de la irrupción de las ciencias en la fabricación de material militar y la aparición de los primeros artilugios para la transmisión de mensajes en los conflictos armados.

Habiendo tenido la suerte de visitar otros museos similares en otros países, cabe decir que en cuanto a contenidos y piezas expuestas, el Museo del Ejército de Toledo está a la altura de los mejores en la materia. En cuanto al tratamiento más específico de la Guerra de Independencia, mi impresión en estos momentos es que adolece de una mayor rigurosidad en los textos (agradecer a Luis Sorando algunas precisiones sobre los títulos) y en las traducciones de algunos de los textos al inglés. Hasta cierto punto es disculpable un fallo en una fecha o nombre, pero no que estos no se corrijan con el paso del tiempo o que el autor de una cita (el ruso Suvorov) no sea el que figure realmente y esta se atribuya erróneamente a otro militar ruso (Kutuzov).

Detalle del cuadro «Juramento de las banderas», obra del pintor Manuel Castellano

BREVE RECORRIDO COLECCIONES S. XVIII-XIX

VIVIR EN GUARNICIÓN

«La vida de los soldados, es andar por los lugares, dormir en cama prestada, morir en los hospitales»

Copla popular

En un proceso que culmina en la segunda mitad del siglo se produjo la sedentarización de las unidades militares que adoptan una base territorial fija y un acuartelamiento estable. En el cuartel, mientras que los oficiales se centraban en mantener la moral, salud y disciplina, mostrando su preocupación por el nivel de vida de la tropa, los soldados se enfrentaban a una jornada monótona. El evidente malgasto de recursos llevó a una reflexión teórica sobre cómo mejorar la utilidad pública de los soldados acuartelados.

2. Uniforme de oficial de la Real Guardia de Granaderos de Fernando VII. Reproducción siglo XX. Textil, cuero, piel, metal.
3. Uniforme de soldado del Regimiento Suizo. Reproducción, 1908. Textil, cuero, metal.
4. Uniforme de brigadier de la Guerra de Independencia. Reproducción, s. XX. Textil, cuero, metal.
5. Uniforme, armas, silla y equipo del caballo de soldado de Artillería a caballo de 1808
Caja con vendajes del Real Colegio de Artillería (c. 1816). Madera, metal y algodón. Vendajes con inscripción: “R.C.A.”
Perfil de cureña de plaza. Pedro Velarde, 1804. Papel y tinta.

ARMAMENTO PORTÁTIL

«La bala es una locura, solo la bayoneta sabe de qué se trata»

Alexander Suvorov

En la primera mitad del siglo XIX, el Ejército usaba armas de chispa, avancarga y ánima lisa que disparaban con pólvora negra y balas esféricas, contenidas en cartuchos de papel encerado. La escasa precisión de las armas de fuego obligaba a entrenar a los soldados en las operaciones de carga para lograr el mayor número de disparos por minuto. La eficacia de los fusiles aumentaba cuando, unidos a la bayoneta, se convertían en una lanza idónea para el combate cuerpo a cuerpo.

En los años inmediatamente posteriores a la Guerra de Independencia se produjeron los primeros intentos de sistematización de las armas blancas para la Caballería: sables curvos para la ligera y espadas rectas para la de Línea, ambos con influencia de los modelos franceses.

5. Espada para tropa de Caballería, modelo 1796.
Toledo, 1797. Acero, cobre, hierro.
4. Carabina española de Caballería Modelo 1789
C. 1789. Hierro, latón, madera.
6. Pistola española reglamentaria para Caballería, modelo 1801. (c. 1806) Hierro, latón, acero y madera.

CIENCIA Y TÉCNICA MILITAR

La ciencia militar en tiempo de revoluciones

Tres son los rasgos característicos de la política científica del último tercio del siglo XVIII: militarización, utilitarismo y servicio al desarrollo técnico. La aplicación sistemática de ciencia y tecnología a la mejora de los procesos productivos es prioritaria. Academias, Laboratorios y Fábricas son los establecimientos encargados de llevar a cabo esta política que alcanza sus mejores resultados en el desarrollo de la siderurgia vasca y en la investigación química y mineralógica aplicada a la industria artillera.

La crisis productiva causada por la Guerra de la Independencia, la pérdida de los territorios americanos y el enfrentamiento civil entre carlistas y cristinos, dieron al traste con la continuidad de estos logros.

1. Bombarderos de Cádiz. Reproducción.
2. Artilleros distinguidos de Cádiz. Reproducción.

LA ARTILLERÍA ALIGERADA.

Hasta mediados del siglo XIX la artillería lisa y de avancarga responde al sistema Gribeauval. Las principales novedades se producen en las piezas de artillería de sitio y de campaña. Éstas –necesitadas de una mayor capacidad de maniobra- abandonan paulatinamente los pesados montajes de época precedente. Las gualderas se acortan y rematan en un ángulo muy obtuso y ligeramente redondeado, denominado de cola de pato.

La adopción definitiva de nuevas cureñas más ligeras y manejables se produce finalizada la Guerra de Independencia con la llamada cureña de mástil o a la inglesa. Durante la Primera Guerra Carlista, las peculiaridades del escenario de guerra impulsan la creación de unidades de montaña dotadas de obuses de a 12 conducidos a lomos de mulas.

3. Grupos de Artilleros. C. 1900. Xilografía.
1. Proyectil. Cohete de granada 1800-1850. Hierro
2. Mortero cónico Vizcaya, 1ª mitad s. XIX. Bronce
Cañón corto Igne et Arte (“Por el fuego y el arte”)  y cureña. Miguel Ulloa, 1791. Hierro

LA IRRUPCIÓN DE LAS CIENCIAS EN LAS FÁBRICAS

El esfuerzo por renovar las fábricas militares se centró en superar dos retos: el abandono de la fundición en hueco de los cañones y la búsqueda de un nuevo combustible para alimentar los hornos. El empleo de la máquina de barrenar horizontal permitió la fundición en sólido mientras que la generalización del carbón mineral sustituyó al carbón vegetal.

La transferencia de tecnología empleó diversas estrategias, desde la importación de maquinaria y contratación de técnicos extranjeros hasta la organización y financiación de viajes a instalaciones fabriles europeas en auténticas comisiones de espionaje. El mapa industrial español quedó establecido en sus líneas esenciales a principios del siglo XIX.

3. Máquina extractora de espoletas. C. 1800. Metal.

TELÉGRAFOS ÓPTICOS: LOS PRIMEROS TRANSMISORES

La necesidad de transmitir información codificada a larga distancia se hace más urgente a medida que los ejércitos aumentan sus efectivos. En la telegrafía óptica, el medio de enlace es la luz y las señales que se basan en las diferentes posiciones adoptadas por tres brazos articulados y unidos mediante un sistema pivotante.

En España, el ingeniero militar Betancourt desarrolló un telégrafo óptico de un solo brazo móvil que permitía una transcripción-recepción más rápida y su uso nocturno, gracias a la incorporación de luces de aceite y espejos reflectores. Estas ventajas supusieron un notable adelanto en el sistema de comunicaciones de la época, pasando en pocos años del ámbito militar al civil.

GUERRA CONTRA LA CONVENCIÓN, 1793-1795

Tras la ejecución de Luis XVI y su familia, España se une a la coalición antirrevolucionaria formada por las principales monarquías europeas. La guerra contra los republicanos franceses contó con un enorme apoyo popular en forma de voluntarios y donaciones. En la Península, el escenario principal fue la frontera pirenaica, donde el general Ricardos llegó a ocupar el Rosellón. El enérgico contraataque francés obligó a Godoy a buscar la paz, firmada en Basilea en 1795.

La guerra contra la Convención reveló la falta de preparación de España para la guerra total: el Ejército no estaba equipado para combatir este tipo de guerra y a este enemigo. Era un Ejército del siglo XVIII contra una nación en armas, una causa dinástica contra una lucha revolucionaria.*

Capitán General Antonio Ricardos. S. XIX. Óleo sobre lienzo. Copia del original de Goya.
Capitán General Don José Urrutia de las Casas
S. XIX. Óleo sobre lienzo. Copia del original de Goya.
2. Fusil español de Cazadores modelo 1790. Marshal, C. 1790. Hierro, latón, madera.
3. Bayoneta de cubo para fusil de Cazadores modelo 1790. C. 1790. Acero.

EL PRECIO DE LA AMISTAD CON FRANCIA

El tratado de San Ildefonso de 1796 formalizó la alianza con Napoleón. Poniendo a disposición de Francia los recursos militares españoles y arrastrando a Carlos IV a la guerra contra Inglaterra. Esta ruinosa política exterior acarreó la pérdida de la flota tras las derrotas de San Vicente (1797) y Trafalgar (1805), el bloqueo británico a Cádiz y el ataque a las rutas comerciales entre España y América.**

En 1801, la sujeción a los intereses franceses empujó a la Corona a invadir Portugal  en la denominada Guerra de las Naranjas, Tras la rápida ocupación de varias poblaciones lusas, Portugal aceptó cerrar sus puertos a los barcos británicos y entregar a España la ciudad de Olivenza. A Godoy esta victoria le valió el título de Generalísimo.

LA DERROTA DE NELSON

La recuperación de la alianza francesa en 1796 tiene como primera consecuencia el enfrentamiento con Inglaterra. El ataque británico a Santa Cruz de Tenerife, dirigido por el entonces contralmirante Nelson se salda con un rotundo fracaso. El general Gutiérrez, que ya había derrotado a los ingleses en las Malvinas y en Menorca, organiza eficazmente la defensa de la isla. Consigue rechazar dos ataques de la Marina británica y cercar a los asaltantes en un punto próximo a la costa. Los ingleses sufren grandes pérdidas de material y un total de 349 bajas frente a las 72 españolas. Con Nelson herido por un impacto de la artillería los ingleses capitulan el 25 de julio de 1797.

«No puedo dejar esta isla sin devolver a V.E. mis mas sinceras gracias por su cariñosa atención para mí y su humanidad para aquellos de nuestros heridos que estuvieron en su poder o bajo su cuidado, así como su generosidad con todos los que fueron desembarcados, la que no olvidaré de hacer presente a mi Soberano y espero en alguna futura ocasión poder tener el honor de expresar personalmente a V.E., cuanto soy de V.E., obediente y humilde servidor.

Horacio Nelson

Ruego a V.E. me honre aceptando un barril de cerveza inglesa y un queso.

Don Antonio Gutiérrez, Comandante General de las Islas Canarias.»

Teseo-Tenerife 26 de Julio de 1796
Regimiento de Infantería Suiza Redding Joven nº 2 (1808)
1792-1808-1815. Textil.
Bandera del 2º batallón del Regimiento Real de Zapadores Minadores
1802-1844. Textil
1. Granada recogida en Bailén. C. 1808. Hierro
2. Balas o proyectiles de metralla para cañón. Batalla de Bailén. 1806-1808. Hierro.

LA BATALLA DE SAN MARCIAL

La batalla de San Marcial fue la primera en la que el Ejército Nacional derrotó al Ejército Imperial francés haciendo que este abandonara la Península***

La transcendencia  de la batalla da origen a la creación del Regimiento San Marcial nº 9 y a la popular marcha del mismo nombre.

El pintor plantea  un episodio significativo del combate. La acción se sitúa al pie del monte San Marcial, cuya ermita se vislumbra en la parte superior del cuadro, tras las nubes de pólvora ya orillas del Bidasoa.

El lienzo representa una carga a la bayoneta de los combatientes españoles de infantería pertenecientes a los regimientos 1º Cántabro y 1º de Asturias que fueron reforzados por los voluntarios de Guipúzcoa.

Batalla de San Marcial (1813)
Augusto Ferrer-Dalmau Nieto, 2013. Óleo sobre lienzo.

La bandera blanca con la cruz roja de San Andrés y escudo real en el remate de las aspas, ondea al frente de los combatientes. Es la representación de la “Patria”.

Dirigiéndolos marchan a caballo sus mandos. La presencia de los mismos en el combate refuerza la íntima relación y vicisitudes compartidas. Representa la ejemplaridad del “Mando”.

Ala derecha del cuadro se sitúa un cañón, una de las dos piezas de artillería que sirviendo de apoyo al ataque de las tropas que cruzaron el río.

Al pie del cañón yace un joven tambor, junto a él su “caja de guerra”, instrumento con el que transmitían las órdenes. Simbolizando su juventud el ofrecimiento de la ”Vida a la Patria”.

Cañón español corto llamado El Dragón.
Fábrica de Armas de Sevilla, 1790. Bronce y plata.

En este cañón singular (El Dragón) por la historia que acarrean sus inscripciones. Carlos IV lo disparó por vez primera como reflejan las inscripciones del tercer cuerpo. También se relata la historia del cañón, apresado por los franceses y posteriormente recuperado por los jóvenes vitorianos, apareciendo el escudo de armas de Vitoria en plata.   

Juramento de las banderas
Manuel Castellano, c. 1850
. Óleo sobre lienzo.

En 1807 el Marqués de La Romana parte a Dinamarca en apoyo a Napoleón obligado por el Tratado de San Ildefonso. Allí les llegan noticias de la ocupación de España. Al pedirles jurar lealtad a José I, el Marqués se resiste fraguando un plan de fuga.**** El cuadro recoge el momento en que juran fidelidad a España besando las banderas.

MAQUETA PLAZA DE GERONA. ASEDIO GUERRA INDEPENDENCIA, 1809

Madera, metal, pigmentos

El sitio de Gerona, ocurrido el 6 de mayo de 1809, conocido también como Tercer Sitio de Gerona, hace referencia a los siete meses de asedio a los que la Grande Armée.*****

Gerona se mantuvo en lucha bajo el mando del general Álvarez de Castro, hasta que la enfermedad y el hambre les obligaron a capitular, el 12 de diciembre.

El 6 de mayo, un ejército francés de 18.000 hombres capitaneados por el Mariscal Augereau ordenó el sitio de la ciudad.

El general Álvarez de Castro, encargado de organizar la defensa contaba tan sólo con 5.600 hombres bajo su mando.

Durante el sitio, el regimiento de Saboya realizó varios convoyes con suministros, pero debido a la disminución de los defensores de la ciudad, el 26 de junio se le ordenó ingresar a Gerona para ayudar a la defensa, debiendo penetrar las líneas francesas en un ataque a bayoneta calada.

Los franceses montaron 40 baterías que durante los siguientes siete meses dispararon 60.000 balas de cañón contra la ciudad.

En agosto, las tropas francesas capturaron el castillo de Montjuich, pieza clave en la defensa de la ciudad. Irreductible, Álvarez ordenó construir barricadas y trincheras dentro de la propia ciudad, prolongando la lucha durante otros cuatro meses hasta que, exhausto y enfermo, delegó el mando en el brigadier Julián Bolívar. Dos días después, el 10 de diciembre, la ciudad capituló.

– – – – – – o – – – – – –

(*) Cabría puntualizar que al principio de la contienda se hicieron varios progresos en territorio francés. Tras los exitos iniciales los mandos del ejército pidieron más medios al gobierno y estos, al parecer, no llegaron a concretarse, por lo que hubieron algunas dimisiones por tal hecho. El hecho de emprender una guerra sin un objetivo claro y la falta de medios, entre otros, influyeron en la suerte de la contienda, no tanto el que fuera la nación en armas (que lo era), ya que los franceses por entonces tenían varios frentes, de los cuales el pirenaico era uno más.

(**) – Hubo un ataque previo de la flota inglesa a una flota española que venía de las Américas, sin estar los dos países en guerra, lo cual era motivo claro de casus belli. Como ya comentamos en su momento en la entrada dedicada al tema Ejército vs. guerrilla en la Guerra de Independencia, basado en R. Fraser. el ejército español no estaba preparado para una defensa de sus fronteras contra Francia, por lo que era complicado sustraerse a la influencia de Napoleón y su poderío militar. Inglaterra había sido un enemigo tan solo unos decenios atrás, con la Guerra de Independencia americana, cuando el gobierno español colaboró con ingentes medios militares a la causa de los americanos contra la corona británica.

(***) – San Marcial fue una de tantas batallas en la frontera pirenaica entre el ejercito anglo-portugués y español contra las tropas francesas al mando del mariscal Soult, por lo que atribuirle a esta victoria el peso de la salida de los franceses de España se nos antoja del todo inexacto.

(****) – A la materialización de la fuga del contingente de la Romana contribuyeron en gran medida el gobierno y la flota ingleses, así como un espía católico irlandés a su servicio, el padre James Robertson, que se entrevistó con La Romana y ganándose su confianza garantizó el contacto entre la flota inglesa y el comandante español, para poder coordinar un plan de fuga. Para más información: La expedición a Dinamarca del Marqués de La Romana (1807-1808) (III). Fuga en Langeland y llegada a España.

(*****) – No era la Grande Armée propiamente dicha, sinó la Armée d’Espagne. En Cataluña entraría un primer contingente al mando del general Duhesme, y posteriomente entraría el 7º cuerpo de ejército del general Saint-Cyr (después al mando del mariscal Augereau), que se convirtió posteriomente en la Armée de Catalogne.


Fuentes:

1. Paneles informativos del Museo del Ejército de Toledo.

Imágenes:

a. Fotografías del autor.